Midi des hommes


Derrière le rideau élégant du rêve éclatant

Les ténèbres d’hier scrutent le fruit de notre étoile.

Tinte au midi des hommes, comme pour me désigner,

La tour des heures, des prières et des pénitents.

Caché tel un écho derrière les hauts murs des voiles,

Du regard, je dévore le sucre sans barguigner.

Vertige du monde

Vertige du monde


vertige du monde

Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Tutoyant la montagne qui se dresse devant elle,

Protégée comme un secret par celle qui l’accueille,

Comme pour être en cet endroit sans s’imposer,

Disant l’espérance des hommes dans son vestige,

Fière et droite dans son histoire et pour autant

Ici sans excès, elle indique à qui la cherche

Et à qui la voit, figé tandis qu’on la croise

Tout ce qui ne se dit pas : ce qui est possible

Face à l’élan ressemblant à l’aboutissement

Des rêves de chacun faisant vertige du monde.

Devenir


En devenir

Le bébé gesticule pour attraper le ciel laiteux

En lançant quelques cris aigus,

Amusé d’être agacé par la promesse chaude et moite

Qui ne se laisse dévorer.

Puis il s’endort.

De la nuit, il ne connait pas encore l’éclat des étoiles

Et c’est le monde qui écrit

Tels nuages sur ciel, ses besoins en langage d’envies

Sur ses pages blanches de rêves.

ReveS


Du silence secret des rêves, comme issus de l’Origine, en langage de nos jours : le barbelé caresse le passage tandis que le possible cisaille la quiétude.

Il est temps de dormir.

Inerte comme la patience à conjurer, nous occupons encore le sommeil de rêves.

Correspondances


Fatigué de sourire, après avoir été engouffré dans le dédale par l’air fuyant l’instant et pourtant jusque-là transparent sur la ville, les couloirs s’échappent dans l’absence à chacun de mes pas décidés à prendre un métro pour rien, celui du sommeil pour accompagner celui de la chaleur.

Tout devient étranger comme les bavardages en correspondances au vacarme des rames.

Les stations ne sont que repères de patience qui n’ont plus de sens : panneaux d’anciens prestiges en nouveaux vestiges, correspondances qui éblouissent les rues et éclaboussent les cieux qui n’ont que le souvenir des égards portés tout sourire vers les étoiles dès lors dénuées de leurs correspondances sur les rêves.

Rêves


Combien de larmes d’étoiles se sont écoulées pour que naisse le rêve des terres qui, en chaque vague, enfante vers les cieux ?

Et tandis que la terre craque sous le mensonge de la neige, la mer n’a que faire de la poudre blanche des paroles de ses fils qui l’accompagnent.

Elle étale tous les spermes inutiles de ses mystères sur la plage où je n’entends que l’éternité de la fin de son propre rêve, tandis que désormais dans l’infini, scintillent les étoiles.

Apaisement


A Ana.

Le miracle ne serait qu’un enfer
Si les étoiles n’avaient de secrets.
Leurs éclatantes lumières
Qui transpercent le temps pour s’exprimer
Jusqu’ici et même ailleurs sont langage
De leurs promesses que nous entendons
En scintillement si riches d’espoirs.
Regards multiples chuchotant leurs songes,
Avec leurs mondes elles sont réalité
Et parlent en toutes saisons sur nos rêves.
Puisque ton sommeil est fruit d’univers,
Ferme enfin les yeux et apaise – toi.