Le bruit de l’amour


L’écho est un muet qui empreinte sa voix tel le bruit de l’amour
Et n’a que le souffle des mots originels.
Ces étincelles qui se répandent en brasier
Et qui recouvrent de cendres
Leur plaine jusqu’à leur sommet
Sont comme l’oubli qui offre le silence né du bruit de l’amour.

Epitaphe consumériste


Qu’avec la force d’une gifle de pluie

Qui sèche et ne sera jamais larme,

Ainsi fulgurante comme la vanité de l’être

Que l’on ne peut en cet instant se reconnaître,

Pour que s’expriment les voyelles fortes

Et la consonne retenue de l’origine

Sans autre sens que celui de la transparence du vent

Qui les emporte dans l’oubli

Sitôt qu’il lâche les cheveux tirés sans douleur

Et n’ayant réussi qu’à étaler de sa poussière

Pour trace de chemin perdu,

Lorsqu’il est consumériste, l’amour

En son langage de page et de stylo de chair

Bravant l’ombre de sa broussaille,

N’offre qu’un sourire mystérieux

Puis s’inscrit en épitaphe de la beauté.

Rêvunir (poème)


Depuis la mer, tu sens le vent s’engouffrer vers son avenir.

Il s’empresse comme un enfant au bord de sa promesse.

Il s’empare de poussières pour raconter son voyage qu’il déposera en présent à demain.

Les vagues une à une le salue tandis qu’elle lui montre la lumière.

Ici, la mer est au terme d’un voyage sans début connu.

Elle arrive à chaque seconde, à chaque vague reprenant la précédente

Sans jamais s’étaler indéfiniment sur son terme.

Après avoir gouté au sable, elle semble discrètement

Repartir aussitôt dans le mystère de ses profondeurs,

Vers d’autres espoirs de marins.

 

Quels sont leurs rêves ?

On-t-il un sens qui mène là où ils les rêvent ?

 

Tu pars à la conquête de ta vie pour quelques éclats ronds de nécessaire qui

Devancent le soleil et dans son sommeil, tu noies ton espoir dans une nuit de café en voyant la fumée s’en aller vers le néant avant de te défaire des poussières offertes par les vents.

Le monde te sait et tu ne sais que ton monde.

Tu t’engouffres dans les tunnels de l’immobile voyage

D’hier, aujourd’hui et demain.

Le temps est ponctué en trait-d’unions de néons et de parenthèses d’autres voyages identiques.

Et tu entends la mer. Elle est ici si loin.

Tu arrives.

 

Quel est ton rêve ?

A-t-il un sens qui mène là où tu le rêves ?

 

Est – ce d’aller vers ses rêves quand il s’agit d’y revenir ?

 

Tu peux rêvunir

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Pour voir le film Rêvunir, cliquer sur le lien ci-dessous :

Rêvunir


Voici les émotions de l’espoir dans ce court-métrage composé de deux parties : la première étant celle du poème déclamé et la deuxième étant celle du poème joué. Découvrez le film poétique « Rêvunir » en cliquant sur le lien ci-dessous :

Question de temps


Pourtant transparent, le temps s’impatiente comme une nuit qui a oublié le sommeil ou se lasse comme la lumière du jour qui étale sa fatigue et s’affirme en soumission des mots,

Lorsque la bienveillance n’apparaît vaporeuse qu’en mensonge, tel burin gravant toutes les pierres, et, bien que nulle ombre n’existe sans même un dernier éclat, elle finit en silence gardé soufflant les étoiles.

 

 

Les feuilles des arbres


L’arbre sous les feuilles,
Avant d’être potence,
Porte l’espoir vers la lumière.
Il est ici et il reçoit
La caresse invisible de l’horizon.
Celle qui porte l’alphabet vaporeux et blanc,
Parfois lourd et anthracite
Comme la pierre qui ne boit jamais
L’offrande des cieux.
Par cet alphabet
La discussion d’ici et d’ailleurs,
Entre ombres furtives
Et ombre en ronde dansante des heures,
Dessine l’avenir
Jusqu’à ce que les feuilles
Soient sous l’arbre
Gisant sous leur potence.