Derrière la porte étroite qui saluait notre passage,
La grange qui n’existe plus gardait ses senteurs
Dont j’ai gardé quelques effluves
Dans un de mes vieux flacons de souvenirs.
Quelques pas plus loin, dans le jardin,
Nous étendions du silence
A la pleine lumière
Pour qu’elle ravive quelques couleurs.
L’évidence apparaissait tendue sur son fil
Tandis que du village une cloche pleurait
Troublant l’instant du devenir au vent
Et je demandai la tristesse du clocher.
Il s’agissait de la mort de mon arrière-arrière-grand-mère
Qui me prenait pour mon arrière-grand-père
Et son errance avait rejoint son passé
Tandis que j’apprenais la mienne à venir
Tout en voyant un papillon danser avec l’invisible
N’ayant d’avenir qu’à chaque battement d’ailes
Pour valider chaque fleur rencontrée
Comme je ne voyais que le miens par jour débutant.









