Fleur de l’absurde


Quand elle n’offre son charme qu’à l’envie,

Pourtant parfois zébré de soleil et de nuit

Perturbant l’onde du silence

Pour embarquer l’indispensable

A l’or sucré des abeilles,

La fleur s’offre pour son éternité

Par ses chatoyantes couleurs

Et ses parfums subtils

En se donnant à la lumière pour la dévorer

Avant de faner pour l’éternité.

Feu du ciel


Sur l’inaccessible qui s’empare des larmes des terres

Une page de nuage s’étale sur le rêve d’un jour.

J’inscris sur son empreinte vaporeuse

Les mots de mon regard imprimé à l’encre de souvenirs silencieux.

Je ne veux pas imposer un bavardage comme celui du ressac

Qui ne cesse de clore ce que je sais de l’origine.

Je ne veux pas imposer ce qu’on ne peut que dire

De nos vertus propres de liberté destinées à toutes celles du monde

Et qu’on finit alors ainsi par condamner comme le possible

Sous le cri interminable du soleil.

Fleurs du ciel


Le silence est un cadavre de souvenirs au squelette de mensonges.

Pour être honnête, le passé se raconte avec les mots de son présent.

Ta psyché est étrangère à Antarès et je dépose mes ailes à la poussière des souvenirs.

Seules les étoiles scintillent et m’offrent la patience de leurs paroles.

Ascenseur pour les chats faux


Par chacun d’eux,

Parfois aussi par toi-même,

Comme en un ascenseur de verre

Il te semble que tout ton être

Evolue au fil des heures

Sans que tu n’aies à redouter

La fatigue à la délicatesse partagée.

Ils partagent ton repos

Sans jamais faire contraintes

De ton abandon de l’instant

Et s’installent sur ta confiance

Que tu étires dans le brouillard

De l’éternité qui s’évapore

Réchauffée par la lumière

D’un matin frileux de sa vérité

Ne te laissant pourtant et depuis toujours

Qu’avec leur liberté et la tienne esseulée.

Sainte Victoire


Le vent froid s’accroche à la montagne

Pour déposer sa parole d’écho

Comme pour en faire et y refaire

Sa gloire après s’être moqué

Des jours passés qu’il a su faire oublier

Comme un mensonge pour Victoire.

Buffet frais


Des méandres des couloirs qu’effondrent les pluies

Il reste à franchir les escaliers

Et donner sa confiance à la cabine du vide

Pour observer depuis le silence de la fenêtre

Le monde qui franchit le chemin

Qui va comme chaque jour le mener à son éveil

Dont il se délectera comme d’un buffet frais

Pour contrer l’effort des chaleurs

Et se consoler du confort imposé par l’hiver.

L’instant est un tout qui se répète

Et se repose sur son contraire.

Cendre devenue


Comme mon souvenir qui dévora ma confiance,

Comme lien de temps avec l’éternité pour mot

Devenu pour ne plus jamais devenir,

Au sein de la misère de leur terre pareille à la nôtre,

De l’apaisement des plaies à son essence de charme,

Le feu du ciste n’entraine pas l’ardeur du myrte

Patience


Avant de s’effondrer sur les bavardages,

En espaces d’instants se chargeant de l’invisible,

La patience est un nuage sur la course du vent

Une prière de la terre pour la promesse d’une autre

Une poussière comme un vestige sur le ciel

Qui parle aux regards en silence de poésie.

Nous irons tous au paradis


De jardins d’hivers à fleurs de printemps,

De caresses de brises sur fonte de ciel ardent,

D’un pas de saison au souffle embuée de la fenêtre,

L’ombre s’étale sur le monde à mesure que s’étire

La transparence sur nos jardins pour croyance de paradis.

Paroles explosées


Ta parole n’est que poussière

Qui se répand en souvenir

Du roc qu’elle était.

 

Elle se couche sur l’ombre

En signe de vie passée

Sur l’éternité d’un présent

 

Muet de ses promesses trahies

Hurlant de tes croyances

Auxquelles je ne crois plus

 

Avec la même certitude

Qui s’écrase en mort

Du roc qu’elles étaient.

Nuit


Ne pouvant en être la mère, l’instigatrice, serais-tu la dernière fille de Nyx ?

Aux heures des mortes raisons, entends-tu le silence imposé ?

Le jour, tu fermeras tes paupières pour ne voir que ton rêve

Et faire naufrage de tous les mots qui feront ta morte saison.

Les mots dits


Le silence à chaque pas

Sur le chemin de l’ombre

Que n’entrevoit le regard du jour

Que lorsque sa fatigue froide

Ecrase la poussière des siècles

S’offre comme le silence

De chaque mots dits.

Peut être un ailleurs


Le regard fixe l’endroit à l’instant

Tandis que sa lecture ouvre la porte

D’où s’engouffre un vent chargé de sa saison

Et de sa transparence s’étire le sens

De la poésie qui nous dit avant tout

Qu’ailleurs est déjà ici.

Pas glop


Les étoiles de mon enfance n’étaient jamais les mêmes.

Chaque soir d’innombrables apparaissaient puis s’éteignaient pour que brille mon rêve.

Plus tard, elles ont revêtu l’évidence du soleil quotidien.

De chemins que je traçais je pris le chemin que le monde avant moi avait tracé.

Je n’ai jamais su lesquelles de ces sentes pouvaient faire autorité.

J’ai gardé leur multitude d’espoirs sur le langage appris.

La connaissance a toujours son enfance naïve.

Les mots simples ne disent rien de leur expression

Mais leur expression n’a rien de mots simples.

Coq au vin


Du rayon de promesse qu’il accueillait

Il offre, baignant dans son ivresse chaude

Qu’un revers d’amertume pour les rires attablés

Qui s’évaporent comme son alcool,

Qui s’évanouissent comme son astre

En silence de son heure sous les bavardages de nos étoiles.

Tête de chou


Une feuille de choux se fiche du vent qui tenterait de la coiffer.

Elle est la main qui effleure le visage sans regard comme celui qui reçoit la sérénité.

La tête s’offre en boursouflures de ses saisons cachant ses bouquets qui s’effriteraient au touché gourmand.

La lame le démontre avec sa consonne pour unique mot sur tout le langage initialement développé depuis ses origines perdues.

De la feuille il ne reste rien qu’un souvenir qui n’a pas su offrir de sens à nos têtes faisant redondance de jouissances.

Pas de cortège


Les cailloux mendient sur le chemin de terre.

Que désire -t- il du ciel ?

La lumière et sa chaleur pour dernier éclat

Ou bien la pluie qui fait de la terre le linceul qui les recouvrira ?

Quelques pas parfois, aujourd’hui les miens pour certains,

Les écrasent en dons inutiles pour leurs interminables obsèques

Plus longue que l’avenir de la mémoire du passé

Presque aussi longue que l’éternité.

Nouveau site Internet de Mathilde KAORI


Mathilde Kaori a un nouveau site internet!! et vous invite à le découvrir😀.

Vous pouvez découvrir l’épisode 1/6 de la genèse de son EP « Le Manège », mais aussi toutes les dernières actualités. Dorénavant pour Mathilde Kaori c’est ici que ça se passe :

http://mathilde-kaori.fr/

Voici l’EP Le Manège Mathilde Kaori


Voici l’EP Le Manège de Mathilde Kaori, fruit d’un long travail.

Ce sont les tout prochains tours, les tout prochains départs

Disponible à l’achat sur ce lien.

Le pompon : la couverture de l’EP

et le clip de la chanson « Le Manège »* (que j’ai réalisé)

en achetant (cliquez sur « Buy ») et en téléchargeant l’EP sur votre ordinateur.

*toutes les pistes audios sont aussi accessibles sur votre smartphone en téléchargeant l’application Bandcamp.

EP Le Manège Mathilde Kaori


Ça y est, c’est le grand jour !! 🥳Mathilde est à la fois émue et excitée, et vit plein d’autres émotions en même temps… Vous pouvez dès à présent vous procurer « Le Manège » sur Bandcamp : https://mathildekaoriff.bandcamp.com/

Vous pouvez également écouter « Le Manège » sur les plateformes numériques (Spotify, Deezer) en cliquant sur ce lien : https://backl.ink/146731182Sur Amazon music : https://cutt.ly/0bhDrM0

Bonne écoute !!

🎧Arrangements & production artistique : Leslie Marty ; Nick Buxton Production : Nick Buxton ; French Fries Records Musique et paroles : Mathilde Kaori

Et pour le clip que j’ai réalisé le voici :

C’est demain


On y est presque les amis… demain c’est le jour J ! N’oubliez pas de vous abonner à la chaîne Youtube Mathilde Kaori (https://www.youtube.com/channel/UCU3YE-ibZ6R2g9iYFDU6TFQ) pour ne rien manquer !!

Dès demain, en cliquant sur ce lien bandcamp, vous pourrez vous procurer « Le Manège » : https://mathildekaoriff.bandcamp.com/ Vous pouvez également d’ores et déjà pré-sauvegarder « Le Manège » sur les plateformes numériques (Spotify, Deezer, Applemusic) en cliquant sur ce lien : https://cutt.ly/vbwSHj1 Soyez prêts ! à 7h pétantes on ouvre le rideau…

Peut être un gros plan de 1 personne

Frisson inévitable


Impalpable est le frisson comme les couleurs de l’amour mais c’est la peur qui fait l’acharnement à vivre.
En conscience ou non,
Du néant il reste le vide pour aire de vie et comme pour fabriquer la peur pour nécessaire, par-dessus tout pour rien : la matière.
En vérité et en déni,
Palpable est la possession comme le corps de l’amour mais c’est l’erreur qui fait l’inévitable à subir.

Mathilde Kaori teaser du clip Le Manège


Bonjour,

Est-ce que je vous ai dit qu’il y a un clip qui accompagne son titre « Le Manège »? Oui ? Non ? Eh bien en attendant le 30 avril, date de sortie de l’EP, voici le teaser du clip pour Le Manège ! Et pour ne rien manquer abonnez-vous à sa toute nouvelle chaîne YouTube Mathilde Kaori : https://www.youtube.com/channel/UCU3YE-ibZ6R2g9iYFDU6TFQ 😊

Mathilde Kaori, sortie de son EP Le Manège


Mon amie Mathilde Kaori est heureuse et fière de vous présenter la photo de couverture de son EP ! 🥳Vous aurez deviné qu’on approche du but… et bien oui, Le Manège sort le 30 avril sur toutes les plateformes numériques !! 😀Alors n’hésitez pas à partager la bonne nouvelle autour de vous, et restez à l’affut car des surprises sont à venir !

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’MATHILDE KAORI Le Manège’

Page Facebook : http://www.facebook.com/mathildekaori/

Instagram : http://www.instagram.com/mathildekaori/

L’oubli impossible


L’ongle d’un doigt de soleil

Trempe son éclat

Dans les vagues de l’encrier

Avant de déposer l’ombre

Sur une page

Comme empreintes de pas

Sur une plage

Sans que jamais

Il n’y ait de frontière

Entre ici et là-bas

Entre aujourd’hui et hier

Sinon qu’en une paupière,

Camouflant le regard

Tels des grains de sable sur le sable,

Et qui, par fatigue, tente

L’oubli.

Empressé


Pour obliger le temps à se presser
Et lui signifier mon empressement,
Je marchais vite quitte à tout renverser.

Transparent qu’il est en éternité,
Les heures se sont écoulées en missions
Pour parler à la patience obligée.

Croyant la moindre minute gagnée,
Sournoisement soumis à leur diktat,
J’espérais leur oubli pour tout présent.

De l’instant donné et tant espéré,
Le temps m’a offert quelques souvenirs
Et le silence en son éternité.

Soirée d’un poète


En confessions chorégraphiées, me voici l’ombre de mon intime, déambulant en ma surface tel un chat noir.

Pour personne, en pelage de nuit, mon visage livre l’expression de l’instant comme l’encre statique sur le voyage des pages.

Je suis l’ombre de mots qui ne se distinguent plus de l’heure et pareil à la promenade du chat : voyageur aux bagages muets.

Tous les temps

Tous les temps


Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Au bord de la falaise de l’instant,

Hier figé par tous les temps s’élance,

Sous les bagages de tous les grands vents,

Vers la poussière tressée de demain.

Pleine lune


La lune étire nos âmes jusque dans nos corps.

Le lit ne s’étale plus pour recevoir les rêves.

Il les rend et leurs mystères prennent la parole en silence assourdissant que tente de mener un acouphène que l’on croit venu d’une ombre de rêve que l’on redoute ou que l’on espère.

A voir, à revoir, et sinon à découvrir


Bonjour,

Accédez directement à la playlist de mes films poétiques en cliquant sur le lien suivant. N’oubliez pas de vous abonnez et de cliquer sur la cloche des notifications pour être averti des prochaines vidéos.

A bientôt.

L’horloge des bouteilles


Retourner à l’origine de l’ombre

En versant dans la transparence de l’instant

La nuit dont il ne reste que le sang du crépuscule

Pour népenthès d’un lendemain

Qui offrira ses ombres

Coulant avec le sang

De l’aurore

Château de sable


Comme la page qui se fait lit d’un poème,

Peau offerte à la lumière pour ombre d’encre,

A la plage, le sable ne dit rien.

 

Il chuchote à peine les pas et ne dévoile

Que leurs traces sans qu’aucun nom ne soit jamais

Accroché au fil du vent asséchant.

 

La nuit s’offre en désert des saisons inconnues

Laissant s’exprimer les innombrables consonnes

Sur l’abandon des copieuses voyelles.

 

La trotteuse de l’horloge fait naître et tue

Chaque seconde en son présage de silence

Aussi immuable que le ressac.

 

L’écume pour salive de l’éternité

Se répète en autant d’instants pour souvenirs

Destinés aux mensonges des étoiles.

 

Demain, encore en rires et en cris : bruits de vie,

Nous bâtirons nos châteaux de sable soumis

Comme hier pour ne jamais que savoir.

 

Ailleurs, lors d’un jour plus vieux aux remparts ridés

Qui sait si le ciment des ruines de poussières

Versera la poésie oubliée ?

Coude d’un rêve

Coude d’un rêve


Coude d'un rêve, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Coude d’un rêve, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

Le germe d’un rêve

S’est étalé vers son origine

Et vers son avenir de gifle de pluies,

D’éclats de brûlures et m’indique à l’instant

En caressant la lumière que rien des jours qui se suivent

Ne compte autant sur l’évidence que le coude de sa force originelle.

Se taire


Au vent qui sait ce que sont les matins lointains,

Ici déjà passés et inconnus,

Aux oiseaux qui répondent et se transmettent

La saison de l’instant venue d’ailleurs

Rappelant que l’évolution n’est qu’en partage,

Au-delà des fenêtres, derrière les volets, par le silence,

On ne demande à celui qui sait que de se taire.

Le monde, du vent


La lumière témoin étale son affiche sur les murs silencieux.

Elle les a recouverts jusqu’à ce que la fatigue l’ait déchiré pour l’appétit de l’ombre.

Puis sourdes au monde, les mains certaines, se sont offertes leur banquet.

Depuis, le vent se nourrit de miettes, poussières entre nos murs silencieux.

 

La colère d’une fenêtre s’est répandue sur les bavardages des murs silencieux.

Elle les a frappés jusqu’à ce que sa fatigue se soit étendue sur le lit du vent.

Puis aveugle du lieu, une main ferme, lui a offert le reflet de son regard.

Depuis, le vent gémit en se heurtant sur nos murs restés silencieux.

Quand elle marche


Dans l’ensemble de ses pas,
Comme autant de gouttes de pluies
Venues de son regard qui se balance
Au-grés de son seul vent
Et dans cette signature
De son furtif passage
En une banalité de trottoir,
Elle croit en son silence déposé
En ne pouvant croire qu’en son ombre transparente.

Crépuscule


Caché dans une rue, le soleil envoie son dernier éclat sur la façade qui me fait face. Il salue par sa lumière les secrets avant que s’endorme la poussière sur son lit chaud de bitume.

Les fenêtres savent le monde maintenant et seuls quelques insomniaques qui tiendront compagnie à leur transparence continueront de regarder le ciel parsemé d’espoirs mystérieux.

Leurs silences sont leurs lumières. Le peu qu’ils donnent n’éveille les ombres des souvenirs des murs et chacun désigne un chemin à arpenter jusqu’au jour.

Souffles


Il y a ce qui s’oublie sans s’effacer, tout ce qui devient fluide et insaisissable, ce qui noie et reste pourtant source de vie. Il y a les élans taillés qui offrent leur place qui ne pouvait être qu’une promesse perdue pour d’autres élans insoupçonnés ou bien justes redéfinis et qui parlent des choix infinis. Il y a toutes les opinions qui sont restées sans une pensée et toutes les pensées qui ont sombrées en opinions. Tous les mots bavards qui ont fait sans le savoir les mots de silence cachés sous la poussière qui les a réécrits.

Et puis il y a tous ces soleils restés toujours les mêmes et habillés de millions de nuages qui ont fait chaque jour. Il y a eu cette habitude quotidienne qui reste à vivre comme encore une première chance derrière la fatigue de toutes les nombreuses autres qui brillent pendant la nuit pour mort des jours et faisant pourtant en la trompant carte pour chacun. L’espoir s’il n’est pas en chacun de nos souffles est forcément dans l’un d’eux. En ce souffle qui nous étire comme un sourire qui se moque de nos larmes parce qu’il vaut mieux ne les avoir qu’en mémoire offerte à la lumière qui en fait des gouttes de nuages. Vivre est un voyage qui n’est fidèle à aucun vent qu’à celui que chacun souffle.

Porte close


L’univers des sagesses et des sciences est fermé. N’existait-il que pour quelques nébuleux heureux ? Pourtant, c’est durant des saisons entières que l’on a pleuré en illettré.

Les temps changent : dans l’encerclement consenti du trône de la cité, parmi les plaisirs blonds, mousseux et immédiats et les couleurs amples des étoffes, la chance s’offrait pour qui aimait la lumière ouverte.

Chacun faisait alors son marché aux lois des vérités et aux profondeurs nuancées et pures des flots et de l’empyrée pour des siècles et des siècles au cœur du paradis quadrillé comme l’avenir, veiné pour son présent et parfois juste verni par la pluie.

Le siècle s’est raccourci à mesure que la course des éclats s’est précipitée. Désormais, le soleil de la cité fait place à l’outrance étiquetée. La double rature sur la majuscule manquée de l’€toile n’invente rien mais gagne sur la lumière. C’est ainsi que place nette doit être faite pour les palais du roi de l’imprimé riche mais limité, à échanger en envies telle celle d’un nouveau plastique magique que l’on caresse pour la luxure de bavardages aux maigres nuances pixélisées.

Le papier oublié à la destinée inconnue devient l’hostie malgré lui de l’envol de l’égérie.

Bien curieux

Bien curieux


Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

Les reflets et les ombres échangent leurs paroles
Dans le silence des pluies fossiles des carreaux.
Leur langage est une brume qui me démontre
Des nuances en mystères du réel éclairant
Mon regard sur le monde en bien curieux que je suis.

L’ombre du nécessaire

L’ombre du nécessaire


Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

De la pudeur tirée sur le monde,
En encre d’ombre, apparaît le garde-fou.
De tous les excès qui brayent derrière le rideau,
Tandis que je ne dis mot
Sur ma lecture de la page du miroir,
La lumière s’offre en savoir
Jusqu’en l’ombre que fait le nécessaire
Comme en réponse à mon regard de silence volontaire.

UN NOUVEAU JOUR (intégral)


Un petit dimanche en plus avec l’intégral de ce programme qu’est : « UN NOUVEAU JOUR »

Images blanches


Le ciel froid crépite sur les toits

Tandis que mon regard

Au travers de ma lucarne

S’amuse des parasites blancs.

.

Le temps absorbe le temps

En s’étalant vierge sur l’herbe d’hier

Fatiguée de border les allées

Aveugles de chaque instant.

.

L’enfance amusée par ce trait de gomme

Va exprimer les hommes

En farces, en batailles et en bonhommes

Qui refaçonnent leur endroit

.

Le ciel s’est accordé avec la terre

Par son souffle étranger

Inscrit sur son papier déchiré

Pour offrir une image de clarté.