Le visage du rêve (2)


le visage du rêve 2

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les poussières de nuit s’étalent sur le tapis des rêves, éclairées par les étoiles, et rient de leur distances par nuances étalées.

Par quel vent asséché se devine en ces mystères la mort frottée sur le tapis blanc du rêve ?

Ton sourire à l’horizon fait l’expression du mensonge aux doutes criant de toutes les vérités.

Identité aspirée, fantôme tel devenir souhaité de Pinocchio, l’éclat lointain éclaire ta survie du possible.

Chant figé dans la glace du chaos comme une pierre crie l’éternité, le piège du rêve est le souvenir opaque de l’origine.

La force du visage de ton amour est le reflet des étoiles.

Voir « Le visage du rêve (1) »  en cliquant sur le lien suivant https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

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Visage du rêve (1)


les visage du rêve 1

(Illustration : Boris Sentenac)

A l’encre du passé se figent les ronces d’ombres en squelette d’expressions aiguisées.

Les griffures : secrets dévoilés de toutes les colères, sur ton visage de rêve sont comme chardon sous soleil.

Du paradoxe des lumières sur charbon de mots, naît l’empreinte du cauchemar au regard semblant comme le temps pétrifié.

Torpeur d’une gravure d’amour, elle n’est que poussière attendant son vent, un silence de couleurs avisées d’un seul instant brûlé.

Mais comme pour la croyance en des dieux, du fond des songes, les larmes forcent à l’espoir.

Pour lire la suite de la série « Le visage du rêve », cliquer sur le lien suivant

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/28/le-visage-du-reve-2/

Naissance de la jalousie


Marin sur rivages de tous dangers inconnus

Sur canine de mer, suffocant de jalousie,

L’eau perlée s’écrase lourde écorchée à nu

Par la lueur muette de tes fantaisies.

.

De vague en lame tu en oublies alors la mer

Qui admet tous tes zéphyrs et tait la douleur

Jusqu’à ne plus reconnaître l’embrun amer

Qui s’échoue sur les limons de toutes tes heures.

.

Fuite de nos regards pour quelques fugaces minutes

Abandon de ton vent en rêve de mauvaises brises,

De la corne, seul son souvenir te rend hirsute

Et vide le bonheur en son sens dans notre église.

.

Reflet d’un sourire brillant comme une belle parure

Le reflet n’a aucun écho, aucun parfum.

Il s’installe dans la solitude par la brûlure

Et écoule tous nos espoirs en sa propre fin.

Souvenirs de guerre


A Alice et Robert Topart

Guides du savoir ancestral perdu dans les ténèbres, mères d’espoirs de lendemain à naître des mers, chaque nuit le silence des cieux lève les regards prosternés le jour face à la parole aveuglante.

La lumière qui s’éveille incendie déjà comme toujours le scintillement des étoiles dont il ne reste que les larmes sur le devenir de chaque rose.

Réveil d’un monde sourd au réveil de chacun, pourtant inlassable même jusque dans la poussière des hommes aux feux cadencés, rythmé de tambours, flamboyant de souffle dorés en commémorations immédiates des cris et des sifflements d’horreurs larguées. Gloire de raisons sourdes que braillent les convaincus aux nuages pourtant pareils pour tous.

En ce jour de plus du jeu des feux, le crépuscule raconte le gâchis et lance le souvenir de la rosée dans le bavardage des astres.

Plus tard, dans ce qui aurait dû être le temps de l’oubli, de l’éclat d’étoiles qui souffle la poussière des hommes, il reste néanmoins les nuits blanches déchirées par les éclairs suivis de l’écho des réminiscences.

A toi


Il nous appartient de faire ce long voyage pour aller jusqu’ici. Du fond des yeux se noient les étoiles dans leur ultime éclat de lumière, comme éclat de rire d’enfant survivant de l’ombre des barreaux et pour qui la nuit n’est plus que l’espérance d’un lendemain nouveau et pourtant pareil à celui d’hier : éternel. Se dévoile le sourire de la rencontre de ta main dans la mienne, honoré par la révérence des nuages, voyageurs insatiables sur la caresse de l’invisible, venu de nul part pour aller on ne sait où : l’horizon est une ronde.

Nous voici tournoyant sur la ritournelle des ombres et des lumières des jours et des nuits. Ritournelle invisible qui envole nos âmes de nos corps étourdis par l’élan de chacune de nos vagues d’amour.

C’est ici, parmi les sirènes des villes et les insectes de fer, parmi les papiers abandonnés (gras pour seul souvenir de leur trésor perdu), avec dieu qui sait comme nos amis que le temps n’est plus, que le voyage recommence sitôt qu’il se termine dans nos battements de coeur que cadencent nos battements de cils, comme les flots toujours mourants du vieux port : escale de nos rêves débarqués saluant ceux qui restent encore à vivre.

 

A lire en reponse le poeme de Margot Roisin par le lien suivant :

https://versantares.wordpress.com/2015/12/18/176/