Mer


Berceau des lumières, du jour et de la nuit, tu t’en fais parure dans le langage de ta danse incessante. De quel rayon de caractère t’inspires – tu pour te faire soleil ? Tu te fais brûlure de vie en arguant de réponses aveuglantes. De quel éclat de caractère t’inspires – tu pour te faire lune ? Tu te fais possessive des couleurs en hurlant protéger les rêves.

 

Ventre des secrets de l’essentiel, tu permets d’être à tes enfants fidèles tandis que tu es noyade pour les fils des aventuriers des terres qui t’ont quittés. Tu es caméléon du ciel en souvenir de l’audace de leur rêves et tolérante à leurs caresses sur ta surface.

 

Belle négociatrice, accepte les rivages. Ne te fais pas ogre du monde après en avoir été la mère. Admets, pour que perdurent tous les amours, que si nous ne sommes chacun que matelot à l’origine de tes tempêtes, à l’origine de nos manques nous devenons capitaine.

 

Sur le même thème vous pouvez lire de Margot Roisin https://versantares.wordpress.com/2016/02/09/souffrances-de-la-mer/

Le visage du rêve (3)


le visage du rêve 3

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les larmes nettoient les tempêtes,

L’aube rouge du rêve réveille

Le mystère de la lumière.

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Le rêve est la dictature

Que tout espoir sans luxure

Habille de grands voiles légers.

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Le souffle éparpille par miettes

La congère d’ombres des uns

Sur l’éclat de tes jeunes heures.

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Visage d’étincelles sur songe

La vérité apparaît

Aussi merveilleuse qu’un rêve.

Voir « Le visage du rêve (1) » en cliquant sur le lien suivant

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/