Voeu


Comme aucun vacarme, le cri du propos n’en est pas la force. Il n’est que tempête venue du désert du bonheur. Son souffle n’est que transparence de revenants. Il n’engendre que la crainte sans jamais se faire respect.

 

Fermer les yeux n’efface aucun fantôme.

 

Il n’est de spectre que celui de nos faiblesses. A chacun, à chaque communauté, sans rien renier d’essentiel, en ce moment d’espérance comme en tout autre pour chacun, en cette époque charnière pour tous, puisque nul ne sait si la poussière de l’horizon vole par colère ou en sérénité, pour qu’éclate alors la peur des mystères et que les cris deviennent chants, je souhaite la force d’admettre les mots simples à dire de chacun dans sa sincérité comme à entendre dans la tolérance par tous. Je souhaite à tous les mots simples de toutes les vérités.

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Journée d’erreurs brillantes


Les rues s’agitent aux heures des rêves de néons.

La fumée des sourires est duperie exigée.

Jusque dans le repos, brille le langage des parades éclairées.

Même dans le lit résonne l’amour propre en plaisir d’échange assouvi.

Enfin le brouillard de vacarmes se pétrifie aux heures aveugles des paroles de silence.

Silence


Immobile transparence sur l’oubli du temps, point du néant, vacarme de sommeil, mystère de l’ombre, il est des promesses imperceptibles.

 

Instant de vérité insaisissable, le silence est père malheureux de l’espoir d’une vie de tous les mensonges.

En attendant le repos


Parmi les innombrables regards aveugles et scintillants de la nuit, la trahison errante du présent, boule de reflet d’un lendemain, passe imperceptiblement semblant vanter la réminiscence d’hier.

Patience déjà éclairée des larmes qui s’accrochent aux frêles espoirs d’un néant sans cesse trompé, toujours gagnant.

Le tourbillon de la vie se noie solitaire dans la lenteur silencieuse de l’ombre inquiétante et respire le mensonge précipité du vacarme rassurant des jours.

En attendant le repos retenu par les rêves, comme la mort retient la vie pour être la peur, je me fais loup en hurlant aux lumières sourdes, aux chaleurs perdues se reflétant sur mes pupilles mouillées, mes excuses à ne pas aimer les rondes savamment étourdissantes de l’oubli rafraichi par les rires du bonheur convenable de mon caillou.

De ce qu’on établit, malgré nos defiances rassurantes, tout semble tenir par son contraire.

Songe d’aimer


On sait bien que, silencieux et en beauté, le soleil ne se lève ni se couche pour personne.

On s’attarde pourtant à rêver d’en être le cœur dans un vacarme de vie pour habiller, comme les étoiles scintillantes parent la nuit, le vide de l’interligne de mots éphémères à tous sauf pour chacun pareils aux vagues caressant, éternellement finissantes, la poussière des terres.

Même le miracle d’aimer entame le mensonge en criant sa vérité. Antagonisme de confort, la lumière aveugle le songe éveillé aux yeux fermés.