Je crois entendre encore (Bizet)


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Comfortably numb


Extrait du concert avec David Bowie et David Gilmour en bas de page.

Hello ?
Allo ?
Is there anybody in there ?
Y a t’il quelqu’un là-dedans ?
Just nod if you can hear me.
Hoche la tête si tu m’entends.
Is there anyone home ?
Y a t’il quelqu’un à la maison ?
Come on, now.
Allons. voyons.
I hear you’re feeling down.
Il parait que tu ne vas pas bien.
Well I can ease your pain,
Je peux soulager ta douleur,
Get you on your feet again.
Et te remettre sur pied.
Relax.
Détends-toi.
I need some information first.
Il me faut d’abord quelques renseignements.
Just the basic facts,
Juste les symptômes de base,
Can you show me where it hurts ?
Peux-tu me montrer où ça fait mal ?

There is no pain, you are receding.
Je ne souffre pas, tu débloques.
A distant ship’s smoke on the horizon.
Un bateau au loin fait de la fumée.
You are only coming through in waves.
Tes paroles n’arrivent que par vagues.
Your lips move but I can’t hear what you’re sayin’.
Tes lèvres remuent mais je n’entends pas ce que tu dis.
When I was a child I had a fever.
Quand j’étais enfant j’ai eu une fièvre.
My hands felt just like two balloons.
Mes mains étaient gonflées comme deux ballons.
Now I got that feeling once again.
Maintenant j’ai à nouveau cette sensation.
I can’t explain, you would not understand.
Je ne peux pas l’expliquer, et puis tu ne comprendrais pas.
This is not how I am.
Ce n’est pas vraiment moi.
I have become comfortably numb.
Je suis devenu agréablement engourdi.

[Music]
[Musique]

I have become comfortably numb.
Je suis devenu agréablement engourdi.

Ok.
Ok
Just a little pinprick.
Juste une petite piqüre
There’ll be no more… Aaaaaahhhhh !
Il n’y en aura plus… Aaaaaahhhhh !
But you may feel a little sick.
Mais il est possible que tu te sentes un peu malade.
Can you stand up ?
Tu peux te lever ?
I do believe it’s working. Good.
Je suis sûr que ça va aller. Bien
That’ll keep you going through the show.
Ca te permettra de tenir jusqu’à la fin du spectacle.
Come on it’s time to go.
Viens il est temps d’y aller.

There is no pain, you are receding.
Je ne souffre pas, tu débloques.
A distant ship’s smoke on the horizon.
Un bateau au loin fait de la fumée.
You are only coming through in waves.
Vos paroles ne m’arrivent que par vagues.
Your lips move but I can’t hear what you’re sayin’.
Tes lèvres remuent mais je n’entends pas ce que tu dis.
When I was a child I caught a fleeting glimpse,
Quand j’étais enfant une vision m’a traversé l’esprit,
Out of the corner of my eye.
Furtivement.
I turned to look but it was gone.
Je me suis retourné, mais elle avait disparu.
I cannot put my finger on it now.
Je n’arrive ^pas à remettre la main dessus.
The child is grown, the dream is gone.
L’enfant a grandi, le rêve est parti.
I have become comfortably numb.
Et je suis devenu agréablement engourdi.

Pink Floyd

Les oiseaux


De la pelouse souillée qui borde les murs des savantes lumières, un gardien de cimetière élancé dans l’oubli des saisons, droit comme une aiguille de cadran solaire, à jamais vert comme notre fauteuil improvisé, écoute de loin nos révolutions vaines du monde qui s’envolent, légères de notre jeunesse, dans sa caresse invisible et froide de l’hiver. Le silence de ce cyprès se confronte aux chants qui habillent la ruine cyclique de l’ombre de l’été passée de l’opulence verte à la nudité des branches implorantes. Le temps démontre encore ses réticences en nous aveuglant par la courte ronde du soleil pale semblant alors fatigué par nos discours ainsi écrasés. La ville, comme ayant repris son souffle avec les oiseaux pour ultime bonsoir lancé au jour, s’offre en déchirure comme poème de ratures. De mon silence, l’écho de nos bavardages me parle de ma solitude.

La nuit s’invite offrant quelques heures de dernières faveurs par injures d’ampoules. Trésor vainement caché des rides par volets fermés, rideaux tirés aveugles d’espoirs. Ma plume endormie, sourde et silencieuse de reproches de ses caresses réduites en souvenirs, prie les oiseaux qui s’écoulent sur mes joues.

Alors, la loi du règne des contraires pose son diktat puisque le jour s’est fait nuit. Maintenant l’appétit se fait nausée, les goûts et les parfums abandonnent leurs nuances et leurs différences faisant de mes émotions un reflet nu et juste mécanique. La vie perdure soumise à sa colère : mère perdue de cauchemars. Il reste la peur.

Tempête transparente, souffle coupé de plume, il est temps de bercer la Géhenne des mots pour éclater mes maux par la brûlure de la nuit. Que chante et vole l’innocente simplicité née de complexités ! Alors mon regard sera celui des oiseaux qui chantent haut à l’horizon comme prières lancées sur la fuite du néant pareille aux chants qui habillent la ruine cyclique de l’ombre de l’été, comme une insolence sur le malheur de l’oubli.

Plutôt que d’un manteau de corbeau digne des heures de fatigues, je m’habillerai de leurs cierges.

 

A lire aussi :

https://versantares.wordpress.com/2015/12/10/les-oiseaux/

 

 

Percée


Photo : Margot Roisin (droits réservés)

Photo : Margot Roisin (droits réservés)

 

Voyageuses fantomatiques, au souffle, les vapeurs racontent en de lentes danses leurs secrets de couleurs dévorées.

 

En un regard, le silence impose sa menace et sa peur d’amours défendues.

 

Percée, aveuglée de lumières comme autant de bavardages inutiles, nous t’offrons nos sourires carmins pour grimaces de rides étrangères.

 

Alors, notre terre s’endort sur le lit de l’horizon. Rêves linéaires de lendemain, l’heure est à l’apaisement d’hier

 

Photo extraite du blog :

https://regardsdicietdailleurs.wordpress.com/

Nostalgie manquée


Hauts remparts habillés de sapins sous col blanc, la caresse furtive et froide dérobe la poussière de pluie.

 

Liberté et vie s’élancent opaques vers la lumière de nos vallées quadrillées l’été en champs de soleils et de blés.

 

Ici, le moulin reçoit l’ombre des nuages comme rêves de farine envolée.

 

Le vent emporte les quelques paroles frêles qui s’accrochent à l’âge de leur canne et dévoilent les secrets mourant d’éternels sages et patients cyprès.

 

Mon regard s’accroche alors sur les montagnes comme le vieillard à sa fraîcheur essoufflée.

 

Les exploits et les farces racontés sont la pénombre des déveines comme mes rêves sont déjà à pleurer.