Universalité


Allons dans le jardin de toutes les lumières
Cueillir en sourire une tige de soleil
Et la souffler pour que pousse des fleurs d’étoiles.

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De ses colères


N’en veux pas à la bouche d’ombre, règne d’espoirs noirs, elle ne verra jamais le gouffre à l’origine de ses paroles.

Quant à ses cris écris, ils ne s’expriment que par exclamations : chutes de ses sens s’écroulant sur un point.

Reste le silence qui nourrit ta voie et ta voix nuancée par ta virgule lue.

Des espérances


Ta sclérose (bonheur des phénix), tel le ressac incessant de la mer comme limite au nécessaire inabouti, par tes racines ancrées dans le mystère bardé d’un tapis de nécrophages et de poussières, éclate et s’élance au dehors, gourmande à l’excès, tel un cri figé, vers les gâteries suprêmes des couleurs du savoir et de la pluie.

La droite est l’ignorance du zénith et l’interprétation des hommes est dans cette quête aussi noble qu’inutile de l’univers (habillé d’éternité ronde dans les regards d’enfants), bénéficiaire d’une chance qui reste fugace et arrimée à la transparence foncière des imbéciles, tu es pour tous dans leur négligence, finissant comme humble demeure d’un hibou qui n’affronte jamais la lumière jusqu’au dernier glas que nul ne connaît, désespérance d’Hespérides.

Crépuscule


A l’âge du crépuscule, le plaisir n’est pas au couché de l’astre en ses dernières répétitions aux heures des soupes de légumes et de la nuit aveugle.

La préférence va à l’aube comme trophée du jour encore gagné et qui n’offre pourtant de promesses qu’aux admirateurs des fins de jours en ses joyaux à venir pareils aux poètes.

billet d’exil


Forêt de vitres sur troncs de béton
Tous les reflets pour feuilles sont les remparts
Des regards éteints comme froids sur l’hiver.

Fabrique de souvenirs qui jamais
Ne s’inscrivent sur les feuilles vertes
Des printemps de sourires qui n’ont qu’été.

L’ordre est donné, et pour ton grand bonheur
La valeur du billet tant convoité
S’imprime sur la mort de tes hauts bois.

Il manque à la promesse de lumières
La chaleur que la nostalgie retient
Même pour ceux restés sous leur frondaison.

Paroles en reflets, reflets de paroles,
Echo de tes choix en guerre contre toi
Des espoirs sont nés de tes souvenirs.

Pourtant le temps n’existe qu’au passé,
Le présent meurt avant d’avoir été,
Ton avenir est une larme obligée.

Tantale


Près de la fenêtre ronde, pour que l’or céleste puisse le remplir, tu avais déposé religieusement un grand vase bleu.

Mais les caresses de l’argent, que tu chantais en solitaire, t’engourdissaient l’esprit et l’indifférence à l’encontre de la jarre, restée sèche par cet effet, allait croissante.

Pauvre Tantale ! Loin de ta fenêtre laissée entrouverte par apathie, le vent s’est engouffré, son fouet a claqué, ton vase s’est brisé.

Abandonne les troupeaux que tu voulais surprendre. Ecoute les bergeronnettes qui ne chantent pas l’amour et ses joies uniquement pour eux. Souviens-toi de l’essentiel comme l’eau sur le népenthès.