L’oubli impossible


L’ongle d’un doigt de soleil

Trempe son éclat

Dans les vagues de l’encrier

Avant de déposer l’ombre

Sur une page

Comme empreintes de pas

Sur une plage

Sans que jamais

Il n’y ait de frontière

Entre ici et là-bas

Entre aujourd’hui et hier

Sinon qu’en une paupière,

Camouflant le regard

Tels des grains de sable sur le sable,

Et qui, par fatigue, tente

L’oubli.

Empressé


Pour obliger le temps à se presser
Et lui signifier mon empressement,
Je marchais vite quitte à tout renverser.

Transparent qu’il est en éternité,
Les heures se sont écoulées en missions
Pour parler à la patience obligée.

Croyant la moindre minute gagnée,
Sournoisement soumis à leur diktat,
J’espérais leur oubli pour tout présent.

De l’instant donné et tant espéré,
Le temps m’a offert quelques souvenirs
Et le silence en son éternité.

Soirée d’un poète


En confessions chorégraphiées, me voici l’ombre de mon intime, déambulant en ma surface tel un chat noir.

Pour personne, en pelage de nuit, mon visage livre l’expression de l’instant comme l’encre statique sur le voyage des pages.

Je suis l’ombre de mots qui ne se distinguent plus de l’heure et pareil à la promenade du chat : voyageur aux bagages muets.

Tous les temps

Tous les temps


Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Au bord de la falaise de l’instant,

Hier figé par tous les temps s’élance,

Sous les bagages de tous les grands vents,

Vers la poussière tressée de demain.

Pleine lune


La lune étire nos âmes jusque dans nos corps.

Le lit ne s’étale plus pour recevoir les rêves.

Il les rend et leurs mystères prennent la parole en silence assourdissant que tente de mener un acouphène que l’on croit venu d’une ombre de rêve que l’on redoute ou que l’on espère.

A voir, à revoir, et sinon à découvrir


Bonjour,

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A bientôt.

L’horloge des bouteilles


Retourner à l’origine de l’ombre

En versant dans la transparence de l’instant

La nuit dont il ne reste que le sang du crépuscule

Pour népenthès d’un lendemain

Qui offrira ses ombres

Coulant avec le sang

De l’aurore

Château de sable


Comme la page qui se fait lit d’un poème,

Peau offerte à la lumière pour ombre d’encre,

A la plage, le sable ne dit rien.

 

Il chuchote à peine les pas et ne dévoile

Que leurs traces sans qu’aucun nom ne soit jamais

Accroché au fil du vent asséchant.

 

La nuit s’offre en désert des saisons inconnues

Laissant s’exprimer les innombrables consonnes

Sur l’abandon des copieuses voyelles.

 

La trotteuse de l’horloge fait naître et tue

Chaque seconde en son présage de silence

Aussi immuable que le ressac.

 

L’écume pour salive de l’éternité

Se répète en autant d’instants pour souvenirs

Destinés aux mensonges des étoiles.

 

Demain, encore en rires et en cris : bruits de vie,

Nous bâtirons nos châteaux de sable soumis

Comme hier pour ne jamais que savoir.

 

Ailleurs, lors d’un jour plus vieux aux remparts ridés

Qui sait si le ciment des ruines de poussières

Versera la poésie oubliée ?

Coude d’un rêve

Coude d’un rêve


Coude d'un rêve, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Coude d’un rêve, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

Le germe d’un rêve

S’est étalé vers son origine

Et vers son avenir de gifle de pluies,

D’éclats de brûlures et m’indique à l’instant

En caressant la lumière que rien des jours qui se suivent

Ne compte autant sur l’évidence que le coude de sa force originelle.

Se taire


Au vent qui sait ce que sont les matins lointains,

Ici déjà passés et inconnus,

Aux oiseaux qui répondent et se transmettent

La saison de l’instant venue d’ailleurs

Rappelant que l’évolution n’est qu’en partage,

Au-delà des fenêtres, derrière les volets, par le silence,

On ne demande à celui qui sait que de se taire.

Le monde, du vent


La lumière témoin étale son affiche sur les murs silencieux.

Elle les a recouverts jusqu’à ce que la fatigue l’ait déchiré pour l’appétit de l’ombre.

Puis sourdes au monde, les mains certaines, se sont offertes leur banquet.

Depuis, le vent se nourrit de miettes, poussières entre nos murs silencieux.

 

La colère d’une fenêtre s’est répandue sur les bavardages des murs silencieux.

Elle les a frappés jusqu’à ce que sa fatigue se soit étendue sur le lit du vent.

Puis aveugle du lieu, une main ferme, lui a offert le reflet de son regard.

Depuis, le vent gémit en se heurtant sur nos murs restés silencieux.

Quand elle marche


Dans l’ensemble de ses pas,
Comme autant de gouttes de pluies
Venues de son regard qui se balance
Au-grés de son seul vent
Et dans cette signature
De son furtif passage
En une banalité de trottoir,
Elle croit en son silence déposé
En ne pouvant croire qu’en son ombre transparente.

Crépuscule


Caché dans une rue, le soleil envoie son dernier éclat sur la façade qui me fait face. Il salue par sa lumière les secrets avant que s’endorme la poussière sur son lit chaud de bitume.

Les fenêtres savent le monde maintenant et seuls quelques insomniaques qui tiendront compagnie à leur transparence continueront de regarder le ciel parsemé d’espoirs mystérieux.

Leurs silences sont leurs lumières. Le peu qu’ils donnent n’éveille les ombres des souvenirs des murs et chacun désigne un chemin à arpenter jusqu’au jour.

Souffles


Il y a ce qui s’oublie sans s’effacer, tout ce qui devient fluide et insaisissable, ce qui noie et reste pourtant source de vie. Il y a les élans taillés qui offrent leur place qui ne pouvait être qu’une promesse perdue pour d’autres élans insoupçonnés ou bien justes redéfinis et qui parlent des choix infinis. Il y a toutes les opinions qui sont restées sans une pensée et toutes les pensées qui ont sombrées en opinions. Tous les mots bavards qui ont fait sans le savoir les mots de silence cachés sous la poussière qui les a réécrits.

Et puis il y a tous ces soleils restés toujours les mêmes et habillés de millions de nuages qui ont fait chaque jour. Il y a eu cette habitude quotidienne qui reste à vivre comme encore une première chance derrière la fatigue de toutes les nombreuses autres qui brillent pendant la nuit pour mort des jours et faisant pourtant en la trompant carte pour chacun. L’espoir s’il n’est pas en chacun de nos souffles est forcément dans l’un d’eux. En ce souffle qui nous étire comme un sourire qui se moque de nos larmes parce qu’il vaut mieux ne les avoir qu’en mémoire offerte à la lumière qui en fait des gouttes de nuages. Vivre est un voyage qui n’est fidèle à aucun vent qu’à celui que chacun souffle.

Porte close


L’univers des sagesses et des sciences est fermé. N’existait-il que pour quelques nébuleux heureux ? Pourtant, c’est durant des saisons entières que l’on a pleuré en illettré.

Les temps changent : dans l’encerclement consenti du trône de la cité, parmi les plaisirs blonds, mousseux et immédiats et les couleurs amples des étoffes, la chance s’offrait pour qui aimait la lumière ouverte.

Chacun faisait alors son marché aux lois des vérités et aux profondeurs nuancées et pures des flots et de l’empyrée pour des siècles et des siècles au cœur du paradis quadrillé comme l’avenir, veiné pour son présent et parfois juste verni par la pluie.

Le siècle s’est raccourci à mesure que la course des éclats s’est précipitée. Désormais, le soleil de la cité fait place à l’outrance étiquetée. La double rature sur la majuscule manquée de l’€toile n’invente rien mais gagne sur la lumière. C’est ainsi que place nette doit être faite pour les palais du roi de l’imprimé riche mais limité, à échanger en envies telle celle d’un nouveau plastique magique que l’on caresse pour la luxure de bavardages aux maigres nuances pixélisées.

Le papier oublié à la destinée inconnue devient l’hostie malgré lui de l’envol de l’égérie.

Bien curieux

Bien curieux


Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

Les reflets et les ombres échangent leurs paroles
Dans le silence des pluies fossiles des carreaux.
Leur langage est une brume qui me démontre
Des nuances en mystères du réel éclairant
Mon regard sur le monde en bien curieux que je suis.

L’ombre du nécessaire

L’ombre du nécessaire


Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

De la pudeur tirée sur le monde,
En encre d’ombre, apparaît le garde-fou.
De tous les excès qui brayent derrière le rideau,
Tandis que je ne dis mot
Sur ma lecture de la page du miroir,
La lumière s’offre en savoir
Jusqu’en l’ombre que fait le nécessaire
Comme en réponse à mon regard de silence volontaire.

UN NOUVEAU JOUR (intégral)


Un petit dimanche en plus avec l’intégral de ce programme qu’est : « UN NOUVEAU JOUR »

Images blanches


Le ciel froid crépite sur les toits

Tandis que mon regard

Au travers de ma lucarne

S’amuse des parasites blancs.

.

Le temps absorbe le temps

En s’étalant vierge sur l’herbe d’hier

Fatiguée de border les allées

Aveugles de chaque instant.

.

L’enfance amusée par ce trait de gomme

Va exprimer les hommes

En farces, en batailles et en bonhommes

Qui refaçonnent leur endroit

.

Le ciel s’est accordé avec la terre

Par son souffle étranger

Inscrit sur son papier déchiré

Pour offrir une image de clarté.

UN NOUVEAU JOUR Ep.7 (poème et chanson)


Pour toujours

Soupçon de souffle
La nuit s’empare de toi
Et me recouvre
De son drap de silence.

Le néant pour rêve
Sur le cauchemar d’hier
Sera l’éveil salutaire
De l’oubli des fumées.

L’amour consumé
Cigarettes oubliées
Coma de renaissance
Un Tout naît de rien.

Le mystère est langage
De demain et me parle
Rassurant et paisible
Comme tu te tais aujourd’hui.

Adieux si bel amour
Et que commence
La promesse faite
« Pour toujours »

Boris Sentenac

J’attaque un nouveau jour

Hey tu sais ça n’m’ennuie plus

De penser à toi d’une autre manière qu’autrefois

De nous souvenirs je n’ai rien vendu

Mais j’ai tous les droits de les mettre aux débarras

Malgré nos différences on avait de la chance

On ne se préoccupait de rien

Je n’ai plus la patience de blâmer nos souffrances

Ni de les placer entre d’autres mains

J’attaque un nouveau jour sans toi mon amour

Et je dois avouer que je le vis bien

Hey tu sais ça n’se fait plus

De s’aimer trop longtemps ou de prendre son temps

L’amour est un plat qui se mange cru.

Épicé de temps en temps de sexe sans vraiment d’sentiments

Je sais je voudrais le beurre et l’argent du beurre

Histoire de ne manquer de rien

La seule chose dont j’ai peur est de te trouver en pleurs

Ne sachant les imiter assez bien

J’attaque un nouveau jour sans toi mon amour

Et je dois avouer que je le vis bien

Hey tu sais les plus grands déçus

Sont ceux qui croient franchement qu’ils sont d’excellents amants

 À quoi ça sert de courir les rues

Pour tenter de trouver à temps quelqu’un qui fera semblant ?

J’voudrais pas gâcher la fête des tourtereaux qui s’entêtent

À s’illusionner sur de faux espoirs

Un avenir comme le nôtre, allez va ! C’est pas de ta faute

Si on n’savait pas la fin de l’histoire…

J’attaque un nouveau jour sans toi mon amour

Et je dois avouer que je le vis bien

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous

UN NOUVEAU JOUR Ep.7


Et voici le dernier épisode de la série : « UN NOUVEAU JOUR » avec une surprise à la fin. Mathilde,

Marion et moi-même avons eu beaucoup de plaisir à vous proposer cette union entre poèmes, chansons et dessins et peintures.

Nous espérons que vous en avez eu aussi beaucoup à suivre ces épisodes et rien bien-sûr ne vous empêche de les retrouver ici ou directement sur ma chaîne Youtube que vous pouvez visiter par le lien situé dans le menu de ce blog. Bon dimanche.

Virgule de silence


La neige fige Paris

En l’époque d’inconnus

Rangés dans les placards

Des secrets embaumés

Par l’âge de leurs papiers.

.

Elle dévore le vacarme

Et offre une virgule

Avant de se faire reprendre par le temps

Qui récupère chaque seconde perdue

En chaque clapotis.

.

A quoi bon entendre le sage silence

Lorsque chacun y va de son bruit

Pour preuve de son existence

Bien qu’il ne soit rien

Sinon que pour mon ignorance ?

UN NOUVEAU JOUR Ep.6 (poème et chanson)


Comme

Comme autant de souvenirs d’étoiles
Qui s’effondrent sur la ville
Et ruissellent sur ses rues figées
Juste dans ce qu’on imagine être leurs passés,

Comme autant de poussières
Ramassées justifiant la fuite
Des flots unifiés vers les bouches
Promettant les chemins secrets de leurs avenirs,

Comme autant de virgules de silences
Qui giflent les habitudes
Et font autant de présents
Arrogants sur l’éternité,

Comme autant de mots
Transparents comme le besoin,
Euphorisant pareil à un chant,
Mais qui ne disent que trop l’envie sur la vie,

Comme autant de certitudes
Uniques mais éphémères
En dentelle ravissante sur l’instant
Ainsi déguisé en beauté,

Il pleut.

Boris Sentenac

Point de martyr, point d’apôtre

J’ai aimé à ma façon

L’ombre et la douce amertume

Chez les filles et les garçons

Qui s’enferment et qui se fument

Une bouffée d’horizon

Quand apparaît la lumière

Nos coeurs battent à l’unisson

Excaucent mille prières

Je trouve en chacun de vous

Une perle, une tour d’ivoire

Même sans dessus dessous

Trop précieuse est votre Histoire

Qui ne s’est brûlé les ailes

À trop vouloir sauver l’autre?

La raison était si belle mais

Point de martyr, point d’apôtre

Chacun donne ses conditions

Pour ne pas vivre la guerre

Se protège cherche le bon

Se plie aux bonnes manières

Évacuer la pression

Accuser le mauvais sort

Perdre et retrouver la raison

Renouveler ses efforts

Je trouve en chacun de vous

Une perle, une tour d’ivoire

Même sans dessus dessous

Trop précieuse est votre Histoire

Qui ne s’est brûlé les ailes

À trop vouloir sauver l’autre?

La raison était si belle mais

Point de martyr, point d’apôtre

J’aime attraper le frisson

Qui caresse mon échine

À l’écoute du sermon

Qui défend de toucher l’épine

La corolle, le bouton

De la fleur meurtrie par l’orage

Sont autant de bonnes raisons

De laisser le temps à l’ouvrage

Je trouve en chacun de vous

Une perle, une tour d’ivoire

Même sans dessus dessous

Trop précieuse est votre Histoire

Qui ne s’est brûlé les ailes

À trop vouloir sauver l’autre ?

La raison était si belle mais

Point de martyr, point d’apôtre

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous

UN NOUVEAU JOUR Ep.6


Bonjour. Comme tous les dimanche, voici : « UN NOUVEAU JOUR »; Bonne journée à tous.

En train


Tandis que les rails remontent vers mon départ
Un reflet de l’instant éclairant ma patience s’immisce
Comme une trainée d’étoiles sur le ciel blanc de neige
Retenant la poussière des astres
Qu’il rendra, peut-être, ce soir.
Les champs s’étirent vers l’horizon dévoré
Et je ne peux qu’étirer mes jambes
Pour occuper ma patience.
La fulgurance est un leurre
Qui ne peut rivaliser avec tous les éclats.

UN NOUVEAU JOUR Ep.5 (poème et chanson)


Parle-moi

Parle-moi de tes cyprès qui se gardent leur jardin

Des corbeaux qu’ils renvoient malgré eux

Au devant des larges lucarnes

Qu’un maigre tison ne sait pas faire chanter

Comme le faisait ce soleil  des chaleurs d’antan

Qui s’était écoulé sur le bec du merle.

Parle-moi de ces chants des champs qui se cachaient

Derrière les couleurs chatoyantes des abeilles.

Parle-moi de ce fils des senteurs qui ne sait plus

Que l’odeur froide et amère de la mort

Qui s’effile comme l’espoir en fumée bleue.

Parle-moi de ce qui ne sera pas

Pour ne pas parler de ce qui ne sera plus

Comme d’un temps méprisé devenu juste perdu ;

De ces gains qui courent à l’échec de l’essentiel

Te rappelant à ta pitance enracinée

Près des cyprès de ta conscience et de l’oubli.

Parle-moi comme tu parles au vent.

Boris Sentenac

Automne

J’écrivais sur un bout d’papier le nom des invités

Je voulais des bonbons dans des petits paquets – pas des dragées

Un chemin de table qui retraçait notre histoire

Avec de jolies collines et des étoiles pour scintiller le soir

Je m’entraînais seule à danser la valse dans ma chambre

Avec l’espoir qu’un jour on valse ensemble

Je me suis blessée trois fois en fabriquant l’autel

Sur lequel je nous imaginais si belles

Et puis toi, t’as pris ta gomme,

Effacé tous les noms des femmes et des hommes

Et puis toi, t’as balayé,

Rasé les collines et fermé les sentiers

Et puis toi, t’as pris tes jambes,

Fuyant mes pas de danses qui maintenant tremblent

Et puis toi, t’as déconstruit

Une à une les tuiles du toit de notre abri

Volent les feuilles, dans le tourbillon du linceul,

Folles d’amour, broyées dans un craquement sourd

C’est l’automne de l’amour

C’est l’automne de l’amour

J’avais semé des p’tits galets de la mer à Paris

Je voulais réduire les mille bornes entre nous en bouillie

Faire un dessin qui nous relie en un beau coloriage

Peindre une esquisse du sourire sur nos visages

Je rêvais de nos nuits froides et de nos matins chauds

Les bras enlaçant délicatement ton dos

Je me suis donné du plaisir en imaginant les tiens

Portant un jour le corps animé d’un petit humain

Et puis toi, t’as pris le plan

Transformé en un gribouillis d’enfant

Et puis toi, tu as laissé La mer engloutir mes petits galets

Et puis toi, t’as pris mes bras,

Tu m’as éloignée au plus loin de toi

Et puis lui, le p’tit humain

Tu l’as laissé sans aucun lendemain

Volent les feuilles, dans le tourbillon du linceul,

Folles d’amour, broyées dans un craquement sourd

C’est l’automne de l’amour

C’est l’automne de l’amour.

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous

UN NOUVEAU JOUR Ep.5


5ème épisode en ce dimanche. On espère que cela vous plaît. Dites-nous.

Matin de janvier


Comme pour s’en laver, il a plu ce matin.

La poussière d’étoiles s’est noyée dans les caniveaux.

Désormais, le petit matin de janvier éveille la lumière de ses rêves.

Cachant le brouillard des regards, le zinc des toitures s’assoiffe en regardant le ciel.

En repos, un nuage de dimanche passe ne se souciant d’aucun retard

Comme un poème assuré de son monde

Et ne clôturant que son insomnie.

UN NOUVEAU JOUR Ep.4 (poème et chanson)


Tu parles la lumière

Après avoir bu le crépuscule, la nuit s’écoule et condamne les couleurs de l’aube.

Derrière la fenêtre, tout est à savoir mais rien n’est à espérer. Les bavardages entre la nuit et la pluie font taire les étoiles.

Mais de la lucarne de ton regard, le rêve est pourtant bien réel. Il se cache en mystérieuse galaxie bleue dans l’iris gravitant autour de ta perception.

 
Ta chevelure enflamme l’heure froide, ton silence fait la lumière de l’instant. Te voici comme éclat de lune.

 
Reflet d’essentiel, lien qui unit l’heure à son invisible, on sait en te voyant que le soleil ne cesse jamais de briller.

Bientôt, et peu importe ce que dira le ciel, ton sourire sera l’aube de nos jours. Il se fera croissant pour notre gourmandise.

Les ténèbres ne peuvent rien contre qui parle la lumière.

Boris Sentenac

Le Rire

Tu sais que l’éphémère n’est pas fait pour moi

Que l’astre lunaire me prive de toi

Toi tu es le feu, toi tu as le sang chaud

Je t’avoue qu’à mes yeux, nous brûlons de défauts

Toi tu es le rire qui détruit l’espoir

De pouvoir réécrire une belle histoire

Tu sais que les accusations qui sont tournées vers toi

Ont peut-être une raison – que tu justifieras

Toi, tu lèves les yeux, te mures dans le silence

Qui glisse entre nous deux une glaciale distance

Toi tu es le rire qui détruit l’espoir

De pouvoir réécrire une belle histoire

Tu sais que nos contradictions nous chuchotent tout bas

Les paroles d’une chanson qui m’émeut chaque fois

Toi, tu sais me plaire, toi tu sais m’attraper

Tantôt tu me serres, tantôt tu me laisses errer

Toi tu es le rire qui détruit l’espoir

De pouvoir réécrire une belle histoire.

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous

UN NOUVEAU JOUR Ep.4


C’est toujours un plaisir pour Mathilde, Marion et moi – même de vous proposer : « UN NOUVEAU JOUR ». Voici le 4ème volet.

Abondance des espoirs


Le sucre glace sur le millefeuille des villes

Étaient la gourmandise du silence

Qui éclairait les cuisines avant de s’envoler,

Odorant, par les cheminées.

Au matin, les étoiles tapissaient

Le vallon et je m’étonnais

Qu’il y ait assez d’espoirs dans l’univers

Pour recouvrir le monde jusqu’à l’ignorance.

La patience faisait l’exception

Pour laisser la parole à l’insouciance

Et avant même qu’on en fût repu

La fonte refaisait les sanglots des rues.

UN NOUVEAU JOUR Ep.3 (poème et chanson)


Au chant des cigales

Cachée derrière les containers cerbères de ce qui n’est plus, tu attendais le carrosse bleu gardien de ce qui allait être en promesse éternelle.

Vers l’inconnu, comme envoûté par les sirènes de chaque été se faisant mystère des terres, l’espoir filait contre les vents pour se camoufler du soleil brûlant et ne profiter que des caresses des brises sur nos cœurs, nos regards et nos sourires envoûtés.

La poussière dansait sous nos pas silencieux et timides avant que le souhait ne soit foi. Le temps se figeait alors en lumière et en couverture de lit de terre de feuilles et d’amour.

Ici le souvenir reste un miracle. L’instant se fait mémorial. Et nous voici bravant les saisons à chanter comme ces cigales témoins de la patience à jamais rompues.

L heure entame un adieu, l’éternité rayonne sur notre bonjour.

Boris Sentenac

La surprise

Elle se dessine dans les regards

On l’imagine avec espoir

C’est l’ennemie de tous les routiniers

Qui préfèrent leur vie bien planifiée

Elle n’aime pas qu’on la découvre

Car tôt ou tard la porte s’ouvre

Mesdames et messieurs, la plus intrigante

La plus belle aux yeux de ceux qui la chantent

La surprise, sans elle la vie serait bien fade

Y en a des belles, y en a des crades

Moi j’aime celles qui font sourire

La surprise, quand elle nous met en émoi

Elle réchauffe les cœurs les plus froids

C’est pour cela que je l’admire

Elle se déguise dans le noir

Hante la brise matin et soir

C’est la complice des petites larmes

Qui glissent sur les joues de ceux qu’elle désarme

Elle n’aime pas qu’on la découvre

Car tôt ou tard la porte s’ouvre

Mesdames et messieurs, la plus intrigante

La plus belle aux yeux de ceux qui la chantent

La surprise, sans elle la vie serait bien fade

Y en a des belles, y en a des crades

Moi j’aime celles qui font sourire

La surprise, quand elle nous met en émoi

Elle réchauffe les cœurs les plus froids

C’est pour cela que je l’admire

On s’attendrait à ce qu’elle vienne

Quand on approche de la vingtaine

Alors je joue le jeu, naïve et innocente

Je ferme les yeux, je me fais impatiente

Elle n’aime pas qu’on la découvre

Car tôt ou tard la porte s’ouvre

Mesdames et messieurs, la plus intrigante

La plus belle aux yeux de ceux qui la chantent

La surprise, sans elle la vie serait bien fade

Y en a des belles, y en a des crades

Moi j’aime celles qui font sourire

La surprise, quand elle nous met en émoi

Elle réchauffe les cœurs les plus froids

C’est pour cela que je l’admire

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous

UN NOUVEAU JOUR Ep.3


C’est dimanche et voici donc le troisième opus pour : « UN NOUVEAU JOUR »

UN NOUVEAU JOUR Ep.2 (poèmes et chanson)


Aèdes de notre chemin

Comme liée par le nœud de l’ombre d’un châtaignier gorgé de richesses d’hivers, la croisée des chemins, déjà chacun caressé dans l’inconnu par le partage des mêmes étoiles, aux distances d’un même horizon de papier et d’encres tressées en amarres, brise le silence des prières accrochées et déchirées sur les chapelets de chardons touffus en rempart de l’espoir.

Le hasard nous donne la main.

Ainsi, comme une chance lancée en couverture d’un monde pareil au sourire d’un bonjour, en chants de couleurs des terres et de ses jeunes promesses, la transparence des mots s’éveille à nous : aèdes de notre désormais même sente de sens.

Boris Sentenac

Fille verte

Poète, couche à l’encre brune la fille verte des pays secs où il pleut du soleil dans les herbes qui ne connaissent plus la soif et cache l’amour qui appelle !

A celui qui se désespérait de sa page, sous les chênes et les pins et sur le tapis de leurs souvenirs qui frémissaient sous les tremblements caressés de la sylphide et qui se recouvraient de la brise qui s’activait à dénuder le sol de l’inutile pour le rendre tel qu’elle s’offrait, la belle se couchait en étirant le palais de son cœur comme pour étendre son sourire qui rendait la fraîcheur à l’instant vacillant.

Le temps suspendu dans ses yeux d’éternité verte plongeait dans le regard de la nuit. Les corps allaient s’unir comme les cœurs  aux enchantements naissants enfin lovés entre eux. Les couleurs et les lumières se faisaient bruits tandis que le silence se faisait éclat.

Le génie des hommes tue, de cuivres linéaires tendus, l’ombre des distances. Les poèmes et leur certitude, de ce qui est devenu souvenir, éteint l’abîme. Flou et électrique sa voix invite en son foyer et son sourire illumine le bureau de papiers et se couche à l’encre brune, comme regardant le bonheur de celui qui espère sur sa page.

Boris Sentenac

Plus la poisse

Oh comme le monde est moins amer

Depuis qu’on se dévore des yeux

Elle me met la tête à l’envers

Plus que tous les spiritueux

Oh comme les gens semblent intrigués

 En voyant deux sourires heureux

Devrions-nous leur expliquer

 Qu’ils sont simplement amoureux

Chérie fais-moi croire que l’on a plus la poisse,

Que la chance la remplace enfin !

Je te fais cadeau de ma reconnaissance,

Pour avoir permis cette renaissance.

Comme les choses semblent être un rêve

Depuis que le temps est amour

Je songe à ces nuits sans trêve

Qui devraient durer toujours

Chérie fais-moi croire que l’on a plus la poisse,

Que la chance la remplace enfin !

Je te fais cadeau de ma reconnaissance,

Pour avoir permis cette renaissance.

Oh comme on s’est crues immortelles

Le temps d’avoir réalisé

Que l’amour n’est pas éternel

Mais qu’il a su nous transporter !

Chérie fais-moi croire que l’on a plus la poisse,

Que la chance la remplace enfin !

Je te fais cadeau de ma reconnaissance,

Pour avoir permis cette renaissance.

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous.

UN NOUVEAU JOUR Ep.2


L’aventure continue, voici le deuxième épisode. Faites passer le message 😉

Et si vous avez manqué l’épisode précédent ( « Un nouveau jour » est publié par épisode tous les dimanches) le voici :

L’exceptionnel des saisons


De la saison lumineuse dévorée, il n’en reste que le piquant qui s’estompe en son palais bâtis en murs de cendres devenues froides.

Ils s’élèvent dans les cieux pour s’y fondre comme un souvenir que l’on ne sait que sans plus en vivre ses couleurs originelles.

Les essences des arbres ont appris le langage des ombres écrasées qui rend inutile la sortie vers quelques éclats bien timides aujourd’hui.

Les rires craquent comme branches mortes mais font feu de douceur pour le foyer nouvellement nourri.

Laisse dont la fumée s’échapper comme s’étire un sourire assagit qui s’offre le repos de ses éclats passés pour préparer ceux de notre prochain été.

C’est en se posant sur le prévisible de chaque saison qu’on bati l’exceptionnel qui nous épouse.

UN NOUVEAU JOUR Ep.1 (poème et chanson)


Fenêtre ouverte

A l’heure où les rudes clochers abandonnent la surveillance d’un quotidien habillé de traditions jaunes et bleues, te voici confinée dans le sortilège de la contradiction de l’heure sombre envers l’imperfection de nuances solaires étalées autour de ton confort drapé de la fuite nécessaire.

Derrière la fenêtre laissée ouverte, apparaît l’embarras du choix du songe sur le temps qui semble se moquer des lumières filantes parallèles, s’étirant vers des mystères prévus pour d’autres en bruits réguliers et mourant d’horizon, irritants quelques gardiens de jardins qui finissent, pour s’assurer d’avoir chassé ces voyageurs tardifs, par humer la brise qui caresse tes songes naissants au cœur de la bataille d’étoiles contre leurs répliques, au faible vertige, que le printemps rend éclatantes et figées et qui, par les lampadaires pétrifiant l’éveil fatigué des routes, pétillent de dorures sur leurs branches de gardes en treillis.

Dans le temps distendu de l’éclat de ces gardiennes qui se fondent dans la vie et qui suspendent la mort, ton rêve éclate la suprématie des horloges anachroniques du moment.

C’est ainsi, fenêtre ouverte que les regards de la nuit se posent sur tes rêves qui s’envolent, comme dérobés par les ténèbres et aux couleurs absorbées par la lune, fenêtre ouverte et paupières closes : comme un premier « je t’aime » lancé à l’espoir.

Boris Sentenac

Je prendrai la peine

Je prendrai la peine un jour

De poser des mots

Sur ce qui me freine toujours

De lever le rideau

Qu’y a-t-il derrière ?

Je vois des ombres danser

Elles ondulent, prospères

Et se laissent porter

Je prendrai la peine un jour

De t’écrire une lettre

Et en lisant mon discours

Tu comprendras peut-être.
Qu’y-a-t-il derrière l’enveloppe

Scellée à la va-vite ?

Peut-être un surnom d’époque,

Une promesse tacite

Je prendrai la peine un jour

De sonner chez toi

Te saluer le souffle court,

T’emmener avec moi

Qu’y-a-t-il derrière la porte

Que tu tiens entrouverte ?

Peut-être une fille plus forte

Qui n’encourra pas ta perte

Je prendrai la peine un jour

De nous extirper

De ce dialogue de sourds

Qui nous fait hésiter

Qu’y-a-t-il derrière le voile

Qui vient couvrir ton visage ?

Oh, j’aurais bien trop de mal

À faire tomber le mirage.

Mathilde Kaori

Retrouvez « UN NOUVEAU JOUR » ci-dessous :

UN NOUVEAU JOUR Ep.1


Voici le premier épisode de la rencontre entre poèmes, chansons et illustrations

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Un nouveau jour (à vos agendas)


Bonjour,

Le projet commun que j’ai avec Mathilde Kaori et Marion Gay voit le jour. Il s’agit de la rencontre entre poèmes, chansons et illustrations.

Dès dimanche, retrouvez donc :  » Un nouveau jour « .

Ce projet sera diffusé sur ce blog et sur ma chaîne Youtube chaque dimanche pendant 8 semaines. Et pour vous donner un avant-goût, cliquez sur la vidéo ci – dessous.

Et pour ne rien manquer, abonnez-vous en cliquant ici

Vœu d’un sourire


Puisque la lumière des étoiles

Dit ce qui n’est plus,

Hier parle de demain.

 

L’espoir est un vestige

Qui étire son éclat

En éternité que l’on ne peut que croiser

 

Paroles lumineuses

De poussières d’étoiles,

Le vœu est un silence

 

Sur le temps prononcé,

Sur le voyage d’une promesse,

Comme étoiles sur nuit.

 

J e n’ai d’autres vœux

Que celui de l’empreinte,

Dénuée d’ombre, d’un sourire.

La lumière de l’insomnie


La croyance s’impose comme la lumière des rues.
L’espoir s’efface comme la lumière dans la toile grise des regards usés.
Le chemin s’étire comme la lumière d’une bougie.
On sourit à l’ignorance comme la lumière de l’insomnie.

Chaud les marrons !


Chaque doigt des terres retenait les billes de l’avenir

Et de cette opulence ne naitra aucune forêt.

L’élan sera de fumée pour signer les rues de l’hiver

Et trois mots pour une chaleur fugace

Ne fera que maigre souvenir d’hiver

Qui nous reviendra à chaque froid à venir.

Vernis de la vie


Il est étrange de désirer le vernis de l’océan de la vie sans vouloir se mouiller.

On ne s’offre que le voyage vers les déserts du soleil écrasant et aveuglant, fuyant la bravoure qu’imposent les vents puissants.

On ne retourne à l’eau que pour oublier la sécheresse de nos mots qui palissent à l’abandon de ceux issus du fond des mers.

On ferme les yeux sur le devenir de tous les regrets pour ne les ouvrir qu’à la reluisance de l’instant.

La plus belle intention est un destin soufflé par les tempêtes que l’on n’a pas soupçonnées.

Vernis, insaisissable, on finit seul même accompagné.

Futur éveil


Sous le zinc du matin enivré de Népenthès de nuit,

Sous l’espérance des déserts qui ne profite qu’à la foi verte,

Le souvenir sur son marbre veiné aussi dur que froid,

En secret dévoilé, taillé et poli telle parole forte

Qui s’offre à la caresse humble sur la lecture noble

Qu’alors en un premier effort chacun fait seul sans en être encore,

En apesanteur, tout se raidit en oubli éternel.

Pluie de pensées sur un soleil en carence pour glace fuyante

Le silence de ton courage est vestige lumineux

De toutes tes promesses dont les échos éparpillés sont chances

D’aveuglé de merveilles passées, à son présent réveil.