Reluisante vie (2)


Loin des rigoles qui s’esclaffent de leur mystère,

Derrière la vitre d’où défile le temps à gagner,

Loin des gouttières qui se noient de leur regard,

Etirant le matin sur la parallèle du tien,

Tu habilles ta musique de silence de papiers.

.

Le regard sur l’endroit tendu comme tes cordes rangées,

Les notes défilent en poursuivant ton train,

Les mains apposées en derniers soupirs,

Ecoutant ton éveil sur son devenir,

Tu dévêts le bruit de chemin de métal.

.

Loin des rigoles qui se taisent honteuse à la lumière,

Devant les regards assis sur le temps à jouer,

Loin des gouttières qui s’abreuvent de rêves

Installant ton matin sur la croisée des instants,

Tu habilles ta musique de vie de poésie.

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Reluisante vie (1)


Ce matin, la pluie bavarde avec la ville. Après s’être excusée de la colère des cieux de la veille, elle offre ses paroles en toilette des poussières qui troublent l’horizon et le souffle.

Elle glisse sur le temps qu’elle rend transparent telle la fenêtre figée en patience. Les minutes s’écoulent comme les souvenirs qui n’ont plus l’éclat des promesses et de leurs sourires pareils à la lumière de ce jour qui écoute.

Dans ce langage sur les matières, dans les rues que les passant étirent jusqu’au pareil lendemain, luit la poésie qui rend vie.

Rêve d’un regret


Là-bas,

Le soleil éclate son silence tandis que les rues se gardent l’ombre comme un chuchotement destiné aux passant qui flânent sur leurs bavardages.

Plus loin, la mer chatouille les galets qui, en se fichant des rêves d’horizon, rient des quelques mouettes hurlant sur la lumière, telle la colère sur un trésor perdu.

 

Ici,

Les oiseux clignotants déchirent l’absence des couleurs et violent le vent en cris d’insultes continues sur ta plume chargée des instants de sourires passés.

Plus loin, les insectes de fer avalent les faces cachées du bonheur qui, en éclipse constante au lointain, taisent leur fantasme d’aller comme un retour, comme tu es soumis au trésor espéré.

 

Partout,

L’élan est tel le rêve d’un regret.

Matin sans parole


La caresse du matin est un sourire qui dessine son réveil sur le rideau de la fenêtre.

Le soleil du matin, sur les étoffes de tous les rêves, éclaire l’instant en douceur simple comme on offre sans parole, l’amour et la quiétude en guise de luxe de temps.

La liberté (2)


Des labyrinthes que sont les paradoxes, en guise de chemins de vie offrent autant de sorties qu’il est de sentiers.

 

L’orientation est souvent un savoir qui ne se dit pas, celui qu’on applique inconscient, celui qui ne redoute pas la nouvelle chance qu’est l’impasse, celui de la confiance qui nous offre jusqu’entre nos murs la liberté.

La liberté (1)


La liberté porte le regret de sa tempête.

La paix est un nuage de passage.

On le salue dans son voyage avant de l’oublier.

Rien d’autre que la chaleur écrasante n’annonce la vigueur de l’orage et sa rigueur résonne en libération.

Son canon désole avant qu’un nouveau souffle ne s’écoule plus court qu’un sourire de printemps, aussi long que le râle d’un vieux fumeur.

La liberté se charge alors de sens et se fait usure de paradoxes.

L’ombre d’un rayon de soleil


L’ombre de son rayon de soleil fascinant
A fait de ton beau regard gourmand de couleurs
La paupière fatiguée digne d’un cyclope.
Et pour seul égard à la lumière tant choyée,
Tu as parfois choisi le silence infidèle
Plutôt que de discuter avec le mensonge.
Mais l’ombre ne vit toujours que par la lumière.

Depuis, certaine que ton langage fait loi
Tu t’es enfermée dans les murs de ta prison :
Celle de tes mots, me prenant pour ton geolier
Alors qu’aucune porte n’est restée fermée
Et que tu ignores même ce que je sais.
Tu ne te crois désormais que comme tous les vents,
Comme éprise de parois qui font leur courant.

A ne regarder qu’un seul rayon de soleil
Tu n’as pu voir que l’ombre qu’il a déposé
A tes pieds après avoir lâcher sa lumière,
Cette étincelle qui ne se dit qu’en pleurs par peur,
Celle qui dévore des beaux jours leurs couleurs
Sans aucun éveil sur le sens de mes silences.