La mort d’Antarès


La fulgurance s’éteint en tempête dont le vacarme s’évanouit dans le vide tel l’indifférence de tous.

Repère au sein des nuits d’été pour nos âmes perdues dans l’immensité infinie, elle est devenue transparence.

Le calvaire est notre promesse d’éternité qui se fait silence pour toujours.

Qu’importent les nuages et leurs flots d’hivers sur nos regards puisque la caresse de la brise d’été s’est évanouie dans les discours, pareille à la véritable ivresse qu’est l’amour qu’on aurait enfermé dans un flacon et jeté à la mer de l’espoir comme cendres de défunt !

Lumières prisonnières des temps : mensonge de l’instant, libre comme l’oubli : vérité du néant à venir.

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Rêves en transit


Rêves en transit

Photographie : Rêves en transit, Margot Roisin.

Tous droits réservés

 Photo extraite du blog :

https://regardsdicietdailleurs.wordpress.com/

Quand la vie se fait question inattendue en guise de réponse,

Quand le rêve devient besoin,.

Quand la peur de ne pas être aimé se fait expériences,

La liberté des corps devient la dictature du cœur.

Reprend vie !

Même si j’ai voulu t’offrir le meilleur et que la vie te donne des pleurs,

Les aveugles que nous devenons restent malgré leurs ténèbres coulantes le miroir du monde.

Ils ne peuvent devenir invisibles comme le vent hurlant son voyage.

D’autres rives, les prétendus regards sur les sifflantes révérences forcées ne sont que ressemblance à l’amour. Méfie – toi pour qui ils font vaciller la garde envers le monde muet de pudeur frustrante jouant de chaleur et de scintillements de mensonges !

Mon pauvre amour, il est pourtant assez d’un Noël pour ne pas avoir de prétextes pour aimer.

Marquant comme rainures vaporeuses et éphémères du ciel, garde-toi des rêves en transit.

Dernier regard


Couché de soleil qui s’étale au-delà de ta fenêtre et qui feutre sur tes murs les martagons narguant béat ton amour perdu dans le désert de leur poudre de nuit.

De ce charbon d’amour, le silence de l’éclat rouge de fatigue comme dernier regard sur les ombres triomphantes, écrase les paupières. Aucun vent d’étoile pourtant ne souffle cette poussière dans les yeux qu’emporte une larme d’adieu.

Fantôme du fantasme


Le fantasme est la jeunesse de l’âme. Il crie trop souvent sagement en silence tels les tremblements d’été sur les routes au bord des terres ordonnées.

Rêve n’échappant à personne, sa fougue est pourtant rangée en espoir sans promesse et se fait laine trop abondante de moutons au regard atone sur leurs clôtures.

Désir élevé frileux devenu masque blanc, fantôme insaisissable, il me dicte alors la peur qui naît du savoir de la fin.

Pauvre jeunesse braillarde de hardiesse qui confond poison de sirène avec bavardages de corbeaux et qui ne distingue plus l’aube du crépuscule, elle s’incarne en faiblesse bourgeoise, sourde et anonyme, avant l’heure de l’abandon. Son sourire de vieux codes et sarcastique sur tout habile est l’arme braquée sur tous les avenirs.

L’interdit du possible


Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique si tu peux, mon trouble et mon effroi :
Je frissonne de peur quand tu me dis « Mon ange ! »
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi

Charles Baudelaire (Les fleurs du mal), Femme Damnée

Souviens-toi que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup c’est la loi.

Charles Baudelaire (Les fleurs du mal) L’Horloge

Et si quelque importun venait me déranger
pendant que mon regard repose sur ce délicieux cadran,
si quelque Génie malhonnête et intolérant,
quelque Démon du contretemps venait me dire :
« Que regardes- tu là avec tant de soin ?
Y vois – tu l’heure, mortel prodigue et fainéant ? »
je répondrais sans hésiter :
« Oui, je vois l’heure, il est l’éternité ! »

Charles Baudelaire (Petits poëmes en prose) L’Horloge

L’interdit du possible

Toi fille verte, telle oiseau au regard caressant les prairies dignes d’être jardin, tu parles au vent comme personne. Tu sais écraser tes larmes lorsque le vacarme des peurs et des colères fait tempête. Equitable, et même si prisonnière de volontés déguisées en justice que chacun moque, tu restes libre et évites pour tous que les actes de quelques irrationnels aient une portée dans le temps.

Le règne furtif (criminel par bêtise et intolérance) des croyances qui masquent la vérité de chacun et tuent la confiance de tous, est la clé du départ malheureux. Aucune révolution fait de transparence le souvenir d’un régime. Fuit ou renversé, il te faut en ton sein l’éclat et la douce chaleur mesurée du soleil sur le cœur pour ne pas sombrer dans la dissonance des cris de la Furie telle qu’orage ne couvrant jamais l’écho de l’amour aussi souverain et fort qu’une volonté divine.

De chants en cris, de cris en silence, quelles Erinyes pourraient aplanir pareille courbe ? Laisse dont le vacarme aux peurs démentes de ceux qui fuient pour finir par n’entendre que l’inutile tourment de leur être. Leurs propres mensonges, leurs propres défaites font de leur jugement que le maigre reflet de leur heure en leurre et en erreur. Que donne -t- on sinon que l’oppression en confondant la crainte avec le respect ? La vérité du bonheur n’est pas la perversion des croyances d’ignorants qui mordent et déchirent en guerre de craintes le savoir et la paix détenus par, vers eux, nos mains tendues. Guerriers sans ennemi, pleurez s’il vous en dit votre défaite, nous ne crierons pas « Victoire ! »

Le temps est l’arme des dépourvus. C’est un regard vide de trois milles six cent sens plus naïfs que le cœur de leur cible. C’est l’outil d’un procès à charge fondé sur l’incohérence, fille de l’impéritie et décharge d’un tout qui ne forment rien sinon que violence. Mais la torpeur de l’accusation exalte alors la vérité en éternité. L’interdit du possible n’est jamais l’impossible. Les œillères ne sont que tromperies pour corrompus de faiblesses et leur crédibilité est damnée par la hâte maladroite de leur autorité par eux – même souillée. La force est d’admettre la lumière et son langage de couleurs qui révèlent les nuances comme autant de vérités qu’il n’est pas utile de refuser sans risquer, par intolérance, la caution de la confiance.

A quoi bon choisir la censure pour quelques raisonneurs sur la félicité des autres, gardien de ce qu’ils ne sont pas, cherchant et imposant la normalité juste dictée comme telle qui leur est étrangère et hurlant ainsi de mensonges ? A quoi bon limiter le regard de l’amour pour quelques éblouis par l’orgueil de la portée sur le monde de leurs propres actes ou, pour d’autres encore, bien incapables de voir leur propre bonheur ? Je te vois certes et toujours en belle de lit car par-dessus tout belle de cœur et si belle d’âme.

Le lit sec d’une rivière n’est juste qu’opportunité de chemin qui ne connaît d’autres eaux que les larmes de ceux qui ne font que suivre sans tracer, et d’autres bruits que les bavardages incessants de raison comme excuses au néant de la douceur de l’écoulement rond, tel rire sur pierre, que le souffle dénué de rêve allié aux vérités a évaporé. Pour les autres, et à qui veut, à qui aime, tout finit par commencer.

Après la pluie


Il n’est d’instant qui empêche de sourire.

Que reste –t- il du désespoir écoulé et poussé par les vents ?

Le mensonge céruléen qu ‘on pensait libre comme l’air prison de lumière, n’est autre qu’une nécessité qui n’a pas plus de sens que notre présence à contempler ce bonheur convenu comme népenthès en breuvage de vie.

La pluie est une virgule dans le subterfuge. Qui porte plus haut que tous les cieux, humide ou sèche, la vérité est ta caresse.

Nuances


Damier secret du jardin à effeuiller pour effleurer le bonheur d’un rêve pendu qui exprime, seul, le langage de tous en mensonge de certitudes que chacun voit en noir ou blanc.

Petite flamme, piquante en sa base et soyeuse en son envol, égale à l’ivresse des bulles qui éclatent en arômes de joie, la couleur ne fait pas seule la nuance.

Tu sais que par aveuglement, par convenance propre, de l’ignorance et du mépris de ton tapis de vie, la lumière n’éclate que de la nuit.