Traversées n°87


Le numéro 87 de la revue Traversees est disponible. Dans ce numéro vous pourrez lire des poèmes de Barbara Auzou, que vous pouvez croiser aussi sur WordPress, et quelques poèmes de ma composition.

Bonne lecture.

https://revue-traversees.com/

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Poésie 11


Tu lui offres ton temps, ta patiente énergie de silence,
Tu lui donnes ton regard et l’écoute de tous les vents,
Elle est sa présence.

Elle reste en amour te laissant quelques mots
Qui se répètent à l’infini et s’effondrent en spirale
En t’écrasant de solitude.

Tu lui offres ton temps, ta patiente énergie de silence,
Tu lui donnes ton regard et l’écoute de tous les vents,
Elle est ta présence.

Elle est en amour t’offrant tous les mots
Qui se construisent à l’infini et s’érige en lumière
En t’élevant de solitude.

Elle ne répond à aucun rendez – vous,
Elle passe en secret et dépose ses mots
Comme l’amour fait toujours notre présence.

Elle effleure ce que tu embrasses,
Elle s’effeuille en langage
Comme un baiser par amour sur la solitude.

Poésie 9


Jardin d’étoiles, parc de galaxies, vallées d’univers
Pour autant de couleurs de poussières,
De gouffres en spirales sans vertige
Et de lumières mères des ombres
Présentes et transparentes
Qui s’offrent sans que l’on puisse les cueillir
Comme la poésie fait le poème qui fait le poète.

Poésie 8


Un avion griffe la patinoire noire des rêves comme pour signifier leur limite avec le cauchemar.

Il lance dans l’écho du silence, son salut de passage à la terre endormie et, tels des clins d’œil, il s’amuse avec les étoiles.

Lui, imperturbable dans sa mission, ne voit rien.

Le langage des distances étranger au langage de chaque instant, amène à un même sens à venir fait de différences liées à l’instantané : je reste son inconnu, tandis qu’il glisse dans mon oubli.

Alternance salvatrice


Au bout de la branche de nuage, la feuille de lumière s’effondre chaque jour. Puis la lumière se fait plurielle et givre.

 

Comme la poésie, elle tente de signifier en chacun plutôt que de signifier à chacun.

 

L’alternance n’est qu’en regard d’insomniaque, par peur de ne plus voir que la lumière ou l’éclat scintillant des nuits qui signifierait la cécité sur soi traversant le monde ensommeillé de tout notre temps.