Comme un lever de jour
Qui aurait changé de saison
Sans se préoccuper de son jour,
Effaçant toutes les ombres
Qui disent ce qu’il faut taire
En levant leur voile sur des mondes
Que les heures masquaient un à un,
L’invisible devient une seule évidence
Sans qu’elle n’ait pu s’anticiper
Sur le silence des couleurs
Laissant l’ombre d’un seul jour
Faire taire ce qui se dit
En déposant le linceul du seul monde
Que les heures ont toujours tissé
Du fil de la croyance en l’invisible
Comme un bavardage obligé de souvenirs.







