Mouvement


Mouvement, Boris Sentenac, tous droits réservés.

Mouvement, Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

Sauf la mort, tout est en mouvement.

Peu importe la direction puisqu’elle s’inscrit dans le temps qui lui échappe comme chaque feuille d’un arbre qui, de printemps en printemps, tente de l’attraper, chaque fois imperceptiblement plus proche et pourtant toujours aussi loin, comme si son langage, son vrai mot caché derrière tous ses noms, ses pseudonymes, ne pouvait – être qu’éternité : une réalité sur le mensonge de l’espoir.

L’âge d’un nuage


Le temps à l’âge d’un nuage.

 

Phénix des ères transparentes comme le lit des nuages qui en voyage marque ses heures, il se renouvelle sans cesse ici ou ailleurs.

 

Universel comme l’éternité, il étire son silence en l’instant de tous les temps.

Vraiment


Dans l’infini de l’absence de mes rêves

Sous la couverture de mes paupières,

Les secondes de pluie s’écoulent multiples

Sur l’éternité filante, vaporeuse de croyances,

Embrumées comme tout ce qui est vrai ment.

Regard de l’éternité


Photo : Boris Sentenac, tous droits réservés

Photo : Boris Sentenac, tous droits réservés

(Texte: « Le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher à tout coup c’est la loi ! » Les fleurs du mal, l’Horloge – Charles Baudelaire)

Photo : Boris Sentenac, tous droits réservés

Photo : Boris Sentenac, tous droits réservés

Photo : Boris Sentenac, tous droits réservés

Photo : Boris Sentenac, tous droits réservés

Le futur est déjà le passé en illusion de présent.

Lis vers l’hiver


Illustration : Svetlana Sirenko (droits réservés)

Illustration : Svetlana Sirenko (droits réservés)

 

Par quelles amarres, à quel port et de quelle époque s’accrochent les maisons injuriant la transparence du temps en couleurs comme timbre d’un cri de vie ?

 

Tourbillon de l’instant jetant sa force centrifuge sur les murs gardiens des mystères de chacun, en italique inversée, on devine les trésors jaunis des placards du fond des ombres.

 

Tandis que la brise de demain balaye la poussière dans la poubelle d’hier, jouant du ciel et d’un arbre éteint aux feuilles de plumes engourdies, la lune chante sur ces violons. Ces cordes de briques, de bois et de terre jouent en nostalgie.

 

Paradoxe du vent qui souffle dans l’oubli tout ce qui s’accroche sur les larmes qui font la survivance de tout ce qui est mort. En guise de réponse apaisante, c’est au crépuscule qu’on célèbre la lumière pauvre et froide en vernis et en pigments.

 

En robe de silence et de constance tel galet sans autre âge que celui de l’éternité, ton chien te suit en patience guidée par sa confiance sans condition et ne traite ainsi le temps qu’en sa présence.

 

Que regardes – tu dans l’invisible qui te fouette ? Crois – tu que la vie est toujours pour demain ?

Seconde de lumiere


2015-11-20 10.20.44

Faisant céder l’ombre malgré sa fatigue, en repos d’ardeur passée comme avoir d’été, la lumière engourdie de novembre se couche sur les façades avec bonheur et sagesse.

De cet instant et avant demain, par ces mots, il reste les larmes seches de charbon, moquées quand elles ne sont pas injuriées ou comme par la plupart ignorées, sur la naïveté de la seconde missionnaire de l’apaisement de l’éternité.

Quel poète ne regrette pas son abandon ? Il ne prend pourtant jamais aucune autre arme que sa plume arrachée à tous les canons du monde par son expression qui signe en silence la seconde de lumière de l’humanité.

Le visage du rêve (2)


le visage du rêve 2

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les poussières de nuit s’étalent sur le tapis des rêves, éclairées par les étoiles, et rient de leur distances par nuances étalées.

Par quel vent asséché se devine en ces mystères la mort frottée sur le tapis blanc du rêve ?

Ton sourire à l’horizon fait l’expression du mensonge aux doutes criant de toutes les vérités.

Identité aspirée, fantôme tel devenir souhaité de Pinocchio, l’éclat lointain éclaire ta survie du possible.

Chant figé dans la glace du chaos comme une pierre crie l’éternité, le piège du rêve est le souvenir opaque de l’origine.

La force du visage de ton amour est le reflet des étoiles.

Voir « Le visage du rêve (1) »  en cliquant sur le lien suivant https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/