Flamme de vie


Souffle

La bougie qui se déshabille
A mesure que la lumière
Fait la cause de sa corde
Avant de s’éteindre
Dans son sommeil
Alors délié de raison,

Et rêve

Alors délié de raison,
Dans ton sommeil
Avant de t’éteindre
D’être la cause de la corde
A mesure que la lumière
De la bougie qui se déshabille

Souffle tes rêves.

 

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« Fainéants »


Le ver de fer tente, en fermant ses portes, de reprendre son souffle en prenant ceux des missionnaires de chaque matin pour chaque semaine en les entassant.

Leurs silences dit leur identité. Ils sont tous à n’être plus qu’un avant qu’à la hâte à la halte ils happent le temps.

Ils abandonnent la caverne, le fer et leurs souffles sitôt à la lumière, bouches ouvertes comme cheminées renversées ne fumant alors que poussière.

Ils inspirent alors leur brave fatigue jamais tout à fait blanche ou tout à fait noire, jamais demandée grise.

La nuance pour la force est protocole de prétexte et en voilà quelques-uns qui ne rentreront que sans raisons de repartir demain. D’autres savaient déjà que même le temps n’a rien d’éternel sinon que dans l’abandon.

Au soir, inquiets et fatigués ils sauront le pire pour eux par mots paresseux de langage et portés par voix lointaine et haineuse de tous les mondes, après avoir hurlé son projet vide comme l’air semblant subjugué après une tempête, qu’ils sont fainéants.

Ou alors je ne sais pas, sauf pour quelques rares, peut – on penser qu’ils soient oisifs par leurs appréhensions et leur épuisement qui gâchent toujours et encore leur sommeil approuvé par leur rides trop jeunes qui ne savent pas l’heure ? …

Souffle d’une prière (poème)


Voici donc le texte de la vidéo de ce poème que je vous ai proposé il y a quelques jours. Bonne lecture.

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Et tandis que le graisseur de moteur hante toujours de son heure furtive l’ardeur que tu sais sur celle que j’imagine,

 

Tandis que le souvenir de ses vagues ne sera jamais l’éternité des mers, sa promesse de voyage n’embarque jamais aucun mot fort pour les temps à venir,

 

L’horizon est ici : sur ses vagues qui se remuent comme hier ses fesses effleurées par une lumière silencieuse, son cargo de patience part pour ailleurs mais ne ramènera rien des nuages qu’il va croiser.

 

Il reste tel le mystère des mers, comme la page essentielle à l’encre qui ondoie vers la profondeur de ses mots mais qui s’envole dans le silence de l’écrit, comme la retenue de la caresse qui n’a de sens qu’en mots de toutes les absences trop légères et qu’un bâtiment de fer ne fait qu’excuse au graisseur de moteur.

 

Mer qui regarde les étoiles dans son sommeil perdu, sans jamais entendre autre langage que le voyageur à l’horizon d’une jeunesse de découverte déjà assouvie, prise dans tous les vents, jamais dans aucun courant, tu sais la hauteur des falaises, l’abondance du mariage de ta terre et de la lumière.

 

Les étoiles filantes ont le destin tragique des cadavres et ce qu’il en reste se noie perdu dans l’étendue du voyage qui ne mène que vers jouissances de marins.

 

Le souvenir du sable, couleur de sa peau, s’est envolé comme poussière par la brise transparente de sa raison pour tous ses sens, tandis qu’elle porte ton chant, au-delà des plus lointains bateaux, au-delà des veilleuses de tous les songes.

 

Dès lors, les sirènes meurent de ton sommeil, de ta négligence d’insomnie qui jette la couverture promise de l’horizon de la mer et qui s’éveille sur les mots couleur crasse de moteur. La mer n’est que le reflet du ciel et le ciel n’est que le mensonge de la lumière.

 

La plage comme frontière t’a dit, sans rien dévoiler des mystères des flots qui semblent offrir de leur dentelle en s’étalant sur la terre, que l’origine s’épanchait sur le devenir sans jamais, que par toi-même, rien y faire.

 

De ses mots, dévoreurs de l’aube invisible des lointains horizons, ne reste qu’un souvenir vague de vagues originelles de ce marin sans phare, et l’imperfection de ta mémoire quant à ces instants n’est qu’étincelle ratée.

 

Comme chacun largue ses amarres, chacun choisit son port.

 

Ainsi mon amour, la conjugaison de notre poème se fera dès lors au pluriel de nos regards qui glissent sur les flots et s’élèvent jusqu’à Antarès.

 

Car sinon il n’est pas, l’amour ne meurt pas de silence, de cris ou de chants de sirènes. Il nous élève comme le souffle d’une prière.
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Retrouvez la vidéo de ce poème en cliquant sur lien suivant :

https://borissentenac.wordpress.com/2017/09/25/souffle-dune-priere/

Et sur le même thème le poème de Margot Rosin :

http://wp.me/p4c7zc-a0

Souffle d’une prière


Dans l’esprit des artistes de l’époque (Jean – Claude Vannier et Serge Gainsbourg) et au travers des photos de J2MC :

http://www.j2mc-photographie.fr/fr/accueil.html

de Margot Roisin :

https://regardsdicietdailleurs.wordpress.com

et de moi – même, découvrez le poème Souffle d’une prière dans le format vidéo en cliquant sur le lien ci – dessous. Poème propre à ma vie qui n’a pas vocation à retirer quoi que ce soit à l’oeuvre complète originale, comme chacun qui se confronte à une oeuvre, si elle marque, elle parle de lui.  Rien de plus sinon que ce poème. Si le coeur m’en dit (et il m’en dira) je vous donnerai le texte mais pour le moment dans ce format vidéo atypique, découvrez ma perception de cette oeuvre unie au vécu.

Puis, lorsque vous aurez vu cette vidéo, sur le même thème,  découvrez le poème de Margot Roisin :

http://wp.me/p4c7zc-a0

Soufflé


Après que le vent eut laissé les abeilles faire leurs voltiges,

Après qu’il eut, comme d’une seule main, suspendu les parfums,

Le voici qui se lève comme pour tout emporter,

Eveillant alors la solitude en manteau.

 

En bourrasque, il la secoue et semble la provoquer,

Il dépoussière le silence endormi dans les oreilles

Et gratte les regards qui ont déjà oublié

Le sourire éclairé par la lumière du miel.

Cycle


De deux étrangers

Qui n’avaient de cesse

De trop t’imager,

De leur népenthès,

 

Dans leur espérance,

Comme un voyageur,

Tu offres  silence

De toutes tes heures.

 

De l’eau et du ciel

Enfant de naguère

Vers l’éclat tel miel

Tu t’envoles des terres.

 

Te voici nuage

Couverture des cris

Libéré des âges,

Et l’escroquerie

 

Du profond souffle,

Par eux expirés,

N’est que mistoufle

Dès lors méprisée.

 

Pourtant à jamais

De mer vers lumière

Le mois de mai

Se souvient d’hier.

 

Vers des terres nouvelles

En couloir des vents

Tu pars blanche et belle

En espoir fervent

 

Pour alors donner

En larmes de vie

L’enfant des années

Des chants des envies.

 

Ancre de tes pages,

A ton tour deviens

Mère de ton ouvrage

Et lit des étoiles.

Baisers


Le souffle passe sur la haute dentition blanche des terres.

Il redescend par les vastes gencives vertes des prairies

Et me donne la simple et douce saveur de chacune des étoiles.

Puis, l’amertume du trop long jour éclaire l’instant du monde

Ne me laissant de ce baiser envolé que trop perplexe.

Du monde à moi, il ne me reste que l’écho de son souffle

Qui insuffle chaque jour et bien malgré lui notre bel amour.