Inutile


Caresse de la peur d’un monde naissant sur l’amour telle qu’est roc sur lit de mousse.

La différence se vit jusque dans la fuite de la nuit.

Les rêves reflètent la transparence de l’oubli et s’étouffent dans l’éclat de l’aube froide et humide.

La place de l’un est figée de solitude pour cautèles de mouvements et de tumultes comme fumée de vie pour d’autres.

Juge, et succombe gorgé de luxe de certitudes, l’inutile aussi fondamental que ta caresse de la peur d’un monde mourrant sur l’amour tel qu’est roc sur lit désormais séché.

Noyade des différences


La mer te raconte ses souvenirs d’horizon qu’elle dit en ressac, confondant son éternité avec l’instant de tes soupirs.

Tandis qu’elle s’étale épuisée de souvenirs qui rident le sable d’espoirs agonisants, le tombeau de joies avortées n’ayant que faire de tes sanglots est frontière entre renoncement et volonté.

Tandis qu’elle recule refusant l’abandon, la fatigue la soumet à nouveau. Elle ne peut, en silence choisi, taire en mystère de flots ton désir d’îles transparentes d’ici.

Tes larmes d’étoiles s’écoulent sur le bassin de sanglots d’une vérité à jamais rendue sourde. Pourtant, à l’instant de la noyade des différences, tu vois le trésor de chaleur faire sa quiétude de l’horizon.

Vogue plutôt que de sombrer dans les paroles submergées puisqu’il te reste à vivre…

Admettre


De l’espérance, lorsque le seul feu détonne dans le déni (salvateur mensonge que de l’instant d’un rien), il ne reste que le néant d’un souvenir.

Crépuscule imaginaire contre fugace virgule comme bourrasque faisant non – sens, il n’est de mort en phrase ni de folie en ratures.

Brouillon de vent sur page blanche en lésion de rêve, jamais n’inspire de mise au propre des ensembles sans risquer de rendre muette la nuance des encres ! Souhaite la lumière filante.

Chacun n’est rien s’il ne résonne en trouble. Il n’est d’insulte que dans un temps figé. Le risque de vivre n’est pas la colère. Il est d’aimer.

La furie est aussi simple et inutile que nez en l’air à souffler sur la fortune des nuits. Aimer est aussi difficile que d’entendre leur chant silencieux. L’univers s’étend rond comme révolution : ici est là – bas de lendemain. La naïveté, graine de fleur à dessiner en lettre, s’apprivoise mais ne perd son éclat.

Qui peut se croire étoile filante par canon sans faire mensonge de jardin la certitude des ténèbres ? La pierre chauve et dure n’est qu’ornement de paradis et ne règne qu’aux extrêmes caniculaires ou glacées de vents secs. Maintenant est une utopie, prison vaine et mère d’écho de tempête en bocal dont il ne reste que quelques perles caressantes comme larmes sur joue.

Les couleurs sont les nuances qui résonnent en différences comme chant de tous les possibles. Ecoute ta voix comme murmure et voit le simple rayon que tu es du spectre du monde pour admettre le temps qui n’est qu’à venir pour faire, à ton horizon partagé et aux farces en fosses aveuglées, face en force éclairée.

Admettre les étoiles n’est pas renier le soleil. Malgré les prières qui ne s’expriment qu’aphone, l’évidence de l’astre laisse toujours sa place aux lumières innombrables.

Miel


Miroir de souvenirs, trouble d’un avenir impossible, peu importe les éphémères explosions de couleurs : il ne reste jamais que la page blanche en lit de source allant inexorablement se jeter dans l’océan indifférent de tous les sommeils.

La brise sur ton abandon reste comme empreinte de plage : unique anonyme. Camouflage de camouflets, l’ensorcellement de sa peau comme reflet des grains s’estompe dans les taches des soleils morts sitôt le ressac épuisé, sitôt le silence des sirènes de l’horizon essoufflé.

Désormais fantôme sans âme, sa vérité est ton subterfuge d’ivresses séchées de larmes et miel de papier comme poison de gourmandises.