Chemin de vie


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

D’un néant à un autre,
Tes souvenirs et tes projections
Accrochés à ton chemin,
Incrustés sur la cavité de ton temps
Reflétant la lumière aveuglante
Ainsi mystère parlant bonheur
Pour te séduire et te faire voyageur,
Tu ne sais vers quoi tu vas,
Tu ne sais que ce que tu crois.

 

Découvrez le regard de Jean – Michel Melat – couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

La toilette


la toilette

La toilette (Toulouse – Lautrec)

L’heure est à la rêverie des eaux. Le reflet s’écoule sur la peau faisant flaque de linges et horizon de mur.

 

Tu abandonnes les souillures devenues habitude et mérite de repos au couple de sièges immuables à l’instant car figés en trônes des fatigues d’heures tardives qui ont oubliées le temps.

 

Chaussée de nuit et assise sur tapis de ténèbres comme contraste sur le plancher du répit, ton visage est le charme sans fard d’une douce voix de silence sage et d’un regard en voyage vers les étoiles douces de ton sourire rêveur avant que la réalité ne te prête mots non choisis à propos de l’escalier pour paradis désuets, pour gain de pain quotidien.

 

De ces souillures de toutes les solitudes devenues habitudes, la toilette se finit en perle comme seules larmes de fraîcheur au reflet de tes rêves mystérieux comme ton visage fait beauté de ton présent.

 

A lire, le poème  » Caméléon  » sur le même thème, de Margot Roisin :

https://versantares.wordpress.com/2016/01/04/cameleon/

Voeu


Comme aucun vacarme, le cri du propos n’en est pas la force. Il n’est que tempête venue du désert du bonheur. Son souffle n’est que transparence de revenants. Il n’engendre que la crainte sans jamais se faire respect.

 

Fermer les yeux n’efface aucun fantôme.

 

Il n’est de spectre que celui de nos faiblesses. A chacun, à chaque communauté, sans rien renier d’essentiel, en ce moment d’espérance comme en tout autre pour chacun, en cette époque charnière pour tous, puisque nul ne sait si la poussière de l’horizon vole par colère ou en sérénité, pour qu’éclate alors la peur des mystères et que les cris deviennent chants, je souhaite la force d’admettre les mots simples à dire de chacun dans sa sincérité comme à entendre dans la tolérance par tous. Je souhaite à tous les mots simples de toutes les vérités.

Matin


Les empreintes de tes rêves deviennent lits de l’oubli.

 

Au réveil, le ciel est comme page blanche de poète.

 

Au loin, des poussières d’oiseaux survolent l’horizon déchiré des matins.

 

La couverture de vapeur enveloppe en mystère la colline.

 

Elle fait face à son reflet d’évidence par la lumière.

 

L’heure se donne par le soleil qu’on croirait injuste comme la chance.

 

Tandis que l’oubli lisse ton visage,

 

Le ciel se charge des larmes et des sourires de la journée.

Le visage du rêve (3)


le visage du rêve 3

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les larmes nettoient les tempêtes,

L’aube rouge du rêve réveille

Le mystère de la lumière.

.

Le rêve est la dictature

Que tout espoir sans luxure

Habille de grands voiles légers.

.

Le souffle éparpille par miettes

La congère d’ombres des uns

Sur l’éclat de tes jeunes heures.

.

Visage d’étincelles sur songe

La vérité apparaît

Aussi merveilleuse qu’un rêve.

Voir « Le visage du rêve (1) » en cliquant sur le lien suivant

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

Noyade des différences


La mer te raconte ses souvenirs d’horizon qu’elle dit en ressac, confondant son éternité avec l’instant de tes soupirs.

Tandis qu’elle s’étale épuisée de souvenirs qui rident le sable d’espoirs agonisants, le tombeau de joies avortées n’ayant que faire de tes sanglots est frontière entre renoncement et volonté.

Tandis qu’elle recule refusant l’abandon, la fatigue la soumet à nouveau. Elle ne peut, en silence choisi, taire en mystère de flots ton désir d’îles transparentes d’ici.

Tes larmes d’étoiles s’écoulent sur le bassin de sanglots d’une vérité à jamais rendue sourde. Pourtant, à l’instant de la noyade des différences, tu vois le trésor de chaleur faire sa quiétude de l’horizon.

Vogue plutôt que de sombrer dans les paroles submergées puisqu’il te reste à vivre…

Silence


Immobile transparence sur l’oubli du temps, point du néant, vacarme de sommeil, mystère de l’ombre, il est des promesses imperceptibles.

 

Instant de vérité insaisissable, le silence est père malheureux de l’espoir d’une vie de tous les mensonges.