Espérance dévorée


Le vent fait une bourrasque de brouillon avec ses longs cheveux avant de les tirer, agacé, dans sa transparence qui fouette de poussières comme autant de lettres qui pourraient faire son poème.

 

Invisible de lourdeur, vide du sens de tous ses sens, elle finirait par croire qu’il est un chemin de traverse à la lumière et faire le déni de sa route. Nez en l’air, elle donne le bain des cieux à son sourire qui dévore le silence dans le bruit du souffle, avant de le reprendre en oubliant que rien d’autre que ce que l’on fait par ce que l’on est ne nous appartient.

 

Le rêve de la suffisance par la galanterie est une offrande prétentieuse au soleil. Le vent ne faiblit pas même s’il n’arrache aucune étoile que l’on sait et que l’astre régulier de par le voyage de notre monde, rend au soir. Mais pour elle, c’est après un de ses jours perdus.

 

De lumière en lumières comme vérités en reflet de réalité, dans le vent en croyant s’entendre respirer, la contemplation stoïque nous fait monstre d’enfant sans naïveté.

 

Le rêve s’étale sur l’espérance en mots arrangeants, vigoureux sans aucune force : fondant pour se confondre en confrontation. Croire donner n’est que prendre.

 

Le vent continue de souffler sans qu’elle n’apprenne à voler, préférant dans sa flamme de chevelure forcée de spontanéité, croire l’avoir dompté.

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De la robe des fondations


 

En dépit des discours,

Décorum de murs inégaux

Alors enfin érigés et

Honteux de la robe de boue

Des fondations essentielles

De notre être,

 

Quand le sourire trahit

La corde de retenue

Enroulée autour des hanches

Tandis que le corps

Est poussé sur les épaules

Par les mains du mensonge,

 

Quand le regard trahit

Les roches de retenue

Amassées au devant des cris

Tandis que leurs flots

Pousse la faiblesse des jointures minérales

Par les mains de la colère,

 

Quand tour à tour

Nous sommes

La retenue et la force,

Dans le silence, il me semble que

La trahison inconsciente apparaît

D’être déjà ce que nous serons.

Voeu


Comme aucun vacarme, le cri du propos n’en est pas la force. Il n’est que tempête venue du désert du bonheur. Son souffle n’est que transparence de revenants. Il n’engendre que la crainte sans jamais se faire respect.

 

Fermer les yeux n’efface aucun fantôme.

 

Il n’est de spectre que celui de nos faiblesses. A chacun, à chaque communauté, sans rien renier d’essentiel, en ce moment d’espérance comme en tout autre pour chacun, en cette époque charnière pour tous, puisque nul ne sait si la poussière de l’horizon vole par colère ou en sérénité, pour qu’éclate alors la peur des mystères et que les cris deviennent chants, je souhaite la force d’admettre les mots simples à dire de chacun dans sa sincérité comme à entendre dans la tolérance par tous. Je souhaite à tous les mots simples de toutes les vérités.

Le visage du rêve (2)


le visage du rêve 2

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les poussières de nuit s’étalent sur le tapis des rêves, éclairées par les étoiles, et rient de leur distances par nuances étalées.

Par quel vent asséché se devine en ces mystères la mort frottée sur le tapis blanc du rêve ?

Ton sourire à l’horizon fait l’expression du mensonge aux doutes criant de toutes les vérités.

Identité aspirée, fantôme tel devenir souhaité de Pinocchio, l’éclat lointain éclaire ta survie du possible.

Chant figé dans la glace du chaos comme une pierre crie l’éternité, le piège du rêve est le souvenir opaque de l’origine.

La force du visage de ton amour est le reflet des étoiles.

Voir « Le visage du rêve (1) »  en cliquant sur le lien suivant https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/