La douce brise qui m’accompagne
Juste en me racontant son élan sain et frais
Se pique sur les ronces des paroles des bords du chemin.
Elles ne sont sèchement frétillantes
Que pour avertir de leur existence en leur lieu
Figé comme elles et qu’elles rendent ombrageux pour rien.
La brise court comme un enfant
Vers un petit bois qui la salue et lui offre saine et fraîche
Sur son souffle tailladé, la douce parole de ses innombrables feuilles.
La forêt humblement majestueuse
Nous donne son ombre parsemée d’éclats comme autant de sagesse
Et de rires sincères sans jamais mépriser le malheur acerbe des ronces oubliées.







