Fenêtre (poème)


L’origine est toujours opaque.
Elle est savoir en secret.

Tu t’élèves de toutes tes branches
Et tu t’appuies sur la transparence
Du regard sur le monde,
Pour finir abouti du haut de tes tiges
Qui aiment la caresse de la brise
Sans plus jamais donner de fruits.
Le feuillage se nourrit au sommet
De lumière que tu renvoies
En étincelle d’iris.

Ainsi nait l’ombre qui t’habille
Ecrasé sur la fenêtre,
Box de prévenu qui sait.

Tu as tout dit
De ce que tu as vu
Et c’est toi maintenant qui es vu.

Le monde est figé en murs et en fenêtres silencieuses
Et tu offres au jour ta vulnérabilité.
Que dit dieu en son regard de nuage scindé
Comme les battants de ta fenêtre ?

Tu finis comme lui
Vaporeux de toutes tes essences
Et ne reste que l’encre opaque
Qui sèche toujours très vite
L’ensemble de tes mots
A la lumière de ton désormais silence.

 

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Lumière de poésie


Ce matin le soleil s’exprimait avec l’accent du printemps.

Il chuchotait le jour comme s’il voulait bercer la nuit
Pour conjurer ses cauchemars en rêves.
Le trottoir, reluisant de ses réminiscences,
Guidait les pas rapides vers les lumières de la ville.

Sans sourire et semblant déjà porter le poids de la journée,
Les passants le piétinaient de leurs secrets.
Puis, l’astre s’est alors habillé d’hiver et seul,
Comme après avoir lu un doux poème,

J’ai continué de sourire à la lumière.

La colline d’en face


Un nuage de réverbères s’étale
Et écoule la pluie de ses lumières
De son fleuve de nuage sans lit
Remontant, tels les draps saisis du lit
Pour parer au cauchemar, la colline
Fuyant en vapeur sa ponctuation
Laissée coulante au long du caniveau
Comme nous tous fuyons vainement la mort

*

Pour suivre:

https://www.bing.com/videos/search?q=black+star+bowie&&view=detail&mid=7FCBA0BEC6863A17E0687FCBA0BEC6863A17E068&&FORM=VDRVRV

Crépuscule


A l’âge du crépuscule, le plaisir n’est pas au couché de l’astre en ses dernières répétitions aux heures des soupes de légumes et de la nuit aveugle.

La préférence va à l’aube comme trophée du jour encore gagné et qui n’offre pourtant de promesses qu’aux admirateurs des fins de jours en ses joyaux à venir pareils aux poètes.