Reflets


Mirroirs d’un jour brisé en éclats de jours sur la nuit pour reflets étincelants d’une éternité de jours,
promesse originelle en espoirs pour demain, le présent est un souffle sur la poussière. Elle s’envole et se redépose sans cesse comme chaque lettre pour tous poèmes.

Aux fossoyeurs des espoirs


La veuve noire étale ses pattes sur sa toile d’étoiles

Et patiente jusqu’au matin des constellations de larmes

Et d’ombre comme jeté de son regard multiple.

 

En injure au néant, il me reste ma page

Blanche comme la lune avec ses montagnes de mots

Que je donne aux fossoyeurs des espoirs.

Élan de prière

Élan de prière


Elan de prière, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

Élan de prière, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

Les nuages sur l’invisible caressant tous les lieux

S’emparent des prières

Que les pierres destinent à l’invisible lumière.

 

L’élan figé des hommes sur le lieu fait l’instant

Soufflant l’espoir

Que les nuages ne libèrent pas.

Mots du matin


La branche nue du matin gratte le nuage du sommeil

Pour endormir la journée en silence de temps perdu.

 

Les mots ne sont plus que noirs sur blanc

Et s’écrasent contre l’iris, volet de ton univers.

 

Le sucre fondu enrhume la branche nue du matin

Pour éveiller la journée telle cuillère à café.

 

Les mots sont posés pour être croisés

Et se croisent contre la bouche, clé de ta lumière.

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Beauté


Sans jamais trahir la lumière,

Fermée à la nuit comme le silence,

La fleur s’ouvre comme un secret.

 

Insensiblement elle dévêt l’avenir

En poussière pour douceur sucrée

Ou couleur de mystère d’éclats.

 

Ses mots sont un parfum

En consonnes bourdonnantes

Reliés par quelques tirets de vents.

 

Dénuée de raison, elle fait monde

En un jardin que le monde

A fait par bien des raisons

Pupilles noires


Poussière d’hiver pour cendre d’été

L’ombre est charbon d’hier

Glacée par le déni de l’abandon.

 

Comme tous les souvenirs,

L’offrande de la lumière

Est sous l’horizon.

 

Soleils bleus, soleils verts,

Paupières d’espérances

Et parfois de confiances,

 

Finissent ouverts

Sur les pupilles noires

Et dilatées du silence.

Douleur


Le silence s’étale depuis le centre de gravité de sa douleur

Me retenant de tomber, il m’étreint face au vertige

Comme pour faire des pas passés, les racines des pas manqués

Le sarcasme du vent de la pensée m’assèche la parole

Ma douleur se tait depuis le centre de gravité de mon silence

Brouillard


Le rideau trop long du ciel s’étale sur la vie,

Filtre la lumière pour en faire son silence

Et marque un arrêt au voyage, se délestant

De ses morts : vivants troubles sans plus être troublants,

Puis il continue de se charger de son retour

D’un mystère à un autre, périple sans aller.

Extrait « J’attaque un nouveau jour » Mathilde Kaori


Voici un extrait de la chanson « J’attaque un nouveau jour » de mon amie Mathilde. Retrouvez son blog en cliquant sur le lien suivant :

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Lune pour demain


Sucre parfois fondu comme un rêve dans la parure des heures traversant le salon du repos, La lune croise quelques regards lointains qui ne se devinent pas en longeant le buffet des couleurs dont elle est gourmande.

 

Je lui donne les miennes que je ne sais étaler qu’en mots et qu’elle écoute dans son halo qui impressionne les étoiles.

 

Il me reste à prendre congés avec son éclat comme on salue un poème qui ne dit qu’une part de sa force sur l’espace qu’il occupe et dont on espère découvrir ses nuances à la page suivante comme on s’endort dans l’espoir du lendemain.

Élan de chute

Élan de chute


Elan de chute, Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Élan de chute, Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

 

Tandis que la lumière m’interpelle ici

L’ombre des hommes découpe le ciel

Depuis l’horizon que l’on ne peut que croire.

 

Elle s’élance de son origine involontaire

A sa flèche voulue comme une promesse

Que racontent les mots en phrase de chemin

 

La vie s’élance vers l’éclat

Tandis que l’espoir des hommes

Est un élan offert par la chute de la lumière.

Sage envie


Tes cheveux s’étalent
Parcimonieusement
Sur ton doux visage
Par le vent d’un temps
Pareil à l’oubli.
Mes minutes fugaces
T’observent en caresses
Transparentes de quiétude.
L’envie est belle
Lorsqu’elle se satisfait
Que de sourire.

Déni d’ivresse


Le ciel fait sa lessive des poussières scintillantes de la nuit.

Puis il souffle sur les cendres des hommes

Autours des arbres qui boivent le soleil

Avant que leurs atours ne s’effondrent, ivre de leur népenthès,

Raides comme nous le deviendront, sur leur cimetière brillant d’hiver.

Silence


Entre la fureur des saisons pour leurs fruits et l’avenir parqué en rangée d’abondance, le silence parle de ce qui n’est pas et qui suffit.

 

Il est profond comme une caresse, riche comme la lumière sur le monde à faire blêmir son or sur l’instant de la confiance dont il parle.

Tel jour de foire


Tels ces jours de foire de mon enfance, tandis que les étoiles fatiguées se déshabillaient derrière le voile des nuages qui s’éveillaient, la place s’encombrait de couleurs et de sucres pour prétextes de jeunes sourires à s’acheter.

Tel un bateleur qui aurait soufflé sur la dalle de nuages pour quelques sous brillants comme l’astre en ses draps bleuâtre, nous sommes toujours dans la frénésie des artifices.

Pourtant auprès de l’âtre qui nous attend, même éteint, rien n’est en suspens, tout est de côté.

Continent de nuages


Etendu, ici comme s’il n’y avait plus de lieu,
Un voyage se fait en reflet de toutes les terres
S’étirant en tout temps inconnus
Faisant de chaque seconde
Une éternité aussi vaste
Que les continents de nuages
Etendus, ici comme s’il n’y avait plus de lieu.

Matin endormi


Au matin, le rideau caresse ton sommeil
Qui souffle en brise légère
Sur la patience de chaque objet
Qui me parle de mon silence.

La lumière surveille sans rien dire
Tandis que quelques voisins claquent leur porte
Comme pour rompre avec leurs préférences
En s’empressant de fuir comme le temps.

L’espoir est lumière de nuit
Le rêve est nuit de lumière
L’instant dit le silence en beauté
Qui, sans rien brusquer, unit.

Hirondelle d’automne


Mon silence est une hirondelle d’automne.
Il n’en reste ici que son nid de promesses
Qui découperont la chaleur immobile
Pour qu’à la fin du jour
Le murmure de la nuit me fasse sourire
Dans son silence que je fais notre
Et certainement éternel.

Doute bien rangé


Je laisse au fond d’un tiroir les ciseaux de mes mots pour ne pas couper ton sommeil et briser le rêve que je n’ose faire mien.

Le doute ménage le goût de la sucrerie qui s’offre en tes yeux comme un gouter d’enfant.

Sauf ce ruban de mots, tout est bien rangé.

Stupeur d’hier


De l’écho, il ne reste que le silence,
Fossile gris de sourire
Sur la renaissance des couleurs.

L’empreinte d’un souffle
N’a retiré du chemin
Aucune poussière du monde.

Les nuances découvertes
Font ta laine et ses nœuds
Et la stupeur du prochain hiver.

Traversées N°96


 

Bonjour,

 

Le numéro 96 de la revue Traversées vient de paraître. Dans ce numéro, vous pourrez découvrir de nombreux auteurs et retrouver 8 de mes poèmes inédits pour cette troisième participation au sein de cette revue. Bonne lecture

Pour accéder au site de la revue : Traversées N°96 -Été 2020

Horizon de lumière (3)

Horizon de lumière (3)


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Photographie : William Trang, tous droits réservés.

 

Phare de l’horizon

Il est mon phare

En mes murs

Pour ombre de vie.

 

La verticale à l’élégance

Des courbes élancées

Que je ne peux m’offrir

Qu’en secret de lumière.

 

L’éclat solitaire parle

En ses mots brûlants

Des mensonges qui circulent

Trahis par les fenêtres.

 

Sur la Seine se noie

Le reflet fatigué des regards

Qui dans un jour suivant

Et d’ailleurs, prêtera à la lune

 

Quelques ombres insomniaques

Dans les rues et sur les étoiles

Et m’offrira mon silence

En savoir pour respect imposé.

Horizon de lumière (2)

Horizon de lumière (2)


IMG_18071

Photographie : William Trang, tous droits réservés.

 

Au loin le ciel salue les terres

Et retient la lumière

Pour n’en offrir

Qu’un reflet de poussières.

 

Le nuage en vase de soleil

Déborde de jour

Et abreuve le miroir de la mer

Sans rien divulguer de ses mystères.

 

Que voit la terre allongée,

Offrant la sculpture de ses seins

Qui cache ses regards bleus,

Des cieux de ses sommets ?

 

Le silence est une illusion

Qui répond au souhait

D’un départ pour un autre

D’un nouveau sur un connu.

 

Me voici en face à face

De l’ignorance qui se sait

Sur ce que je sais seulement

De ma propre ignorance.

 

Ma ville est une fuite

Qu’elle n’a pas désiré

La terre de mon arrivée

Est un espoir non deviné

 

Et le nuage inondé de lumière

Est écrasé entre ciel et mer

Comme je le suis dans la violence

De langages d’envies et d’attentes.

Horizon de lumière (1)

Horizon de lumière (1)


IMG_18051

Photographie : William Trang, tous droits réservés

 

Le jour est un marbre lourd

Qui souffle loin des regards

La poussière de charbon

De la nuit en ligne d’horizon.

 

La coupole crevée se répand

En ombre sur les hauteurs des ombres

D’un jour qui s’offrira à son tour

A l’ombre froide tel le marbre lourd.

 

Au loin l’océan de soleil

Se verse sur l’appétit du temps

Qu’il compte déjà jusqu’à ma fenêtre

En le noyant dans mon café.

 

D’un trésor à un autre

Jusque dans la quête de chacun

Cachée dans le béton qui s’élève dans le ciel

Se côtoient un océan avec le soleil.

 

En spirales les rêves et les espoirs

S’enroulent et se déroulent

Se nouent et se dénouent

Comme autant de frontière pour un horizon.

 

En cet instant furtif

Nuit, matin, journée

Se disent sans rien me dire

Que l’heure qui me fixe en spirale.

 

Le vertige est une sensation

Qui fustige l’émotion

Comme mes rêves sur mes espoirs

Qui se désignent comme moi en instant furtif.

Vents


Consumées par nos regards ou incendiées par les maux d’un autre ?
Il est des étoiles qui meurent.
Leurs cendres font le drap de leur dernière nuit que ses compagnes soufflent en poussières d’horizon.
De vent solaire en vent de terre, le voyage continue.

Voyage (1)


L’hirondelles s’agrippe aux cordes tendues du soleil
Et s’envole loin en notes noires vers les couleurs
Qui ont glissé comme le reflet brûlant des longs rails
Qui se contractent telle une patience de promesse.
Le voyage s’offre toujours par tous nos chauds espoirs.

Oubli


Est – ce parce que tu savais la hauteur à partir de laquelle le ciel s’élance, qu’il a frappé sur les vitres ?

 

Est – ce parce que tu savais le plafond du rêve, que les filles des terres ont façonnées leurs moulures ?

 

Est – ce parque que tu savais la nourricière de tous les espoirs, que le vent étranger a secoué les poussières de ton jardin ?

 

Puisque tu ne pouvais pas oublier ce que tu saurais, tu ne pouvais que savoir que tu oublierais…

De Raymond Farina « La gloire des poussières »


En cliquant sur le lien ci-dessous, découvrez quelques poèmes de Raymond Farina extraits de son dernier recueil « La gloire des poussières » paru aux éditions Alcyone. Bonne lecture.

http://www.editionsalcyone.fr/446895588

Ailes blanches aux mots noir


Noires sur blanches, les ailes suspendent le regard sur les couleurs et les ombres, sur les chaleurs que gifle la fraîcheur.

Les vents emportent les nuages d’hier tandis que la mémoire les redessine avec son crayon de certitude.

De ce qui était, tu n’as rien d’évident, poète, sinon que tes ailes blanches aux mots noirs qui restent ce que tu es.

Devenir de mots vagues

Devenir de mots vagues


Devenir de mots vagues, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

Devenir de mots vagues, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

 

Aussi dur qu’un souvenir fatigué et imprégné de l’éclat des nuits,

 

Lit des vagues qui tentent l’oubli par les ordres des lumières

 

Chahutées par la danse invisible et longue de ses sept temps

 

Qui se répètent en illusion d’éternité et que seul le chant des vents

 

Ponctue pour rappeler à la vie et en faire le nécessaire sur les rides,

 

Le fossile découpe en silence l’éphémère interminable des tisseuses d’écumes

 

Pour phrases de marées s’élevant pour se retirer

 

Comme le bonheur des hommes et dont il ne reste

 

Que la mémoire et son écho de tous les mots prononcés

 

En langue morte devenue mystère de son berceau et figé comme un tombeau.

Squelette de lacets


Après que nos pieds aient
Furtivement échangés leur sommeil,
Il est temps de partir
Vers nos pas silencieux et décidés,
Cachés d’une peau morte
Au squelette de lacets pour paroles.

Le soleil bleu


Allongé, un soleil bleu éclaire mon éveil et ponctue mes rêves qui s’endorment, restés accrochés à quelques heures déjà lointaines de leur nuit.

La dune tissée n’étale aucune ombre sous le ciel de la chevelure arrangée par le vent de la quiétude partagée.

Le saphir, détermine la valeur du jour naissant en offrant un nuage carmin qui s’étire sur la plage d’un silence d’or.

Les secondes furtives, frontière d’un rêve à un autre, ont dit l’essentiel de leur si belle lumière.