Illusion


Sur quel passé le vent s’étire -t- il pour désigner son avenir ?

La poussière qu’il balaye peut bien piquer les yeux, la lumière se moque des paupières fermées.

De vent à tempête, de force à violence, le temps n’est pas l’allié du mensonge.

D’un passé fardé pour un avenir maquillé, l’écho de l’artifice est le silence de l’authenticité.

La feinte est telle le code secret de la vérité…

Rêve


Le mystère de paroles que tu lances aux étoiles brise la caresse invisible de mon voeu des heures aveugles.

le ruban sur tes mots est surprise d’un lendemain encore en promesse.

La bourrasque de la brise légère détachée du temps et qui effleurait tes paupières gardiennes du bouleversement inspire le chant du silence du scintillement des joyaux de la nuit.

Opulence


Le regard maquillé en amour fait sourire l’envie des lèvres.

En bascule comme vin rouge en réponse à l’insomnie,

On n’est qu’aveugle en voulant tout boire.

.

Excuses personnelles au travers d’un monde

Passé du verre à la bouteille

On ne s’hydrate en voulant tout voir.

.

La mer est un désert de vagues éphémères.

Tout antagonisme ne ramène qu’à une seule plage.

On ne peut que fatiguer en barbotant des messages.

.

Opulence des sexes comme opulence des steaks

L’amour se réduit en pulsion sur mots d’essence

On n’aime que soi en dévorant sans faim.

.

Le regard inondé d’images fait le besoin de l’envie.

En volonté comme sourde mais imposée,

On n’est qu’esclave d’une lumière rêvée.

Soirée sur la plage


Point de craie sur tableau bleu clamant l’avenir vacillant du roi des couleurs, au milieu de vapeurs mal effacées par les vents, l’heure est au sommeil de la réalité et à la vérité des secrets.

Hier, sur la plage somnanbule, les flots gourmands bavaient leur sortilege et se couchaient sans cesse à l’encontre des rêves.

Tandis que s’ élevaient les vapeurs du népenthes, les étoiles s’ écoulaient comme larmes en valse pudique chantée de rires sur la mer dévoreuse de lumières et de silences.

La force de la voie ne fait pas la beauté.

Au matin, le point de craie est poussière ancestrale en devenir transparent d’un simple reflet, leurre de la vérité éclatante de brûlures et écrasante de mutisme.