Grandeurs


L’empreinte du ciel signe en silence son rêve gourmand

Sans rien figer sur les roches par les ombres des instants

Et l’ombre du jour qui luira des mille promesses inscrites

Sur la feuille du monde que seuls quelques enfants savent lire

Tandis que les grands bavards n’y font que compter.

D’ici pour là-bas (3)


Photographie Anthony ALIOUI, tous droits réservés

C’est au sommet de terres conquises que le jour s’enfuit là-bas, toujours là-bas.

Rond comme l’éternité, je croise le refuge d’ici, nécessairement d’ici.

Et pourtant, il n’est que celui de l’instant.

Demain il ne sera plus mais mon sourire saura toujours que là-bas est demain d’hier

Et qu’ici n’est que maintenant en mon regard vaporeux s’enfuyant d’ici pour là-bas.

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Ici pour là-bas (2)


Photographie Anthony ALIOUI, tous droits réservés.

La lumière est ronde

Et l’élan que lui prête

La main oubliée du fer forgé

Semble se fatiguer

De raconter son espoir

Comme chacun raconte le sien

Dans la ronde de l’ombre de l’éclat

Laissant alors quelques repères

Sur un chemin croisé pour toujours croire

Au sien par rédemption telles cendres d’oublis

Et tandis que nul ne peut mourir qu’en l’endroit de son instant,

Toujours partir d’ici pour là-bas même si la lumière est ronde.

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Ici pour là-bas (1)


Photographie : Anthony ALIOUI, tous droits réservés.

Drap de nuages en vagues

Sur vagues initiales figeant

Le tapis de sable en vagues gourmandes

Aux vagues du vent,

Entouré de la mémoire vague de rocs pour lit d’espoir,

Comme les vagues, aussi vagues que le temps, là-bas est ici.

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Suffisance


Fardée de dentelles de mystères et maquillée de certitudes sur tes doutes,

Parce que tu ne marches que sans l’éclat du monde,

Sans qu’aucune ombre que la tienne retienne la poussière de ton soleil de sable,

Soumise au seul vent de ton souffle d’hier qui te revient en tempête sur ton désert que tu arroses de tes larmes,

Issue de tes chants qui font de l’horizon un espoir de terres au sein de ton champ perdu,

Tu parles en vain à ton silence de demain.

Silence


Je respire le ciel pour m’enivrer de paradis

Et j’oublie que les poussières du monde

Usent mon souffle.



Au loin, la frontière fuyante comme le temps

Semblant étirer la poussière des morts

Fige mon regard.



Ici ton bonjour enivre mon paradis

Et j’oublie que les poussières mystérieuses

Couvrent mon silence.

D’ici vers ailleurs


Dans un tunnel d’élan métallique

Précipité d’ici vers ailleurs,

Pour un ailleurs vers ici,

La distance s’étire

Aveuglément

dans la nuit

Et tu dis

De demain

Ce qu’était hier

Insoupçonné du temps,

Que tu n’aurais Jamais dû prononcer

Pour ne rien faire de la distance du silence.

Comme la lune


La lune joue de son piano d’étoiles

Et la transparence de souvenirs

Joue sur la corde de mon sourire.

*

Elle s’éclipse et fait silence pour renouveler

Son répertoire sans jamais oublier

Les jours passés qu’elle renvoie

*

En sourire d’hier ou de demain

Ou bien de sa pleine face

Marquant le temps inconnu

*

A mon sourire patient et sage

Silencieux comme la transparence

De souvenirs d’un monde qui n’a jamais été.

Fruit de demain


Le silence s’offre sans que jamais personne n’ait à l’appeler

Et sans que ce ne soit que celui assourdissant de la souffrance.

Les mots ne sont alors que déluges et l’espoir reste le vent inconnu sur les terres

Inondée par les larmes des excès qui ont fait le manque

Et sans marquer l’oubli, l’indifférence fait d’hier

Le fruit d’aujourd’hui qui engendre demain.

Sans limite


Le soleil retire délicatement le drap d’ombre sur le voyage incessant de la rivière qui se moque de la limite du temps.

Quelques pas frais découvrent un vieux muret de pierre qui ne dépose que son temps pour limite du lieu.

Au loin le clocher sonne l’heure de l’instant avec la retenue de la distance pour limite de ses siècles.

Et l’instant se dépose sans limite.

Echoes (for the future ?)


Je n’étais même pas né quand les Pink floyd ont proposé leur écho. Et aujourd’hui c’est mon fils qui fait écho au mien. Dans sa troupe de copains il se fond en ce temps où la musique et le texte faisaient poème.

Merci Baptiste et merci à tes copains. Sincèrement.

Nu


Ce matin, comme toute vie, le ciel est nu et sa peau de rêve caresse ma désertion : les tissus des excès des envies qui disent nos manques des craintes, naissant en chacun par faiblesse face à l’ardeur des trop longs jours ou face au piquant des jours fuyants…

Au bord du lac


Au bord du lac,
Me voici poussière du regard fixe
Sur le rêve du jour
Qui souffle sur les paupières vertes
De toutes les espérances.

Le silence gazouille et s’envole,
Emporté par la brise de la quiétude
Que seul mon oubli de lointains greniers
Peut m’offrir.

Au bord du lac,
Me voici poussière oubliée
Par son silence qui se fond à la nuit,
Laissant au matin ses larmes
Sur les souvenirs d’étoiles passées comme l’espoir.

A quoi bon dire la lumière
Puisque je ne peux rivaliser avec l’éclat
Sans laisser ma brûlure
Comme celle du monde en guise de retour de flamme.

Au bord du lac,
J’offre ma transparence
Pour quelques sous fugaces
Scintillant sur l’instant
Solitaire de tous mes rêves.

Des mots, la poésie s’offre libre
Comme le repos de tous
Fait du rêve de chacun,
Comme un regard pour élan du réel.

Bonbons de demain


Je croque dans les sucres
Aromatisés à l’enfance

Tandis que le jour entame
Ses heures avancées

Et mes doigts collant de gourmandises
Étalent les souvenirs

Sur les ombres allongées
Dont je ne sais

Si elles s’étirent alanguies
De leur sommeil ou de leur éveil

Comme ma solitaire et pudique évidence
De savoir que je ne sais pas.

A voir



Éclatant comme le rire coloré d’un soleil naissant,

L’enfant court après le vent,

Croisant d’autres couleurs

Sans se soucier de la poussière sur ses pas

Et sans voir,



Couronné par l’usure blanche

Que la brise console,

Le regard du vieillard étalé sur la poussière

Qui raconte les pas de tous, le temps ne lui parlant plus,

Ne voyant plus que l’abandon de son soleil.



A ce croisement, je vois la réalité au travers de l’impression de chaque vérité.

Non-événement


Les filles de chaque goutte de pluie comptent sur la vitre les éclats des jours pères des chagrins.

Puis le vent passe son chiffon et chasse au loin l’effondrement annoncé.

Ne reste que la poussière endormie comme autant de grains de souvenirs de la torpeur de chaleur.

Fatigue


La noyade du silence
Sur les vagues des bavardages

Pour courant du temps
Qui étire vers la transparence

Les couleurs de son jardin
Comme le crépuscule des croyances,

Fait de l’instant
Le rappel de l’éternité

Qui scrute ta fatigue
Dans la gueule des flots

Sans qu’aucun vent
Ne ramène la corde

Des poussières de l’horizon,
Laissant l’oubli à l’abandon.

Le phare que tu as laissé
Te cherche en caressant

Le voyage suspendu
Et s’il devine, il ne voit

Qu’aveuglé son espoir
Ne jamais s’envoler en prière.

L’attente pour sommeil
Ne fait pas du repos la patience.

Elle est la main
Qui te tire vers le rivage,

Un autre jour
Pour une même terre,

Une absence dans l’absence
Qui fait du soleil

Une langue étrangère
Du monde familier.

Comme la colère


Le chemin de l’orage

Oublie ses pas lourds.

La foudre dévore la lumière
Avant que son rideau n’éponge la soif

Des heures silencieuses
Soumises à la colère.

Le temps ne sait jamais
Son chemin furtif

Qu’un vent finit par chasser
Pour rien.

L’évidence



L’évidence est une miette qui prend toute sa place

Comme si elle prenait toute la place.



La facilité est son offrande gourmande

Qui ne nourrit jamais celui qui la déguste.



La dérision sèche pour raison

Fait la folie rassurante et silencieuse,



Comme une harmonie d’une seule parole

Sur un chant envoûtant de nuances.



La folie est l’évidence du regard

Comme un sucre pour bonheur.



L’évidence est la folie du monde

Comme anxiolytique pour paupière de chacun.

Légèreté


La feuille naissante de l’arbre
Accueille la brise
En la saluant avec légèreté.

Elle étire sa robe verte
D’espoirs vers l’été
Et s’endort paisible sous ses étoiles.

Puis la fatigue lumineuse l’habille
Et de l’insouciance des raisons,
Plus lourde que l’univers et toujours légère,

Elle s’abandonne au poids du monde aussi lourd
Que le silence de l’oubli des fruits permis
Sur le passage de sa conscience.

Paroles des étoiles


D’un sourire de la lune qui s’évanouit
Il reste les lumières si légères
Qui flottent sur la nuit
Sans jamais éblouir.
Leurs murmures sur le silence
De leur lit fait le poid
De nos espoirs transparents
Comme le souffle de l’heure
Qui voyage jusqu’au jour.
Puis elles se taisent.

Sourire de la lune


Comme l’amour, la lune ne voit que ceux qui la regarde.

Avec l’arrogance des villes

Comme une évidence sur la vie,

Elle couvre le regard des espoirs de la nuit.

La lune prend le temps de nos rêves

Pour nous scruter en face

Et absorber nos couleurs

Lorsque nous croisons son regard

Partagé avec ceux de l’impossible.

Puis elle sourit…

L’émerveillement


Comme la lumière à la naissance du jour, l’émerveillement étire l’instant dans ses draps d’insouciance.

Il n’y a plus d’heure pour compter en lendemain sur les sourires qui n’ont de pudeur que leur mot évident de silence.

Murmure de la patience, éclat de spontanéité, l’instant est gourmand comme un chocolat d’enfance qu’on sait à cet instant qu’elle n’est pas perdue.

Le soleil sur la peau


La lumière ébloui mon regard tandis que sa chaleur s’étire sur ta peau.

Chaque seconde de sa caresse est une brûlure sur mes années.

L’évidence offerte par l’éclat est un joyeux malheur qui aveugle le temps : l’éternité est un oubli.

Linceul du bonheur, secret du malheur, seule l’insouciance fait du soleil sur nos peaux la couleur profonde de nos êtres.

Le printemps


Un rêve sur le réel s’éveille après le sommeil.

Les nuages s’étirent tout au long de leur voyage plissant pour quelques dernières fois les paupières et souriant à la promesses des jours.

Puis papillonnent les pétales des sucres à venir comme autant de souhaits sur un bonjour.

La lumière retire sa couverture et ne s’habille que de quelques foulards d’ombres comme autant de secrets qui ne seront jamais des non-dits.

Face au soleil, face aux étoiles, du ciel jusqu’au lit de trèfles, sur l’évidence lumineuse de l’instant, il n’y a plus de bourgeons d’espoirs.

Phare du doute


Photographie : Marion Gay, tous droits réservés.

Sans qu’il ne soit phare de l’oiseau, le soleil n’indique rien de tous les vols : il est l’instant qui fait taire les insultes des rues sur les étoiles.

Le temps est passé du rêve à la transparence de la lumière et sans soupir, à l’ombre de sa chaleur, l’oiseau en l’instant céleste mystérieux, semble douter.

D’aimer 8 – Universelle


Le bizarre est l’ombre de ta lumière, et de l’ambivalence, le choix est ta liberté entachée par l’exclusion. Puis lorsqu’un éclat caresse avec sa main de chaleur la brûlure de nos ombres,

Libérés, les mots n’ont plus peur des rêves enfouis. Élancés par un vent de bonheur, le chavirement de l’âme bouscule les vagues de phrases convenues.

Le courant cherche le lit de la quiétude partagée sous nos cieux de tous temps. Et l’énergie est alors universelle : simple et belle d’aimer.

D’aimer 7 – L’énergie


Brûlante comme la lumière

Elle est ce que nous voulons être.

Le monde dicte son mouvement

Oubliant ceux d’hier et injuriant déjà ceux de demain.

Gâchée au-delà de nous,

Elle est en nous.

Le monde essouffle

Tandis qu’elle insuffle.

Le désir a la force du besoin

Mais, obscur il ne voit rien.

Libre, elle est rare

Et s’offre sans ordre.

Elle ne craint rien

Et pour chacun

Et par chacun

A qui la reconnaît,

Simple et forte,

Elle nous enlace et nous élance.

D’aimer 6 – L’amitié


Terre étrangère croisée au hasard

Des vents d’un monde perdu

Dans ses bavardages qui font souffles

De torpeurs, je te reconnais.



Je suis d’ailleurs ici mais plus

Qu’ici en cet ailleurs

Que je n’ai que trop écouté

Et par tes mots, je te reconnais.



Aucun nuage même d’un tapis de neige

N’empêche la lumière de faire ton jour

Que je partage avec le miens,

Proche ou loin, je te reconnais.



Nous partageons les mêmes étoiles

Auprès de notre feu

Qui s’élance comme nos rires et nos pleurs,

Et confondus, je te reconnais.



Et face au monde,

A ses mots propres et rangés

Au fond de ses tiroirs obscurs

En bonheur, nous nous aimons.

D’aimer 5 – Le chavirement


Le souffle de la confiance

Fait la traversée

D’une terre figée

Vers la corde mystérieuse d’un horizon.

Des vagues de l’origine

Mariées au loin aux rêves des jours,

Comme d’une parole ancienne à une autre espérée,

Rien ne dit l’instant par tous les temps.

Confus,  les mots hérités avec ceux choisis

Font vent de tempête

Et nœuds de voyage sur l’évidence

Toujours lointaine et irrattrapable comme la poussière.

Les embruns de l’instant éclaboussent

La sécheresse d’hier et l’ivresse

De ses partages en clapotis

Sur la coque du cœur est bonheur.

Marin au cœur de mon océan,

Dont je ne sais s’il est ciel ou mer,

Je chavire dans les éclats furtifs des vagues

Telles promesses d’un désir étincelant.

D’aimer 4 – La confiance


La peur parlait de respect.

Elle avait établit ses lois

Etouffant les rêves

En rires moqueurs

A ce que chacun est pour l’autre.



Puis, le souffle de quelques mots

Différents comme tous

Ont offert le repos et comme on déploie

La couverture des étoiles,

S’est étiré le sourire de la confiance.

D’aimer 2 – L’ambivalence


Le monde dit non à tes désirs pour n’offrir que son choix.

Tu dis non à la lumière et tu dis oui dans l’ombre.

Tu dis non à tout et tu dis oui à rien.

Tu rêves et tu dis.

Tu dis.



Le sentier n’est qu’un mot

Et tu entends la colombe cachée roucouler

A chacun de tes pas comme un paradoxe

Qui fait mystères retranscrits

Par tes juges bruyants comme des corbeaux

Dont tu sais le bavardage de l’impossible

Sur tous tes possibles.



Peu m’importe ce qui se sait

Puisque nul ne me reconnait.

Telle la liberté toujours en devenir,

Je me connais et je me sais comme le vent virevoltant.



Délivré du sens de la sente sans horizon,

Souriant, je suis déjà ailleurs ici

Face au cadavre de la malice.

D’aimer 1 – Le bizarre


Les rues grouillent de mensonges en manteaux gardant la chaleur de
l’être pour traverser les voies de la cité.

Le silence est le chemin de bavardages qui bitument la vérité au réel
qui n’existe pas.

La pluie est une nécessité ennuyeuse dont on se satisfait pour ne pas
l’accompagner de nos larmes,

Et le soleil est un éclat sur nos peaux qu’on fuit sous l’ombre.

Les rues de la cité mènent nos rêves d’enfants à quelques espoirs
éteints comme les étoiles par les lumières qui chassent tous les
loups.

Je me fiche des étoiles et me moque de la nuit.

D’un temps inconnu, mes paroles jouent avec le vent qui ne sait rien
des horizons et qui, surpris par mes couleurs sans sommeil déposées
sur  les jours d’ici,

S’enfuit en s’étirant comme la corde du monde qui resserre son nœud
bizarre autour du coup de l’étranger que je suis.

Réelles comme un rêve


Offrande de couleurs parfumées pour la lumière naissante de jours à venir, les fleurs rappellent aux regards que la pensée est le masque des émotions.

Elles chantent en silence l’avenir sans se soucier du présent que balaye le vent.

Les jours remercient les saisons passées jusqu’aux plus brûlantes, jusqu’aux plus froides.

Les fleurs comme chaque visage croisé ou retenu, sont l’avenir de ce qu’elles sont.

Flamme de printemps


Flamme de printemps, photographie : Boris Sentenac. Tous droits réservés.

D’un mystère d’hier une flamme de printemps enflamme le rêve que regardent les fenêtres.

La lumière offre la passion éphémère comme les espoirs de jeunesse qui se disent en promesses.

Et dans le vacarme du monde, en silence comme un sourire après un soupir, éclot le charme de demain.

Linceul du jour


Le jour éteint l’horizon et le bruit tire son rideau de poussière

Sur le contre-jour pour dire sans froisser le silence.

La liberté tire sur son rêve pour s’autoriser sur le savoir

En mots simples pour ne rien dire des mots essentiels.

De ces jours passés comme chacun une éternité

Je ne sais que le risque à dire oubliant le risque à entendre

Maintenant ou plus tard tes mots

En linceul sur le silence de jours qui n’existent pas.

Linceul de nuit


Le rideau du matin sur la ville est un oubli.

Elle donne au silence sa poussière d’or

Comme on parle de la mort pour se savoir en vie.

Laissant au monde son expression sur le mystère,

Je sais mes mots qui ne dérangent pas l’heure.

Une étoile rappelle que l’éclat d’ici est prétentieux

Et je me souviens du voile du matin

Sans savoir si le langage quand il parle du silence

Comme un rêve parle, dit le vrai sur le réel.

Entre la quiétude du silence et la peur du bruit,

Je laisse le linceul de la nuit sur mon désir.