Vœu non ordonné


Pourquoi est – ce sous la longue couverture noire, juste passagère, de la lumière et des couleurs de la nudité, toujours silencieuse même en son temps de chaleurs, que l’on dépose des mots d’espérances ?

 

Oubli conjuré, silence rompu pour sens de la lecture des longues nuits sans que chacun n’en saisisse véritablement le sens,

 

Déni des saisons en chaque mot comme chaque brique d’un mur irréel bâtissant une vérité chaude et confortable d’un foyer fondé dans la peur de l’absence des promesses et des gestes à mesurer, offrant pour retenue le mensonge du chauffage sur la saison et qui ne peut pourtant pas supplanter la vérité de chaque nature comme la réalité de la nature,

 

Gerçures du bonheur bouffi de graisse et de sucre après de bonnes consciences partagées comme il se doit et non comme on l’attend chaque autre jour.

 

Que puis – je souhaiter sincèrement avec quelques mots volontaires plutôt qu’en ordre tels militaires, puisque aucun vœu issu de la lumière, venu librement, fulgurant comme l’évidence d’un zénith ne s’ordonne jamais ?

 

Mon vœu est, quand vous ne penserez pas à moi, de penser pleinement à vous.

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Voeu


Comme aucun vacarme, le cri du propos n’en est pas la force. Il n’est que tempête venue du désert du bonheur. Son souffle n’est que transparence de revenants. Il n’engendre que la crainte sans jamais se faire respect.

 

Fermer les yeux n’efface aucun fantôme.

 

Il n’est de spectre que celui de nos faiblesses. A chacun, à chaque communauté, sans rien renier d’essentiel, en ce moment d’espérance comme en tout autre pour chacun, en cette époque charnière pour tous, puisque nul ne sait si la poussière de l’horizon vole par colère ou en sérénité, pour qu’éclate alors la peur des mystères et que les cris deviennent chants, je souhaite la force d’admettre les mots simples à dire de chacun dans sa sincérité comme à entendre dans la tolérance par tous. Je souhaite à tous les mots simples de toutes les vérités.