Paroles de lune


La lune s’était étalée sur la vallée.

Quel feu pouvait en avoir fait de telles cendres froides dont le soleil se moquait par son matin, avant qu’elle ne soit en larmes souillées de nos souliers ?

Rare neige en mots de calendrier, elle exprimait l’irréel en s’étalant sur la terre comme en son ciel.

Puis, elle a fondu comme son langage de cet instant et s’est écoulée, comme nous en notre jardin, en banal souvenir réel.

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Xavier Bordes


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Papillon


Infortuné vampire des forces, misérable profiteur du gardien de ton espoir, tel Procuste, en saboteur des vérités, violence des facilités des desseins diaphanes et insipides au sommeil profond dénué des axiomes nocturnes qui borderaient l’avenir, tu suis ton rêve tyrannique jusqu’aux résines semblant gourmandes, débordant comme joie morbide des cyprès gardien des cimetières.

Ta beauté te permettrait d’accéder à la spirale chaude de ton phénoménal envol mais ton regard digne d’un songe de cyclope et ton tropisme maquillé sont la déception du soleil. Alors recouvert de ce qui fait en masque gris sa pudeur qui s’écoule sans aménité en perles des terres fendeuses de vent, te voici délavé de tes chances colorées, plaqué dans le fief du pavot éphémère. Apparaît ainsi papillon, ta triste transparence du gâchis.

De ses colères


N’en veux pas à la bouche d’ombre, règne d’espoirs noirs, elle ne verra jamais le gouffre à l’origine de ses paroles.

Quant à ses cris écris, ils ne s’expriment que par exclamations : chutes de ses sens s’écroulant sur un point.

Reste le silence qui nourrit ta voie et ta voix nuancée par ta virgule lue.

Des espérances


Ta sclérose (bonheur des phénix), tel le ressac incessant de la mer comme limite au nécessaire inabouti, par tes racines ancrées dans le mystère bardé d’un tapis de nécrophages et de poussières, éclate et s’élance au dehors, gourmande à l’excès, tel un cri figé, vers les gâteries suprêmes des couleurs du savoir et de la pluie.

La droite est l’ignorance du zénith et l’interprétation des hommes est dans cette quête aussi noble qu’inutile de l’univers (habillé d’éternité ronde dans les regards d’enfants), bénéficiaire d’une chance qui reste fugace et arrimée à la transparence foncière des imbéciles, tu es pour tous dans leur négligence, finissant comme humble demeure d’un hibou qui n’affronte jamais la lumière jusqu’au dernier glas que nul ne connaît, désespérance d’Hespérides.