Tic – tac d’hiver


A la recherche d’un trésor, la nuit a fouillé les petits paradis clos délaissés pour le soleil du foyer.

Surprise par le matin, elle a fui en abandonnant les galaxies de pierres précieuses, faites de lumière, de froid et d’eau, répandues en poussière de lune.

Le soleil va les souffler pour les polir comme cristal de larmes avant que la nuit ne revienne pour tenter à nouveau de s’en emparer.

Le temps s’égrène en cavernes de tes oreilles endormies et s’écoule en transparence des heures.

Le temps est un voleur qui ne se dérobe pas.

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Promenade


Sous les bois, une branche de galaxie de cailloux cherche, et même si elle est injuriée par quelques corbeaux, sa pleine lumière.

A son tour, sorti de sous les filtres verts de l’éclat, le chemin tranche les couleurs des champs jusqu’à l’asphalte muet et dur comme la nuit. Le vent lui-même, lâche complice des corbeaux, semble regarder de part et d’autre avant de traverser la ligne figée.

Le chemin repart par astuce obscure comme une rivière qui s’écoule en secret sous la nuit elle aussi de passage, et renvoie plus loin, à nouveau en l’univers des violettes, sa promenade pareille à la vie tranchant d’éclats sur l’ombre, sa branche de galaxie de cailloux comme un vestige que son cœur chante comme une comptine de son sommeil et dans un souffle tel ressac de toutes les origines comme allant d’un secret à un mystère.