Plage au crepuscule


Tapis du vent qui se plisse sous ses pas comme la menace protégeant ses secrets, l’océan englouti tout jusqu’à l’oubli.

Quelques mouettes voleuses se moquent des dieux des mers en injuriant la parole des saisons.

Le repos se chante en joie de galets caressés par l’écume. Le ressac est intemporel. L’origine est l’empreinte de demain.

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Regard sur le temps


Ma lucarne figée comme la saison scrute l’âge de l’abandon, le temps des promesses, la moitié de vie répétée.

Au loin, au-dessus des toitures présentant leur profil en parallélogramme de leur cadre régulier, l’hiver peigne les arbres et s’enfile dans les flammes froides des peupliers, tandis qu’auprès de tous les souvenirs élancés de feuilles, conversant sur le vent, s’égoutte le ciel de ses larmes.

La transparence des veines jusqu’à l’origine fera la couleur du printemps tombant en lumière pour l’heure grise, comme le silence sur fouillis de branches sombres de patience comblée de mots bruyants pour tous et brillants que pour soi, même pour toi.

Le visage du rêve (2)


le visage du rêve 2

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les poussières de nuit s’étalent sur le tapis des rêves, éclairées par les étoiles, et rient de leur distances par nuances étalées.

Par quel vent asséché se devine en ces mystères la mort frottée sur le tapis blanc du rêve ?

Ton sourire à l’horizon fait l’expression du mensonge aux doutes criant de toutes les vérités.

Identité aspirée, fantôme tel devenir souhaité de Pinocchio, l’éclat lointain éclaire ta survie du possible.

Chant figé dans la glace du chaos comme une pierre crie l’éternité, le piège du rêve est le souvenir opaque de l’origine.

La force du visage de ton amour est le reflet des étoiles.

Voir « Le visage du rêve (1) »  en cliquant sur le lien suivant https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

Caresse frôlée


Face à l’allée bordée d’arbres militaires aux synapses hivernales reliées à l’invisible habité par le reflet de l’éclat souillé au centre de la haie d’honneur, il m’apparaît que l’importance du cheminement ne s’échappe jamais de l’origine infime des croisements gorgés de la subtilité légère du soleil qui, en s’étalant sur mes joues, fait du frôlement du chat adoré bien que parfois revêche de la demeure du bout, une caresse franche.