Quiétude griffonée


Avec le souffle pour clocher des messes des rêves et trace de ma conscience, sur ton visage gardien de ses phrases de silence pour secrets des jours, à peine ponctués de mots d’un reel inaudible, en ces heures de quietude, tu m’as offert ton sommeil griffoné comme une rature sur un poème.

Secret de lumière


Tel l’espoir absolu

Qui crierait sa mort

En sommeil de rêve noir,

Tel un songe suprême

Qui tairait sa vie

En rêve de sommeil blanc,

Le poème s’écrit

A l’encre des secrets

Confiés par la lumière.

Elancement de prières


Le vent emporte les fantômes

Dont on entend les prières

Accrochées aux branches des arbres.

Ils abandonnent leurs larmes à la terre

Pour devenir tels nuages de mémoires

Qui offriront toutes leurs eaux

Pour abreuver à satiété

L’avenir qui cherche les étoiles

Eclairs pétrifiés


L’été pulvérise l’éclat qui retombe en couleurs. Intense, il n’offre de pluies qu’à coup de déchirures électriques. Fulgurantes, elles vibrent sur ce qu’elle touche comme un souvenir qui vient de naître et se dit comme une parole retenue mais que tout le monde entend.

Aux vieilles racines de l’arbre s’étend sa vie que l’hiver dévoile tels éclairs pétrifiés.

Baisers de brouillard (poème)


Le visage du ciel dérobe la gravité du monde.
De baisers en étreintes, couleurs dévorées,
La fraîcheur de l’instant née de toutes les chaleurs
S’étend pour rendre illisible les secondes qui s’écoulent.

Le souffle de la nuit chasse la poésie
Que les hommes, absents en ces heures
Et pourtant se signifiant omniprésents et aveuglés par leurs lumières,
Habillent encore et toujours de leurs étoiles.

 

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Absolu pour force terrassée


Des cordes vibrantes des vents

Qui leur offrent leur longue voyelle,

Et finissant dispersée comme la peur,

L’arbre s’enracine pour s’élever

Vers la lumière, soigne ses blessures,

Tels mots arrachés en fracas d’effroi,

Sans jamais se douter que son tronc,

Aussi rigide qu’une idée absolue

Pareilles à celles des hommes, puisse un jour

En une tempête, juste une de plus,

Être, de toute sa force, terrassé.