Lune


La solitude d’un dernier verre accompagne le silence des cieux de toutes fatigues. Les ténèbres se réveillent alors.

Apparaît le visage apaisant que nous admirions jadis des amoureux exilés. Pastille des jours brûlés, elle soigne leur mal par leurs regards la caressant et qui, comme bouteille à la mer, inspirent à chacun troublé un sourire perdu tandis que lumineuse elle aspire nombres d’espoirs tenaces mais lointains.

Masque de la nuit, la paresse de son mensonge d’éclat n’est que reflet d’ardeurs. Cachant les innombrables perles de vie, la mort croissante et pleine reste figée.

Comme s’il n’allait plus y avoir de lendemains, en point final des couleurs, et puisqu’il me reste à rêver à tes côtés, la lune épouse la solitude d’un dernier verre qui accompagne le silence des cieux de toutes quiétudes.

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Fin de l’été


Comme accroché à leurs longues cordes blanches arrachées aux terres qui veillent l’été mourrant, les avions éparpillent leurs rêves d’horizons.

Phrases silencieuses mais sans mystère du ciel, la lune les ponctue en un point de craie.

Puis, le royaume simple de la lumière se refait marbre avant un dernier vent voleur des parfums et stupeur des cigales.

De ces pays de souvenirs mérités, les vieilles pendules de chaque maison qui se répondaient dans les rues, continuent de sonner midi dans l’oubli d’un temps fluorescent sans nuances de vérités, étouffé par la réalité.

Nuit du matin débordant des rives du jour, le diktat du néon en compensation hystérique au bonheur redevient raison.

Le visage du rêve (4)


le visage du rêve 1

(Photographie : Boris Sentenac, droits réservés)

Les ténèbres ne sont lit

Que pour furieux aveugles

Te faisant leur corbeau blanc.

De fils barbelés d’encre

En fraisil gris de nuit noire

Aux merveilles d’éclats de rêves,

La douceur de ton sourire

Sur ton visage est l’éclat

D’étoile sur le rêve des jours.

Mariage de la vérité

Et du rêve de tes patiences

L’éveil ressemble au sommeil.

Chaque heure voyage en train bleu

Au souffle chaud caressant

Les sommets secrets d’aimer.

Le voyage de ta beauté

Est l’ardeur de chaque flamme

Du soleil de tous nos rêves.

Voir « Le visage du rêve (1) » en cliquant sur le lien suivant

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

Le visage du rêve (3)


le visage du rêve 3

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les larmes nettoient les tempêtes,

L’aube rouge du rêve réveille

Le mystère de la lumière.

.

Le rêve est la dictature

Que tout espoir sans luxure

Habille de grands voiles légers.

.

Le souffle éparpille par miettes

La congère d’ombres des uns

Sur l’éclat de tes jeunes heures.

.

Visage d’étincelles sur songe

La vérité apparaît

Aussi merveilleuse qu’un rêve.

Voir « Le visage du rêve (1) » en cliquant sur le lien suivant

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