Universalité


Allons dans le jardin de toutes les lumières
Cueillir en sourire une tige de soleil
Et la souffler pour que pousse des fleurs d’étoiles.

Publicités

LumièreS


La nuit dévore la lumière.
Le jour est un oubli
Comme une erreur,
Un secret de la transparence
Qui se dit en mensonge,
Involontaire et admis,
Créant la confiance
Sur le monde,
Mieux qu’un réverbère,
Et les dieux dans les cieux
Obscurs comme la nuit.

Poésie 9


Jardin d’étoiles, parc de galaxies, vallées d’univers
Pour autant de couleurs de poussières,
De gouffres en spirales sans vertige
Et de lumières mères des ombres
Présentes et transparentes
Qui s’offrent sans que l’on puisse les cueillir
Comme la poésie fait le poème qui fait le poète.

Lumière de l’index


A Xavier Bordes,

 

Scintillantes comme éclat de soleil sur les vagues, les étoiles voyagent sur les flots de chaque nuit. Sur cet océan des heures tardives, navigue la donneuse des pâleurs. La lune témoigne de la lumière de demain mais elle indique en sa transparence projetée que chaque nuit, passant sur tes deux spacieuses secondes de tes jours, t’amène à la mémoire du dernier.

A l’heure de la sortie du port, ne sachant quelle étoile suivre, de son doigt tendu, de sa peau de souvenirs, ton phare t’a indiqué la courbe invisible de l’horizon, le piège des reflets, le mariage secret du temps et de l’espace et ta mémoire en fait toujours l’écho. Un secret n’existe que parce qu’on le sait. On ne le sait que si on le comprend. Il y a trente ans, se hissaient les voiles pour le voyage vers l’invisible.

Aujourd’hui, entre courage et fatigue, comme vagues qui poussent après avoir retenu, les heures te montrent toutes les directions sauf celle de ta boussole. Et tu voyages vers tes lumières en souvenir de l’index qui s’élançait sur la nuit de l’ignorance. Opaque autant que transparente elle sera quand tu la sauras, celle qui se moque du temps pour ne donner qu’un lieu d’oubli sur ta mémoire. En attendant de l’accoster, tu ne cesses de raconter ta lumière sur la lumière que, mieux qu’aiguilles sur les heures, l’index du poète t’a montré.

Fin d’ardeur


La saison s’étouffe en solitude.

La fatigue paralyse le jour

Et chacun fuit sa mort derrière ses murs.

 

Le vent cherche encore à dénicher quelques trésors.

Il souffle sur les poussières des jardins

Avant de s’affoler dans les rues désertées.

 

Le silence est langage des souvenirs de la fougue passée.

Le présent s’effondre du ciel

Avant de pleurer l’avenir dans les rigoles.

 

Les lumières opulentes sur le sort des jours

Ne parlent de rien et rassurent en tromperies

Qu’éclaire l’espoir vain de la vie sur les paupières des jours.

Mer


Berceau des lumières, du jour et de la nuit, tu t’en fais parure dans le langage de ta danse incessante. De quel rayon de caractère t’inspires – tu pour te faire soleil ? Tu te fais brûlure de vie en arguant de réponses aveuglantes. De quel éclat de caractère t’inspires – tu pour te faire lune ? Tu te fais possessive des couleurs en hurlant protéger les rêves.

 

Ventre des secrets de l’essentiel, tu permets d’être à tes enfants fidèles tandis que tu es noyade pour les fils des aventuriers des terres qui t’ont quittés. Tu es caméléon du ciel en souvenir de l’audace de leur rêves et tolérante à leurs caresses sur ta surface.

 

Belle négociatrice, accepte les rivages. Ne te fais pas ogre du monde après en avoir été la mère. Admets, pour que perdurent tous les amours, que si nous ne sommes chacun que matelot à l’origine de tes tempêtes, à l’origine de nos manques nous devenons capitaine.

 

Sur le même thème vous pouvez lire de Margot Roisin https://versantares.wordpress.com/2016/02/09/souffrances-de-la-mer/