LumièreS


La nuit dévore la lumière.
Le jour est un oubli
Comme une erreur,
Un secret de la transparence
Qui se dit en mensonge,
Involontaire et admis,
Créant la confiance
Sur le monde,
Mieux qu’un réverbère,
Et les dieux dans les cieux
Obscurs comme la nuit.

Evhémérisme


Maudits mânes des ruines du jardin que nul messager, même revêtu de camail immaculé, sans avoir commandité le meurtre de leur ornement, ne peut rencontrer.

Bien être de la nuit aux bavardages bienveillants devenus mensonges et que ma faiblesse accueille lorsque mon foyer voit son moyen se réduire en excuses.

L’héritage indispensable ne vous honore plus et ma nostalgie se fait notre ennemie. La fraîcheur du jardin est mon savoir et, pourtant, aucun vent du divin déchu ne vient par une caresse sournoise sur mon visage qui a oublié les grimaces et les eaux éphémères.

Flamme de vie


Souffle

La bougie qui se déshabille
A mesure que la lumière
Fait la cause de sa corde
Avant de s’éteindre
Dans son sommeil
Alors délié de raison,

Et rêve

Alors délié de raison,
Dans ton sommeil
Avant de t’éteindre
D’être la cause de la corde
A mesure que la lumière
De la bougie qui se déshabille

Souffle tes rêves.

 

Anniversaire du blog


Bonjour à tous,

Aujourd’hui, le blog à 5 ans. Si au départ je voulais tester les réactions face aux poèmes que je propose, c’est devenu depuis déjà longtemps un support qui va au delà. En effet, vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter ce blog. Parfois, « d’anciens » poèmes sont lus. J’imagine qu’il y a une curiosité qui dépasse le hasard de la rencontre. Certains dès la parution attirent beaucoup de monde et d’autres encore continuent toujours d’être fréquentés. D’une expérience d’un instant, le blog me permet d’être dans l’expérience de votre lecture. Je vous en remercie chaleureusement. Tous, réguliers ou non.

 

De ces tranches de vie, je tente de les traduire dans « le sens des sens comme essence de l’être », parfois accompagnées d’une illustration, et je pense notamment aux photos de Jean – Michel Melat – Couhet et de Margot Roisin, parfois en écho en thème commun toujours avec ma chère Margot (si vous ne les connaissez pas encore, sans oublier de revenir 😉 cliquez sur leur nom pour les découvrir). Aujourd’hui, je vous propose de lire ou relire certains de mes poèmes qui apparemment vous ont le plus marqué. En vers (réguliers ou non), en prose, en calligramme et même en vidéo. Cliquez sur les liens ci dessous pour les découvrir ou les redécouvrir. Je vous les présente (hormis pour les calligrammes et la vidéo) par ordre croissant de visites.

 

Encore merci pour votre accueil et bonne lecture !

 

Fille verte

https://borissentenac.wordpress.com/2013/08/28/598/

 

Regard de l’espoir

https://borissentenac.wordpress.com/2017/01/08/regard-de-lespoir/

 

Matin 2

https://borissentenac.wordpress.com/2016/09/29/matinee-2/

 

Fiançailles

https://borissentenac.wordpress.com/2016/08/30/fiancailles/

 

Ferme les yeux

https://borissentenac.wordpress.com/2013/04/06/ferme-les-yeux/

 

Visage du rêve (1)

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

 

Paresse de l’espoir

https://borissentenac.wordpress.com/2013/08/17/paresse-de-lespoir/

 

Ta vie

https://borissentenac.wordpress.com/2016/04/19/ta-vie/

 

De tes prières

https://borissentenac.wordpress.com/2016/10/13/de-tes-prieres/

 

De l’ombre d’un nuage

https://borissentenac.wordpress.com/2016/09/04/de-lombre-dun-nuage/

 

Parle moi

https://borissentenac.wordpress.com/2013/07/01/parle-moi/

 

Calligrammes :

Evoir 4

https://borissentenac.wordpress.com/2016/05/29/evoir-4/

 

Evoir 6

https://borissentenac.wordpress.com/2016/06/12/evoir-6/

 

Vidéos :

Souffle d’une prière

https://borissentenac.wordpress.com/2017/09/25/souffle-dune-priere/

Barbara

https://wp.me/p360i2-Ol

Aime moi

https://borissentenac.wordpress.com/2018/01/06/3163/

Cycles


Douce chaleur du silence
Qui s’écrase sur la plume
Invisible des branches nues
Et enrhumée des pales heures
Comme fatiguées d’opulences
Chaudes et vertes passées

Lorsque la fraîcheur des chants
S’envolaient au-delà des plumes
Cachées des branches habillées
Et respirant les couleurs des heures
Comme pressées par les misères
Froides et grises à venir.

Les cycles sont les murs,
Qui se lézardent en rides
Sans jamais se fendre
Jusqu’à l’ultime indescriptible
Et ainsi tant redouté,
De tous les instants.

Barbara l’exposition, les derniers jours


Très bonne exposition. On se promène entre photos, manuscrits et vidéos au travers de sa vie, de l’errance pour la fuite des huissiers durant son enfance, et de l’errance pour fuir la guerre et jusqu’à l’éclatement familial, à sa vie de nomade en tant qu’artiste. On entre dans sa vie sans violer l’intime. On évolue dans l’exposition en suivant l’évolution de sa carrière par de petites salles et des couloirs puis on arrive à la consécration dans une grande salle avec une scène sur laquelle il y a son piano, son tabouret et une vidéo de son concert à Pantin. L’émotion se libère dans l’espace alors offert. On s’installe avec le public de la vidéo et on chante « dis quand reviendras -tu ? ». Quelques larmes pudiques perlent sur certaines joues. Dans la même salle on pénètre dans l’univers de Precy. Encore quelques salles qui gravitent. Des vidéos avec Brel pour Franz partagées avec des séquences avec Nougaro et Hallyday. L’histoire de l’aigle noir, les concerts dans les prisons pour femmes, les toutes dernières années avec la fin des concerts pour cause de voix usée et enfin la une de Libération datée du 26 novembre 1997. L’exposition est variée et fournie, respectueuse de l’artiste mais aussi du visiteur dans la forme et la distribution des pièces et l’alternance des supports qui sollicitent sans éclabousser Barbara et sans étouffer le visiteur. A faire absolument et gratuite pour les personnes ayant pour 1er prénom Barbara.
A la philarmonie de Paris jusqu’au 28 janvier 2018

Signe de l’éternel pourtant mourant


Tandis que l’hiver survole en son silence les terres de France jusqu’à la Normandie avant de s’effondrer sur le brouillard qui a déjà dévoilé l’horizon,

Le peuplier dépoussière comme il peut son ciel en bavardant avec la brise pendant que le cygne à son pied dessine son étang.

Tandis que chacun efface le silence en son lieu sans nom jusqu’à ses rêves avant de s’éveiller sur l’horizon qui a déjà dévoré le brouillard,

Le peuplier dépoussière comme il peut son ciel en bavardant avec la brise pendant que le cygne refait son dessin sur l’étang.

Souvenir à assassiner


Le regard aguerri par la vie est comme un fusil dressé vers la poussière de la paix. Il tire en silence dans le fracas de l’ignorance. Les rêves livides filent alors dans l’oubli d’un souvenir à venir, dans l’ombre du secret trahi : dans la lumière du déni de l’enfance.
Le malheur est le mépris de l’heure dans son uniforme sonore de trois mille six cents virgules grises, lues et qui se répètent inlassablement au crépuscule du rêve pourtant retenu.

Hiver


Poussière d’étoiles sur sommeil de jardin,
Ses rêves sont piquants.
La lucarne regarde
Sa terre d’or dure,

Chuchote le foyer et
Se drape des toiles ridées de buée.
Nos mots s’endorment en leur lit de lumière
Sous leur couverture d’espoirs.

Poésie 11


Tu lui offres ton temps, ta patiente énergie de silence,
Tu lui donnes ton regard et l’écoute de tous les vents,
Elle est sa présence.

Elle reste en amour te laissant quelques mots
Qui se répètent à l’infini et s’effondrent en spirale
En t’écrasant de solitude.

Tu lui offres ton temps, ta patiente énergie de silence,
Tu lui donnes ton regard et l’écoute de tous les vents,
Elle est ta présence.

Elle est en amour t’offrant tous les mots
Qui se construisent à l’infini et s’érige en lumière
En t’élevant de solitude.

Elle ne répond à aucun rendez – vous,
Elle passe en secret et dépose ses mots
Comme l’amour fait toujours notre présence.

Elle effleure ce que tu embrasses,
Elle s’effeuille en langage
Comme un baiser par amour sur la solitude.

Aime-moi (poème)


La lune levée du lino vertical de l’horizon
Ivresse de demain
Ivresse de l’instant
Qui, que, quoi, dont, où ?
Ici, maintenant !
Rien à déclarer.
Des vagues de terres aux vagues de mer,
Je vis mes vagues de cœur en vagues de fesses.

Aime-moi.
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi

Le ressac en horloge a tout dit.
D’hier à aujourd’hui il radote au présent.
La mer ne s’étale pas en futur, elle ment en passé
Nos mots sèment les mêmes que tous aiment.
Les bavardages sont étranges voilages.
Comme phares sur flots remplissant leur bac à sanglots.
Toute parole est lâche de son acte,
Tout acte est faible de silence.

Aime-moi.
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi

La mer est une princesse déçue de ses plages.
De ces vagues furtives je retiens la montagne.

Aime-moi.
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi

La mer est un serpent qui se répand en mots vagues.
De vagues en larmes en dépit de toutes les armes

Aime-moi
Aime-toi,
Aime-nous,
Même nous,
Même nous…

Découvrez ou redécouvrez ce poème en format vidéo, interprété par Margot Roisin en cliquant sur le lien ci – dessous :

https://borissentenac.wordpress.com/2018/01/06/3163/

Douces futilités


Crépuscule froid derrière les vitres sur souffle de saxophone pour dernière lumière en souvenir de chaleurs, la contrebasse accompagne le radiateur.

La trompette suit pour sonner les bulles piquantes qui jouent en s’élevant dans les flûtes des bavardages et des rires avec l’ampoule du salon.

Sans bruit tout en osant dire, la vie éclate tout ce qui fait chaque seconde.

Vœux d’étoiles


Les étoiles brillent pour tous.
Pour quelques rois chargés d’espoirs
Partis saluer l’avenir du monde,
Ou pour nous encore aujourd’hui
Au-dessus du discours de nos réverbères
Sur quelques vitrines fermées.

Personne n’invente le rêve et l’espoir,
Personne ne peut les vendre,
Pour ceux que cet éclat fait rire : tant pis,
Les étoiles brillent pour tous,
A chacun qui les sait dans ses vœux écrit
Des jours d’hier pour les mots de demains.