Souffle d’une prière


Dans l’esprit des artistes de l’époque (Jean – Claude Vannier et Serge Gainsbourg) et au travers des photos de J2MC :

http://www.j2mc-photographie.fr/fr/accueil.html

de Margot Roisin :

https://regardsdicietdailleurs.wordpress.com

et de moi – même, découvrez le poème Souffle d’une prière dans le format vidéo en cliquant sur le lien ci – dessous. Poème propre à ma vie qui n’a pas vocation à retirer quoi que ce soit à l’oeuvre complète originale, comme chacun qui se confronte à une oeuvre, si elle marque, elle parle de lui.  Rien de plus sinon que ce poème. Si le coeur m’en dit (et il m’en dira) je vous donnerai le texte mais pour le moment dans ce format vidéo atypique, découvrez ma perception de cette oeuvre unie au vécu.

Puis, lorsque vous aurez vu cette vidéo, sur le même thème,  découvrez le poème de Margot Roisin :

http://wp.me/p4c7zc-a0

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Images modernes


Que te reste -t- il de la mer sinon que ce coquillage vernis de volontés de souvenirs ?

Portées à l’oreille, les réminiscences pareilles au ressac, ont le silence du présent.

Aujourd’hui la mer s’entend, toujours aussi lointaine, en des coques électroniques.

Elles ont pour vernis des dires apportés à coups d’images et de mots isolés aux provenances douteuses, posés telles qu’en épitaphes.

Sens perdus et suffisants, en réponses cinglantes pour discussions en raison justes voulues indiscutables,

Elles laissent derrière elles le silence de la honte que personne ne perçoit dans tout ce vacarme de réseaux luminescents, incapable de faire blemir une quelconque étoile.

Sans la fierté du vernis de l’ancien coquillage qui chantait la mer sans rien de plus, nous laissant alors être sur toutes les plages qui regardent l’horizon,

Avec la ressemblance de la carresse des vagues sur la page réduit à un seul doigt, comment ne pas avoir l’arrogance que même un dieu n’aurait pas ?

Mais peu importe l’origine du rêve. Abandonné à la poussière, ou dépendant de nos abus, puisque son rejet (comme universellement tous les rejets) nous rejette nous même.

Des bruits (3)


Les jeunes avec les jeunes !

Les vieux avec les vieux !

Les riches avec les riches !

Les pauvres avec les pauvres !

Les noirs avec les noirs !

Les blancs avec les blancs !

Les homosexuels avec les homosexuels !

Les hétérosexuels avec les hétérosexuels !

Les fous avec les fous !

Les malades avec les malades !

Les hommes avec les hommes !

Les femmes avec les femmes !

Et maintenant que chacun est bien au chaud

Dans sa case à choix multiple, coffre de ses secrets,

Parlons du vivre ensemble avec,  pour maître mot,

La tolérance (acceptation par défaut de la différence).

Revendiquons par pluie d’images et de bon sens

A faire frémir toute intelligence.

Nourrissons nos propres images respectives et individuelles,

Derrière nos portes verrouillées et nos lumières blafardes d’écrans

En guise de courage et de gloire.

Passons de fenêtres en murs

Pour crier le silence du virtuel de nos vérités assénées

Et détourner alors, dénués de sens,

A l’exception de nos peurs enfouies,

Tous les regards quotidiens

Vers le mensonge de nos chants de sirènes.