Noeud des nuées


L’élan à l’élégance de la danse des gants blancs,
Sur le ciel d’hiver, entraîne ce qui sera été.

Sandy et Clinton


Voici Sandy et Clint, des amis musiciens Toulousains à découvrir 🙂

Leur page Facebook :

https://www.facebook.com/SandyClinton.Records/

Autoroute (poème)


Noires, grises, bleues, vertes, rouges,

Elles s’usent vers mon inconnu

Qui fuse sous les lumières citadines.

Ici, statique comme le silence

Le temps s’évanouit en un regard

Scrutant la fulgurance.

Rien n’est su tandis que tout se voit

D’ici à là – bas

Je me retourne et je constate

Que c’est toujours d’ici à là – bas.

Les villes lovées

Effacent les points sauf celui que je fais

En hauteur, dans les regards vitrés

Rien n’est su tandis que tout se voit

Les ombres se saluent

Et se croisent en bourdonnant

Et en chuintant sur leurs soleils réguliers.

Soudain une moto déchire son sens

Dans l’ignorance de l’autre sens

Et s’engouffre dans le déni du sien

Rien n’est su tandis que tout se voit.

Elle arrache mes souvenirs de voyages

Comme une vague qui se retire

Jusqu’à la prochaine qui fera ma mémoire.

Soleils de collines riant de la saison

Des jours qui s’endorment sur les nuits,

Le ressac dit tout sans jamais rien dire du temps.

Rien n’est su tandis que tout se voit.

Horizon du virage

Horizon de flots

L’un menant à l’autre

Courbe courant vers la droite

L’envie sur la rencontre

De la tension à l’obtention

Rien n’est su tandis que tout se voit

La mer arrête la route

En sa frontière de sable

Qu’elle ne cesse d’étaler

Comme une lavandière

Sur son linge allégé de son passé

Mais déjà alourdi de son avenir

Rien n’est su tandis que tout se voit

La mer habille ses mystères

Et nous nous y enfonçons

Nus comme ses nourrissons.

Noirs, gris, bleus, verts, rouges,

Il n’est plus de cris, il n’est que des mots de silence

Qui, comme les vagues, se répètent sans cesse.

Tout se sait tandis que rien ne se voit.

Qui s’approche

Contre qui

Que je n’attends pas ?

 

Pour voir ou revoir le film « Autoroute », cliquer sur le lien suivant :

https://borissentenac.wordpress.com/2019/12/05/autoroute/

Midi des hommes


Derrière le rideau élégant du rêve éclatant

Les ténèbres d’hier scrutent le fruit de notre étoile.

Tinte au midi des hommes, comme pour me désigner,

La tour des heures, des prières et des pénitents.

Caché tel un écho derrière les hauts murs des voiles,

Du regard, je dévore le sucre sans barguigner.