A la mort des envies


De bruits sourds et de couleurs pâles, les certitudes déléguées sont du confort inutile de la suffisance en survivance trompeuse.

Mais il n’est jamais de silence.

Ainsi, à la mort des envies, survit l’enjeu se faisant manchot et désolant même la solitude. Dénué de sens, pourtant sans cesse et régulièrement rappelé à la contradiction de sa raison, il semble soutenir la vieille horloge dans ses pas de fantômes.

Alors, toi qui pleures sans jamais pouvoir être de pluie lointaine, sois et fais !

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Retour à Sannois


En revenant dans ce chez moi de mon enfance

(Qui a écrasé en son temps la dernière ferme

Et d’autres enfances), en ouvrant le volet

Comme on ouvre ses paupières,

Entre le béton des tours aux sursis rénovés,

Apparaît la colline, avec ses éternelles

Larmes hautes et touffues d’interminables hivers,

Soumise à la patience en gardienne du moulin :

Nécessaire obsolète qui semble rester le seul

A croire qu’il domine toujours le temps étalé

Sur les rivalités des vitres de la ville.

Pollution lumineuse


Avant que la fumée,

poussiéreuse comme la vieillesse

amère et bleue éphémère,

ne s’élève tout au long

de l’échelle de neige,

sans jamais connaître

le mystère de l’horizon,

comme une insulte aux étoiles,

derrière la colline,

la prétendue tranquillité

des murs semblables à

nos paupières ridées,

s’est faite d’arrogance

se désespérant pourtant

de ne pouvoir être

tel un soleil couchant.

Ainsi, si la vérité

trahit les regards,

le mensonge pour tous

prédomine quand – même.

Quadrillages


De mon étroit repos marbré, le poison amer de la nuit va s’écouler de sa petite prison à ciel ouvert et couleur étoile après avoir traversé en omnibus de quarts de cercles rapides le damier qui semble s’être étalé sur le garçon pressé au tablier rempli de petites richesses juste pratiques, et serré comme pour éviter quelques tâches de sa pensée sur sa tenue de contrastes trop évidents pour être signifiants.

Au soir noir, fermant boutique pour fermer ses lucarnes lactescentes et d’ébènes, il se rangera de sa journée en carré de servitudes jusqu’au lendemain blanc.

L’entre – deux ne s’imagine pas.

le mensonge du soleil


Les nuages, déjà rouges bien qu’encore froids, s’étirent dans le temps semblant se faire paresseux pour eux.

Aveuglant et ignoré, le soleil oblige au mensonge des ténèbres et inonde les murs rondelets, à la mémoire chargée d’oublis, du haut de la colline. Son éclat trompe ainsi les consciences du savoir, incapable de donner leur heure dans le rythme silencieux de la symphonie vaporeuse au chœur d’étourneaux qui se répandent sur les bavardages inutiles.

Avant de se verser (trop tard) en lac de lumière dès lors incapable de ravir l’eau, l’éclaboussure déjà répandue bien qu’encore chaude, cendre bientôt les perles essentielles du déluge ultime.

L’écho


L’écho distendu et mourant

N’a rien d’un chaos rétrograde

Aux origines des « gouleurs ».

Il se répand comme courrant

Après l’infini et s’essouffle

Dans la fatigue chaude

De la caresse des prairies.

L’enfant rempli le vide

De transparent, soumet le silence

Et sourit : heureux d’engendrer

Ce qui finit comme lui,

Restant, même étranger

Du lointain de son jeu,

Prisonnier de ses roches.