Voix du matin


Au matin, mes gestes sont délicats

Pendant que dort encore le silence.

.

Le soleil va tirer mon rideau

Pendant que la cafetière bavarde

.

Avec mon miroir qui me regarde

Pendant que je sers le café.

.

La solitude me sourit

Pendant qu’elle s’éveille

.

Et me donne la voix des lettres

Tandis qu’elle prend deux sucres.

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Aimer n’est trop souvent qu’un bavardage lancé au vent

Pour le hasard d’une rafale qui en fera retour

Et la fraîcheur qu’il offrira ne sera que le leurre

Qu’on aura transmis avec son silence pour moyen

Et son mensonge pour être. Et pourtant…

Chagrin de bus


Quelques larmes s’écoulent sur le regard de l’autobus

Que ne voient que ceux qui ne peuvent être vus

Et certain de ne pas l’être en se cachant derrière le chahut

Du moteur qui tire la rue et ses bijoux vitrés

Qui n’ont plus eux aussi l’air de rubis, de jades pas même d’améthystes.

Puis soudain d’un coup de bras le chagrin est essuyé

Et le vide reste jusqu’au prochain arrêt.

Multiverselle


L’alphabet de l’être s’exprime en son coeur vers les mondes. Il tend à ce que son écho soit entendu et adapte ses mots pour l’attention de ses semblables. La chorale est.

 

Venus par des vents lointains, d’autres lignes, d’autres chants, se répandent en une attention nouvelle sur l’héritage.

 

Mais le chœur le plus fort, parfois au rythme des tambours, impose sa raison au cœur le moins enraciné.

 

Pourtant, l’élan se fait en plusieurs pas et sans que rien ne soit à abandonner à chacun, force est d’admettre, jusque pour la paix universelle, que l’origine est multiverselle.

Gueule d’amour


L’orchidée s’est habillée de vapeurs colorées

Pour ouvrir sa gueule de patience

Comme l’amour se dévore

Avant de se crier

Et faner.

Instant


La brise est arrivée à pas feutrés de chat et déroule ses caresses sur son lieu.

Déjà allongé, en silence de pierre, j’étire seul un sourire sur l’instant.

La lumière borde l’ombre pour la confiance d’un rêve

Que la transparence, en s’agrippant aux pages, lit en éparpillant les mots

En encre sèche telle la mort et en éclat d’espoir d’un savoir perdu

Sur la falaise du sommeil pour vertige irrésistible de paupières.

La brise est partie à pas feutrés de chat faisant mystère d’absence sur l’éternité.

La lumière découvre l’heure pour le doute de la réalité.

Au bout du quai


Au loin, le quai tire une poussière d’horizon

Sans jamais déranger chaque seconde

Qu’il dépose comme un trésor

Que personne ne peut ressentir autrement

Qu’en temps perdu.

.

L’élan brillant, retenu par traverses

Pour ne pas s’enfuir vers l’ailleurs

Et permettre l’instant d’envies et de promesses,

Parfois de promesses d’envies,

Semble se moquer de la patience.

.

Il semble en être pourtant fabriqué

Et avant que ne s’oublie ce temps

D’impatience, juste sage pour l’endroit,

En fixant ses reflets, je le sais fort pour devoir supporter

Tous les mensonges du monde.

Vis à vis


Des regards figés qui se scrutent

Ne fermant qu’un voile pour paupière,

Figés comme l’horizon et son rêve de poussière,

Dévorant quelques biscuits de lumière,

Satisfaits d’oublier les larmes

D’automnes passés,

Il me semble entendre

Le silence des bavardages piquants

D’un monde sur lui – même.

D’un nuage


Le ciel a collé sur son flacon

Son étiquette de nuage

Comme pour annoncer

La substance qu’il se prépare

A déverser pour étancher

La soif de son rêve

Qui noiera le nôtre

N’en laissant que l’envie

Pour raison d’être

Aussi insaisissable

Que l’eau essentielle

Qui tombe et s’écoule

Finissant langage de tempêtes

En autant de vagues furtives

Qu’il est d’abus des êtres

Éclaboussés éclaboussant

Pour les uns et pour l’Autre

Et ne devenant qu’en reflet d’être.

Poussière vivante


Absorbée par la poussière transparente des étés passées

Tu essuies en vain la figure d’un temps diffus

Délavée par les automnes et les printemps

Parfois griffée par les hivers traversés

N’offrant que ton souffle corné

Comme la photographie

Qui te montre

A cet instant

Vivant.

Bruit des couleurs


Le chantier des couleurs fait le bruit de la photographie

Dans le silence du souvenir et la misère de sa lumière.

Figé comme un clocher qui roucoule pour se fondre à la vie

Offrant la discrétion à quelques pigeons qui s’élancent

Dans mon regard à l’instant qui rappelle à tous qu’il est l’heure

Souvent de rien et toujours pour un jour,

Le chantier des couleurs est interminable sur ce qui est déjà fini

Dans le vacarme de l’oubli et l’éclat de la nuit.

De jour en jour


J’entends l’été remuer son sommeil sous son drap de mer.

Sans cesse, plissant l’ornement de dentelle et sur son oreiller de sable,

Il souffle paisiblement sur le jour passé en inspirant celui à venir

Pendant que les hommes étendent leur silence d’étoiles

Sous la caresse de la brise fraîche des jours passés

Et leurs brulures des jours à venir.

Été


Silencieuses, les maisons côte à côte écoute la leçon du soleil

Tandis que bruyants, les enfants jouent entre – elles.

.

Discrètes, elles réciteront ce soir leur leçon aux étoiles

Tandis que bavardes, les vieilles parleront entre – elles.

Bavardages ombrageux (2)


Peu importe que l’insecte qui bourdonne à mon sommeil soit beau ou laid.

Il n’est que selon le regard de tous pour chacun et de chacun pour tous

Et comme pour tout jusqu’au repos qui n’écrase aucune fatigue,

Sinon que celles de caresses oisives nous étalant sous l’ombre la plus
silencieuse

Et qui semble faire taire toutes les étoiles

Qui ne scintillent alors leurs espoirs qu’en code discret sur la mort.

Bavardages ombrageux (1)


L’été a étalé sa nappe de lumière sur la prairie de bavardages insaisissables

Tandis que je discute avec les ombres des temps passés.

Leur langage s’essouffle en s’étirant sur les heures,

Berçant l’instant jusqu’à ce qu’il s’endorme et souriant comme le monde

Sur son étrange confort qu’il sait déjà perdu et qu’il ne défend

Qu’à l’instant dérangé par l’ardeur d’un insecte vaillant bien que plus ignorant.

Futur décomposé


La promesse de la goutte a pensé sa source

Sans aucun reflet, ignorant sa transparence.

Puis, au travers de son rire d’enfant

Se moquant des galets s’accrochant à leur instant,

Elle s’est élancée vers l’avenir que lui soufflait la brise

Sous la lumière chatouillée par les ombres toujours vertes

Offrant à toutes les terres quelques reflets en éclats

Sans rien connaître de l’or des hommes.

De lits en lits, elle s’est faite lourd silence

S’insurgeant à peine auprès des berges

Du passage d’embarcations que la terre

N’avait su transporter dans son éternité.

Son courant allait lui offrir son monde.

Celui des vents des vagues et des marées

Que la brise lui avait conté.

C’est là qu’on découvre l’horizon vers lequel

On s’élance depuis tous les temps

Sans rien connaître de l’or des reflets

Avant que la mer ne vomisse

Le futur décomposé.

Quais en gerbe


Vers l’union des cieux et des terres

Que l’on ne devine que tel un mystère

J’élance mes pas sur les quais

Qui s’étirent d’une lumière à une autre.

Statiques comme chaque seconde,

Ils accompagnent toutes les minutes

Qui s’écoulent comme les larmes

Que l’on retient sans même un sanglot

Dans la gorge de souffles.

De rues en ponts pour couronnes,

Ils offrent leurs repos figés

Comme l’éternité en gerbe apaisante

Pour quelques pas de solitudes

Avant la tromperie de rires et de chants

Comme si rien ne s’écoulait jamais.

L’éveil des sens


Ce matin, le soleil a préféré rester sous ses draps

Qu’il a soulevés avec ses genoux de lumière.

Etiré et semblant plonger par-dessus le lit de la plaine,

Il regarde son plafond depuis son oreiller de montagne.

Aucun mot ne se prononce aux fourmis du monde

Sinon ceux de son poème qui éclaire ma page.

Etirés et semblant plonger par-dessus le lit de tous les instants,

Ils scrutent le regard depuis leur traversin de sens.

L’abandon


Au travers de la fumée amère de n’être un rêve,

Apparait un bouquet de poèmes que caresse le souffle court

D’une nuit qui ne parle plus à son sommeil.

.

La transparence inspire l’instant sans jamais rien cracher

Sinon que trop de souvenirs diffus qui ne coupent plus aucun souffle

D’heures défuntes qui parlent de leur sommeil.

.

Le silence n’ouvre plus le rideau sur les étoiles

Dévorés par les lumières désertes que fuit la brise

De jours tassés dans l’insomnie de l’oubli.

.

L’abandon avait son éternité de rêves

Offrant leurs couleurs parfumées tel opium

D’instants qui semblent révéler leur réalité.

Symphonie


Quelques abeilles, quelques mouches

Que de plus rares bourdons appuient

Entre deux envolées d’hirondelles

Rythmées par quelques moineaux,

Le soleil s’impose en chef d’orchestre

Pour une symphonie de silence

Par l’absence de bavardages

A la prétention de chants.

Arrangement


Le ciel n’est rien d’autre qu’un regard

Qu’on lui donne et qu’il ne saisit pas

De ses vapeurs qui n’en sont pas les fruits.

Les paroles sont tout du regard

Qu’on leur donne et que l’on saisit

De nos sens pour raison qui en font nos émotions.

Lorsque les promesses ne se tiennent pas,

Fortes à en faire blêmir l’écho,

Celle de la vie, celle de tous n’a plus rien d’important.

Regards croisés


Le regard sur l’insomnie songe à hier pour demain.

Vide, s’octroyant son repos en un battement de cil

 Qui ne touchera jamais le ciel qu’il scrute

Avec l’unique expression de l’instant

Déjà couché dans son oubli

Et sans même avoir penser à le tailler

Dans le marbre de son éternité,

Le ciel, soudain, ouvre sa paupière de nuage

Et offre son iris de lune.

Fleur de l’absurde


Quand elle n’offre son charme qu’à l’envie,

Pourtant parfois zébré de soleil et de nuit

Perturbant l’onde du silence

Pour embarquer l’indispensable

A l’or sucré des abeilles,

La fleur s’offre pour son éternité

Par ses chatoyantes couleurs

Et ses parfums subtils

En se donnant à la lumière pour la dévorer

Avant de faner pour l’éternité.

Feu du ciel


Sur l’inaccessible qui s’empare des larmes des terres

Une page de nuage s’étale sur le rêve d’un jour.

J’inscris sur son empreinte vaporeuse

Les mots de mon regard imprimé à l’encre de souvenirs silencieux.

Je ne veux pas imposer un bavardage comme celui du ressac

Qui ne cesse de clore ce que je sais de l’origine.

Je ne veux pas imposer ce qu’on ne peut que dire

De nos vertus propres de liberté destinées à toutes celles du monde

Et qu’on finit alors ainsi par condamner comme le possible

Sous le cri interminable du soleil.

Fleurs du ciel


Le silence est un cadavre de souvenirs au squelette de mensonges.

Pour être honnête, le passé se raconte avec les mots de son présent.

Ta psyché est étrangère à Antarès et je dépose mes ailes à la poussière des souvenirs.

Seules les étoiles scintillent et m’offrent la patience de leurs paroles.

Ascenseur pour les chats faux


Par chacun d’eux,

Parfois aussi par toi-même,

Comme en un ascenseur de verre

Il te semble que tout ton être

Evolue au fil des heures

Sans que tu n’aies à redouter

La fatigue à la délicatesse partagée.

Ils partagent ton repos

Sans jamais faire contraintes

De ton abandon de l’instant

Et s’installent sur ta confiance

Que tu étires dans le brouillard

De l’éternité qui s’évapore

Réchauffée par la lumière

D’un matin frileux de sa vérité

Ne te laissant pourtant et depuis toujours

Qu’avec leur liberté et la tienne esseulée.

Sainte Victoire


Le vent froid s’accroche à la montagne

Pour déposer sa parole d’écho

Comme pour en faire et y refaire

Sa gloire après s’être moqué

Des jours passés qu’il a su faire oublier

Comme un mensonge pour Victoire.

Buffet frais


Des méandres des couloirs qu’effondrent les pluies

Il reste à franchir les escaliers

Et donner sa confiance à la cabine du vide

Pour observer depuis le silence de la fenêtre

Le monde qui franchit le chemin

Qui va comme chaque jour le mener à son éveil

Dont il se délectera comme d’un buffet frais

Pour contrer l’effort des chaleurs

Et se consoler du confort imposé par l’hiver.

L’instant est un tout qui se répète

Et se repose sur son contraire.

Cendre devenue


Comme mon souvenir qui dévora ma confiance,

Comme lien de temps avec l’éternité pour mot

Devenu pour ne plus jamais devenir,

Au sein de la misère de leur terre pareille à la nôtre,

De l’apaisement des plaies à son essence de charme,

Le feu du ciste n’entraine pas l’ardeur du myrte

Patience


Avant de s’effondrer sur les bavardages,

En espaces d’instants se chargeant de l’invisible,

La patience est un nuage sur la course du vent

Une prière de la terre pour la promesse d’une autre

Une poussière comme un vestige sur le ciel

Qui parle aux regards en silence de poésie.

Nous irons tous au paradis


De jardins d’hivers à fleurs de printemps,

De caresses de brises sur fonte de ciel ardent,

D’un pas de saison au souffle embuée de la fenêtre,

L’ombre s’étale sur le monde à mesure que s’étire

La transparence sur nos jardins pour croyance de paradis.

Paroles explosées


Ta parole n’est que poussière

Qui se répand en souvenir

Du roc qu’elle était.

 

Elle se couche sur l’ombre

En signe de vie passée

Sur l’éternité d’un présent

 

Muet de ses promesses trahies

Hurlant de tes croyances

Auxquelles je ne crois plus

 

Avec la même certitude

Qui s’écrase en mort

Du roc qu’elles étaient.

Nuit


Ne pouvant en être la mère, l’instigatrice, serais-tu la dernière fille de Nyx ?

Aux heures des mortes raisons, entends-tu le silence imposé ?

Le jour, tu fermeras tes paupières pour ne voir que ton rêve

Et faire naufrage de tous les mots qui feront ta morte saison.

Les mots dits


Le silence à chaque pas

Sur le chemin de l’ombre

Que n’entrevoit le regard du jour

Que lorsque sa fatigue froide

Ecrase la poussière des siècles

S’offre comme le silence

De chaque mots dits.

Peut être un ailleurs


Le regard fixe l’endroit à l’instant

Tandis que sa lecture ouvre la porte

D’où s’engouffre un vent chargé de sa saison

Et de sa transparence s’étire le sens

De la poésie qui nous dit avant tout

Qu’ailleurs est déjà ici.

Pas glop


Les étoiles de mon enfance n’étaient jamais les mêmes.

Chaque soir d’innombrables apparaissaient puis s’éteignaient pour que brille mon rêve.

Plus tard, elles ont revêtu l’évidence du soleil quotidien.

De chemins que je traçais je pris le chemin que le monde avant moi avait tracé.

Je n’ai jamais su lesquelles de ces sentes pouvaient faire autorité.

J’ai gardé leur multitude d’espoirs sur le langage appris.

La connaissance a toujours son enfance naïve.

Les mots simples ne disent rien de leur expression

Mais leur expression n’a rien de mots simples.

Coq au vin


Du rayon de promesse qu’il accueillait

Il offre, baignant dans son ivresse chaude

Qu’un revers d’amertume pour les rires attablés

Qui s’évaporent comme son alcool,

Qui s’évanouissent comme son astre

En silence de son heure sous les bavardages de nos étoiles.

Tête de chou


Une feuille de choux se fiche du vent qui tenterait de la coiffer.

Elle est la main qui effleure le visage sans regard comme celui qui reçoit la sérénité.

La tête s’offre en boursouflures de ses saisons cachant ses bouquets qui s’effriteraient au touché gourmand.

La lame le démontre avec sa consonne pour unique mot sur tout le langage initialement développé depuis ses origines perdues.

De la feuille il ne reste rien qu’un souvenir qui n’a pas su offrir de sens à nos têtes faisant redondance de jouissances.

Pas de cortège


Les cailloux mendient sur le chemin de terre.

Que désire -t- il du ciel ?

La lumière et sa chaleur pour dernier éclat

Ou bien la pluie qui fait de la terre le linceul qui les recouvrira ?

Quelques pas parfois, aujourd’hui les miens pour certains,

Les écrasent en dons inutiles pour leurs interminables obsèques

Plus longue que l’avenir de la mémoire du passé

Presque aussi longue que l’éternité.

Nouveau site Internet de Mathilde KAORI


Mathilde Kaori a un nouveau site internet!! et vous invite à le découvrir😀.

Vous pouvez découvrir l’épisode 1/6 de la genèse de son EP « Le Manège », mais aussi toutes les dernières actualités. Dorénavant pour Mathilde Kaori c’est ici que ça se passe :

http://mathilde-kaori.fr/

Voici l’EP Le Manège Mathilde Kaori


Voici l’EP Le Manège de Mathilde Kaori, fruit d’un long travail.

Ce sont les tout prochains tours, les tout prochains départs

Disponible à l’achat sur ce lien.

Le pompon : la couverture de l’EP

et le clip de la chanson « Le Manège »* (que j’ai réalisé)

en achetant (cliquez sur « Buy ») et en téléchargeant l’EP sur votre ordinateur.

*toutes les pistes audios sont aussi accessibles sur votre smartphone en téléchargeant l’application Bandcamp.

EP Le Manège Mathilde Kaori


Ça y est, c’est le grand jour !! 🥳Mathilde est à la fois émue et excitée, et vit plein d’autres émotions en même temps… Vous pouvez dès à présent vous procurer « Le Manège » sur Bandcamp : https://mathildekaoriff.bandcamp.com/

Vous pouvez également écouter « Le Manège » sur les plateformes numériques (Spotify, Deezer) en cliquant sur ce lien : https://backl.ink/146731182Sur Amazon music : https://cutt.ly/0bhDrM0

Bonne écoute !!

🎧Arrangements & production artistique : Leslie Marty ; Nick Buxton Production : Nick Buxton ; French Fries Records Musique et paroles : Mathilde Kaori

Et pour le clip que j’ai réalisé le voici :