Jonctions


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(Photographie : Boris Sentenac, droits réservés)

 

Voile de jupe qui s’ouvre
Sur l’infini mystère
De l’inaccessible
Ainsi fantasme divin
Compensé en spasmes.

Route ovale de larmes
Qui exprime l’instant
Sans jamais raconter
Le mystère de l’origine
Autrement qu’en spasmes.

Caverne de l’espace
Qui parle du temps
En gourmandise de langage
À garnir de sens
Et en mille feuilles de spasmes.

La jonction de la couverture
Du monde sur le lit
Des étoiles endormies,
S’inscrit dans la lecture
Du présent en croyance

De l’avenir.

Images modernes


Que te reste -t- il de la mer sinon que ce coquillage vernis de volontés de souvenirs ?

Portées à l’oreille, les réminiscences pareilles au ressac, ont le silence du présent.

Aujourd’hui la mer s’entend, toujours aussi lointaine, en des coques électroniques.

Elles ont pour vernis des dires apportés à coups d’images et de mots isolés aux provenances douteuses, posés telles qu’en épitaphes.

Sens perdus et suffisants, en réponses cinglantes pour discussions en raison justes voulues indiscutables,

Elles laissent derrière elles le silence de la honte que personne ne perçoit dans tout ce vacarme de réseaux luminescents, incapable de faire blemir une quelconque étoile.

Sans la fierté du vernis de l’ancien coquillage qui chantait la mer sans rien de plus, nous laissant alors être sur toutes les plages qui regardent l’horizon,

Avec la ressemblance de la carresse des vagues sur la page réduit à un seul doigt, comment ne pas avoir l’arrogance que même un dieu n’aurait pas ?

Mais peu importe l’origine du rêve. Abandonné à la poussière, ou dépendant de nos abus, puisque son rejet (comme universellement tous les rejets) nous rejette nous même.