Autoroute


Découvrez ou redécouvrez le court-métrage (7min 39 sec) « Autoroute »

Ce film vous plaît ? Cliquez sur le bouton « j’aime », partagez et abonnez vous (blog, chaîne Youtube). Par avance, merci beaucoup.

Baisers de brouillard


Découvrez ou redécouvrez le court-métrage (1min 8sec) « Baisers de brouillard » réalisé avec Mathilde Caillard pour la musique.

Rêvunir (poème)


Depuis la mer, tu sens le vent s’engouffrer vers son avenir.

Il s’empresse comme un enfant au bord de sa promesse.

Il s’empare de poussières pour raconter son voyage qu’il déposera en présent à demain.

Les vagues une à une le salue tandis qu’elle lui montre la lumière.

Ici, la mer est au terme d’un voyage sans début connu.

Elle arrive à chaque seconde, à chaque vague reprenant la précédente

Sans jamais s’étaler indéfiniment sur son terme.

Après avoir gouté au sable, elle semble discrètement

Repartir aussitôt dans le mystère de ses profondeurs,

Vers d’autres espoirs de marins.

 

Quels sont leurs rêves ?

On-t-il un sens qui mène là où ils les rêvent ?

 

Tu pars à la conquête de ta vie pour quelques éclats ronds de nécessaire qui

Devancent le soleil et dans son sommeil, tu noies ton espoir dans une nuit de café en voyant la fumée s’en aller vers le néant avant de te défaire des poussières offertes par les vents.

Le monde te sait et tu ne sais que ton monde.

Tu t’engouffres dans les tunnels de l’immobile voyage

D’hier, aujourd’hui et demain.

Le temps est ponctué en trait-d’unions de néons et de parenthèses d’autres voyages identiques.

Et tu entends la mer. Elle est ici si loin.

Tu arrives.

 

Quel est ton rêve ?

A-t-il un sens qui mène là où tu le rêves ?

 

Est – ce d’aller vers ses rêves quand il s’agit d’y revenir ?

 

Tu peux rêvunir

.

Pour voir le film Rêvunir, cliquer sur le lien ci-dessous :

Rêvunir


Voici les émotions de l’espoir dans ce court-métrage composé de deux parties : la première étant celle du poème déclamé et la deuxième étant celle du poème joué. Découvrez le film poétique « Rêvunir » en cliquant sur le lien ci-dessous :

Cauchemar (poème)


Il arrive

 

Silencieux comme un secret

Bavard comme un mensonge,

Il rampe comme l’ignorance

Avec son suicide pour envie.

 

Il s’installe

 

Muet comme l’éternité

Il murmure avec la voix du temps

Qui s’envole comme fil coupé

Avec ses ciseaux pour mot

 

Il est là

 

Insonore comme son regard d’éclair

Il crie ses saillies précipitées

Qui étouffe ton sommeil

Avec ta panique pour éveil

 

Il est en toi, juste là où il était déjà.

Sur le lien ci-dessous, découvrez ou redécouvrez le film « Cauchemar  » avec, après « BAL-HAINE », la deuxième participation de Marion Gay pour la musique.

Cauchemar


Toutes les émotions sont à vivre… Elles ont leurs origines propres.

Avec la participation de Marion Gay pour la musique, voici le dernier court-métrage (1min29) « Cauchemar ».

Eternité


Tandis qu’au loin des hauteurs

L’élan vers la dernière brassée

A gelé comme le passé,

 

Puisqu’il y a toujours deux jours,

Comme la parole au mensonge

Couronnant la peine sur l’amour,

 

Laissant quelques bijoux d’espoirs,

Le soleil s’en va vers demain

Qu’il a préparé pour ailleurs.

 

Le présent est le passé de l‘avenir,

La maladresse hasardeuse

Colorée de fierté ou transparente d’oubli.

 

Et enchaîné par ses lourds maillons

Il s’inscrit jusque dans l’encre du poème

En ancre de secondes jetées, silencieuses d’éternité.

BAL-HAINE (poème)


J’étais prêt pour aller dans le monde des rues

Ces chemins connus dont on ne sait plus

Si c’est le pas ou le macadam

Qui oriente

 

J’étais prêt pour les lumières colorées

Et le verni allumé des pluies

Tandis que derrière la vitre

La peur se taisait.

 

J’étais prêt pour les certitudes bruyantes

De nos bavardages et de nos rires rusés

Brillants dans nos regards de renards

En galaxie des toiles.

 

Ou encore,

 

J’étais prêt à franchir une eau pour une autre,

De l’évidence des vagues vers leurs mystères

Brassés par les nageoires de rares sirènes

Aux chants dignes de bal-haine.

 

J’étais prêt à tremper les linges

Qui déguisaient en charisme

Mes cicatrices piquantes

Comme sel du monde

 

J’étais prêt pour être comme la transparence,

Mais habillé que de fortes prétentions

Ne faisant que mes faibles croyances,

J’ai entendu hurler le loup flou.

 

Audible comme le silence : voix de la lune

Tel ancêtre perdu de la servitude

De quelques jours éteints,

Je suis de vœux nus.

 

Découvrez, ou redecouvrez, le court-métrage « BAL-HAINE » réalisé avec la participation musicale de Marion Gay que vous aviez pu voir dans le film « Autoroute »

 

BAL-HAINE


Voici le dernier court-métrage (2 minutes et 2 secondes) réalisé avec la participation musicale de Marion Gay que vous avez déjà vu dans le film « Autoroute ».

Amour en devenir (poème)


L’amour est tel un rêve :

Il est ailleurs ici

Et s’efface au réveil.

 

Ivresses des minutes

Tes vapeurs font ton ciel

Comme l’oubli sur l’étoile.

 

La lune te sourit

Te disant le vestige

En reflet de flammes.

 

Poussière de regards

L’espoir en souvenirs

S’écrase sous la pluie.

 

Silence du néant

Pour science du chaos,

Je le vis en virgules.

 

Le souffle n’est repris

Qu’au diktat du bonheur

Pour un ultime cri

 

D’errance sur erreur

Figeant toutes les heures

D’un réel en horreur.

 

Découvrez ou redécouvrez le film « Amour en devenir »

Concert Mathilde Caillard à La Manufacture (Choisy le Roi)


Du soleil et sa chaleur en émotions de cordes.

Le 8 mars 2020, à La Manufacture à Choisy le Roi, s’est déroulé le concert de mon amie Mathilde Caillard. Découvrez le !

Vous aimez ? N’hésitez pas à partager.

Et pour visiter son blog :

Mathilde Caillard – De la musique et des mots

 

Mathilde CAILLARD en live


Bonjour à tous,

Sur le menu de ce blog, un lien vous envoie vers le blog de mon amie Mathilde Caillard. J’ai quelques projets artistiques avec elle, dont le film « Autoroute » que vous découvrirez le 5 décembre 2020.

En attendant, je vous propose de la découvrir avec deux de ses chansons par le biais de la vidéo suivante :

Et voici les paroles des deux chansons :

Le Rire

 

 

Tu sais que l’éphémère n’est pas fait pour moi

Que l’astre lunaire me prive de toi

Toi tu es le feu, toi tu as le sang chaud

Je t’avoue qu’à mes yeux, nous brûlons de défauts

Toi tu es le rire qui détruit l’espoir

De pouvoir réécrire une belle histoire

 

 

Tu sais que les accusations qui sont tournées vers toi

Ont peut-être une raison – que tu justifieras

Toi, tu lèves les yeux, te mures dans le silence

Qui glisse entre nous deux une glaciale distance

Toi tu es le rire qui détruit l’espoir

De pouvoir réécrire une belle histoire

 

 

Tu sais que nos contradictions nous chuchotent tout bas

Les paroles d’une chanson qui m’émeut chaque fois

Toi, tu sais me plaire, toi tu sais m’attraper

Tantôt tu me serres, tantôt tu me laisses errer

Toi tu es le rire qui détruit l’espoir

De pouvoir réécrire une belle histoire

Paroles et musique : Mathilde Caillard, tous droits réservés.

Point de martyr, point d’apôtre

 

J’ai aimé à ma façon

L’ombre et la douce amertume

Chez les filles et les garçons

Qui s’enferment et qui se fument

 

Une bouffée d’horizon

Quand apparaît la lumière

Nos cœurs battent à l’unisson

Exaucent mille prières

 

Je trouve en chacun de vous

Une perle, une tour d’ivoire

Même sens dessus dessous

Trop précieuse est votre Histoire

Qui ne s’est brûlé les ailes

À trop vouloir sauver l’autre ?

La raison était si belle mais

Point de martyr, point d’apôtre

 

Chacun donne ses conditions

Pour ne pas vivre la guerre

Se protège cherche le bon

Se plie aux bonnes manières

 

Évacuer la pression

Accuser le mauvais sort

Perdre et retrouver la raison

Renouveler ses efforts

 

Je trouve en chacun de vous

Une perle, une tour d’ivoire

Même sens dessus dessous

Trop précieuse est votre Histoire

Qui ne s’est brûlé les ailes

À trop vouloir sauver l’autre ?

La raison était si belle mais

Point de martyr, point d’apôtre

 

J’aime attraper le frisson

Qui caresse mon échine

À l’écoute du sermon

Qui défend de toucher l’épine

 

La corolle, le bouton

De la fleur meurtrie par l’orage

Sont autant de bonnes raisons

De laisser le temps à l’ouvrage

 

Je trouve en chacun de vous

Une perle, une tour d’ivoire

Même sens dessus dessous

Trop précieuse est votre Histoire

Qui ne s’est brûlé les ailes

À trop vouloir sauver l’autre ?

La raison était si belle mais

Point de martyr, point d’apôtre.

Paroles et musique : Mathilde Caillard, tous droits réservés

Son blog :

https://mathildecaillard.wordpress.com/

 

La dame en noir


J’écoutais sa voix en scintillements usés, comme un souvenir que la bougie de l’instant lisait dans les pages de ses minutes qui s’écoulaient en fondant, transparente, avant de se figer définitivement comme un dernier mot à la fumée bleue de ma cigarette pour l’avertir de la fumée grise et diffuse de mon souffle à venir.

La pluie imposait son modèle, tandis que les larmes tentaient le silence de la pudeur sur les mots de tous les instants qui s’inscrivaient sur le moment suspendu à sa voix en scintillements usés, comme la lumière insensiblement descendante et presque figée qui s’éternisait à s’éteindre coincée sur le bougeoir.

Mes cigarettes se succédaient pour me rappeler le sommeil de mes paupières fatiguées et leurs rêves en scintillements usés par l’oubli faisant mon lit en s’étirant, transparent, avant de se figer définitivement sur sa présence de revenante, en ses mots de lumière et ses chants étendus sur sa si belle éternité.

Sur le même thème de cette immense artiste :

https://borissentenac.wordpress.com/2017/11/24/barbara-video/

Happy Face (Ibrahim Maalouf)


Bonjour à tous,

 

Aujourd’hui, 23 octobre 2019, c’est le jour de la sortie du clip d’Ibrahim Maalouf avec son titre Happy Face. Clip dans lequel j’apparais (furtivement).

Bon sourire 🙂

Guitare


Guitare

Photo : Mathile Caillard (droits réservés)

Tes doigts liés aux cordes font chant de soleil. Et bien que la pluie se veut déjà le tempo rapide de mes pas, Ma mémoire de ce bonjour furtif et silencieux offert qu’à ta porte aveugle comme un secret dévoilé, éclairera, mieux que le ciel, la journée telle la quiétude de ta fenêtre qui se garde des mauvais vents en offrant ta sincérité simple sur le monde.

Fenêtre (poème)


L’origine est toujours opaque.
Elle est savoir en secret.

Tu t’élèves de toutes tes branches
Et tu t’appuies sur la transparence
Du regard sur le monde,
Pour finir abouti du haut de tes tiges
Qui aiment la caresse de la brise
Sans plus jamais donner de fruits.
Le feuillage se nourrit au sommet
De lumière que tu renvoies
En étincelle d’iris.

Ainsi nait l’ombre qui t’habille
Ecrasé sur la fenêtre,
Box de prévenu qui sait.

Tu as tout dit
De ce que tu as vu
Et c’est toi maintenant qui es vu.

Le monde est figé en murs et en fenêtres silencieuses
Et tu offres au jour ta vulnérabilité.
Que dit dieu en son regard de nuage scindé
Comme les battants de ta fenêtre ?

Tu finis comme lui
Vaporeux de toutes tes essences
Et ne reste que l’encre opaque
Qui sèche toujours très vite
L’ensemble de tes mots
A la lumière de ton désormais silence.

 

Lumière de poésie


Ce matin le soleil s’exprimait avec l’accent du printemps.

Il chuchotait le jour comme s’il voulait bercer la nuit
Pour conjurer ses cauchemars en rêves.
Le trottoir, reluisant de ses réminiscences,
Guidait les pas rapides vers les lumières de la ville.

Sans sourire et semblant déjà porter le poids de la journée,
Les passants le piétinaient de leurs secrets.
Puis, l’astre s’est alors habillé d’hiver et seul,
Comme après avoir lu un doux poème,

J’ai continué de sourire à la lumière.

La colline d’en face


Un nuage de réverbères s’étale
Et écoule la pluie de ses lumières
De son fleuve de nuage sans lit
Remontant, tels les draps saisis du lit
Pour parer au cauchemar, la colline
Fuyant en vapeur sa ponctuation
Laissée coulante au long du caniveau
Comme nous tous fuyons vainement la mort

*

Pour suivre:

https://www.bing.com/videos/search?q=black+star+bowie&&view=detail&mid=7FCBA0BEC6863A17E0687FCBA0BEC6863A17E068&&FORM=VDRVRV

Crépuscule


A l’âge du crépuscule, le plaisir n’est pas au couché de l’astre en ses dernières répétitions aux heures des soupes de légumes et de la nuit aveugle.

La préférence va à l’aube comme trophée du jour encore gagné et qui n’offre pourtant de promesses qu’aux admirateurs des fins de jours en ses joyaux à venir pareils aux poètes.

Anniversaire du blog


Bonjour à tous,

Aujourd’hui, le blog à 5 ans. Si au départ je voulais tester les réactions face aux poèmes que je propose, c’est devenu depuis déjà longtemps un support qui va au delà. En effet, vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter ce blog. Parfois, « d’anciens » poèmes sont lus. J’imagine qu’il y a une curiosité qui dépasse le hasard de la rencontre. Certains dès la parution attirent beaucoup de monde et d’autres encore continuent toujours d’être fréquentés. D’une expérience d’un instant, le blog me permet d’être dans l’expérience de votre lecture. Je vous en remercie chaleureusement. Tous, réguliers ou non.

 

De ces tranches de vie, je tente de les traduire dans « le sens des sens comme essence de l’être », parfois accompagnées d’une illustration, et je pense notamment aux photos de Jean – Michel Melat – Couhet et de Margot Roisin, parfois en écho en thème commun toujours avec ma chère Margot (si vous ne les connaissez pas encore, sans oublier de revenir 😉 cliquez sur leur nom pour les découvrir). Aujourd’hui, je vous propose de lire ou relire certains de mes poèmes qui apparemment vous ont le plus marqué. En vers (réguliers ou non), en prose, en calligramme et même en vidéo. Cliquez sur les liens ci dessous pour les découvrir ou les redécouvrir. Je vous les présente (hormis pour les calligrammes et la vidéo) par ordre croissant de visites.

 

Encore merci pour votre accueil et bonne lecture !

 

Fille verte

https://borissentenac.wordpress.com/2013/08/28/598/

 

Regard de l’espoir

https://borissentenac.wordpress.com/2017/01/08/regard-de-lespoir/

 

Matin 2

https://borissentenac.wordpress.com/2016/09/29/matinee-2/

 

Fiançailles

https://borissentenac.wordpress.com/2016/08/30/fiancailles/

 

Ferme les yeux

https://borissentenac.wordpress.com/2013/04/06/ferme-les-yeux/

 

Visage du rêve (1)

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

 

Paresse de l’espoir

https://borissentenac.wordpress.com/2013/08/17/paresse-de-lespoir/

 

Ta vie

https://borissentenac.wordpress.com/2016/04/19/ta-vie/

 

De tes prières

https://borissentenac.wordpress.com/2016/10/13/de-tes-prieres/

 

De l’ombre d’un nuage

https://borissentenac.wordpress.com/2016/09/04/de-lombre-dun-nuage/

 

Parle moi

https://borissentenac.wordpress.com/2013/07/01/parle-moi/

 

Calligrammes :

Evoir 4

https://borissentenac.wordpress.com/2016/05/29/evoir-4/

 

Evoir 6

https://borissentenac.wordpress.com/2016/06/12/evoir-6/

 

Vidéos :

Souffle d’une prière

https://borissentenac.wordpress.com/2017/09/25/souffle-dune-priere/

Barbara

https://wp.me/p360i2-Ol

Aime moi

https://borissentenac.wordpress.com/2018/01/06/3163/

Barbara l’exposition, les derniers jours


Très bonne exposition. On se promène entre photos, manuscrits et vidéos au travers de sa vie, de l’errance pour la fuite des huissiers durant son enfance, et de l’errance pour fuir la guerre et jusqu’à l’éclatement familial, à sa vie de nomade en tant qu’artiste. On entre dans sa vie sans violer l’intime. On évolue dans l’exposition en suivant l’évolution de sa carrière par de petites salles et des couloirs puis on arrive à la consécration dans une grande salle avec une scène sur laquelle il y a son piano, son tabouret et une vidéo de son concert à Pantin. L’émotion se libère dans l’espace alors offert. On s’installe avec le public de la vidéo et on chante « dis quand reviendras -tu ? ». Quelques larmes pudiques perlent sur certaines joues. Dans la même salle on pénètre dans l’univers de Precy. Encore quelques salles qui gravitent. Des vidéos avec Brel pour Franz partagées avec des séquences avec Nougaro et Hallyday. L’histoire de l’aigle noir, les concerts dans les prisons pour femmes, les toutes dernières années avec la fin des concerts pour cause de voix usée et enfin la une de Libération datée du 26 novembre 1997. L’exposition est variée et fournie, respectueuse de l’artiste mais aussi du visiteur dans la forme et la distribution des pièces et l’alternance des supports qui sollicitent sans éclabousser Barbara et sans étouffer le visiteur. A faire absolument et gratuite pour les personnes ayant pour 1er prénom Barbara.
A la philarmonie de Paris jusqu’au 28 janvier 2018

Aime-moi (poème)


La lune levée du lino vertical de l’horizon
Ivresse de demain
Ivresse de l’instant
Qui, que, quoi, dont, où ?
Ici, maintenant !
Rien à déclarer.
Des vagues de terres aux vagues de mer,
Je vis mes vagues de cœur en vagues de fesses.

Aime-moi.
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi

Le ressac en horloge a tout dit.
D’hier à aujourd’hui il radote au présent.
La mer ne s’étale pas en futur, elle ment en passé
Nos mots sèment les mêmes que tous aiment.
Les bavardages sont étranges voilages.
Comme phares sur flots remplissant leur bac à sanglots.
Toute parole est lâche de son acte,
Tout acte est faible de silence.

Aime-moi.
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi

La mer est une princesse déçue de ses plages.
De ces vagues furtives je retiens la montagne.

Aime-moi.
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi
Aime-moi

La mer est un serpent qui se répand en mots vagues.
De vagues en larmes en dépit de toutes les armes

Aime-moi
Aime-toi,
Aime-nous,
Même nous,
Même nous…

Découvrez ou redécouvrez ce poème en format vidéo, interprété par Margot Roisin en cliquant sur le lien ci – dessous :

https://borissentenac.wordpress.com/2018/01/06/3163/

Vœux d’étoiles


Les étoiles brillent pour tous.
Pour quelques rois chargés d’espoirs
Partis saluer l’avenir du monde,
Ou pour nous encore aujourd’hui
Au-dessus du discours de nos réverbères
Sur quelques vitrines fermées.

Personne n’invente le rêve et l’espoir,
Personne ne peut les vendre,
Pour ceux que cet éclat fait rire : tant pis,
Les étoiles brillent pour tous,
A chacun qui les sait dans ses vœux écrit
Des jours d’hier pour les mots de demains.

Les blagues de Laure Anne


Aujourd’hui il ne sera pas question de poésie mais d’une belle leçon de vie.

Pas de j’aime svp je n’y suis pour rien. Pas de commentaire non plus. Merci. 

Avant de lire le dernier post, meme si je sais que vous ne le ferez pas 😉 , en cliquant sur le lien ci-dessous, reprenez ce blog à son début (ce ne sont que quelques efforts) et découvrez ce que vivre veut dire.

Soyez heureux !

https://lesblaguesdelaureanne.wordpress.com/

Mourir de souvenir (furtif)


Se laisser devenir un souvenir,
En dépit et par ailleurs de vivre,
Revient ainsi à se laisser mourir.

Soleil d’un jour, le même chaque jour,
Comme femme de l’instant pour le néant,
Monnayée en sourires et flatteries,

Et sans avoir rien d’autre à lui donner
Que ce qu’on a à lui prendre en l’instant,
Redoutant la déception d’un refus,

Plutôt que de ne succomber qu’aux corps
Qui ne promettent la sagesse des mots,
Aveugle à son regard sur l’horizon

Qui ne dit rien de cet instant furtif
Négocié en répétitions bourgeoises,
Tu méprises ce qu’il est à vivre.

Demain la lumière d’un autre soleil,
Et que tu ne vivras que paupières closes,
Fera de l’oubli ton identité.

Tu deviendras alors un souvenir
Fait d’insultes et de mystères bien déçus
Qui alors nous aura laissé mourir.

un autre hommage à Barbara


Ce soir 24 novembre 2017, FIP propose une émission sur Barbara. Plus d’informations sur le lien ci – dessous :

http://www.fipradio.fr/emissions/speciales/2017/soiree-speciale-barbara-11-24-2017-20-00

 

Et pour ceux qui ne l’ont pas vu, mon petit hommage à moi :

https://borissentenac.wordpress.com/2017/11/24/barbara-video/

Barbara (vidéo)


« Dis l’oiseau, on dit : emmène moi, retournons au pays d’autrefois… »

Barbara

 

A l’occasion des 20 ans de la disparition de Barbara, découvrez mon hommage en calligramme, en poème et en vidéo.

 D’inspirations en expiration


Le vent se réveille et se presse comme s’il avait dormi trop longtemps, écrasé par la chaleur de l’été. Il s’engouffre dans les rues et prend son élan pour rejoindre l’océan. Les arbres tentent de le retenir mais leurs feuilles fatiguées sont arrachées par son souffle vigoureux.

La peur le pousse. Il tire la pluie qu’il fuit, ce rideau qui le dévore en s’écrasant sur l’automne qui traine sur les trottoirs. Le vent reviendra, il reprendra la rue, toujours aussi pressé, en hurlant sur les contrevents ses voyages avec son langage en voyelles soufflées. L’hiver effacera les derniers souvenirs des arbres qui, comme sur nos tombes, n’ont rien d’éternel.

D’inspirations en expiration, de sommeil en rêves éveillés, à l’intérieur des rues comme à l’extérieur du regard de nos fenêtres closes, l’oubli fait partie des saisons qui se répètent. On sait ce que l’on oublie, on retient ce que l’on ressent.

The Wild Law


Il y a deux ans environs, je vous avais présenté sur mon blog le groupe Toulousain : The Wild Law.

Ils sont de retour avec un nouvel opus totalement différent du premier. A découvrir en cliquant ci – dessous. Bonne écoute. 

Écouter Urban Loneliness par Art Melodies #np sur #SoundCloud

De notre amie


A Céline,

 

Terrasse engourdie, place de la Sorbonne, de la vigne de la nuit, il reste un jus chaud dont l’univers de tasse blanche montre ses galaxies de mousse et de bulles comme autant de regards différents se liant.

Soudain, venant de loin, la brise me salue d’une caresse mesurée. La solitude par ses mots de silence, prend la parole du souvenir de ses sourires anisés des chaleureux crépuscules de Marseille d’où vient peut – être ce souffle.

L’instant solitaire de la distance n’est pas lame à couper la corde de l’horizon, il a l’âme du lien. Le bonheur n’a que les conditions qu’on lui donne.

Gravité de l’amour emporté au loin, il nous reste, à nous trois, la gravité de notre amitié gardée. Elles continuent de tournoyer à deux pour une et à une pour nous. Ma cuillère a fait taire la solitude furtive des heures obligées de la journée qui s’est noyée dans mon café avant de l’avoir bu. Il s’écoule maintenant, chargé de tous les instants sur l’univers de ma page blanche en mon poème.

Orgueil d’absence


Tandis qu’au loin la mer te dit par son ressac que toutes les vagues se ressemblent même si chacune est unique en s’étalant comme la belle sur ta plage, traduire les draps froissés à l’heure de réveiller les façades est bavardage d’instant sur l’horizon.

Peu importe les perspectives, peu importe que tu regardes à cette heure les promesses lumineuses du soleil levant ou l’ouest de lune qui attend son heure, il est toujours un langage.

Mais à négliger le zénith sans jamais perdre ton nord, tu n’offres aucun silence d’or sinon que celui égoïste en plaisir sans bonheur et orgueilleux de rien par ton absence. Et le pardon ne peut qu’être muet.

A propos de Barbara (l’exposition) 


Très bonne exposition. On se promène entre photos, manuscrits et vidéos au travers de sa vie, de l’errance pour la fuite des huissiers durant son enfance, et de l’errance pour fuir la guerre et jusqu’à l’éclatement familial, à sa vie de nomade en tant qu’artiste. On entre dans sa vie sans violer l’intime. On évolue dans l’exposition en suivant l’évolution de sa carrière par de petites salles et des couloirs puis on arrive à la consécration dans une grande salle avec une scène sur laquelle il y a son piano, son tabouret et une vidéo de son concert à Pantin. L’émotion se libère dans l’espace alors offert. On s’installe avec le public de la vidéo et on chante « dis quand reviendras -tu ? ». Quelques larmes pudiques perlent sur certaines joues. Dans la même salle on pénètre dans l’univers de Precy. Encore quelques salles qui gravitent. Des vidéos avec Brel pour Franz partagées avec des séquences avec Nougaro et Hallyday. L’histoire de l’aigle noir, les concerts dans les prisons pour femmes, les toutes dernières années avec la fin des concerts pour cause de voix usée et enfin la une de Libération datée du 26 novembre 1997. L’exposition est variée et fournie, respectueuse de l’artiste mais aussi du visiteur dans la forme et la distribution des pièces et l’alternance des supports qui sollicitent sans éclabousser Barbara et sans étouffer le visiteur. A faire absolument et gratuite pour les personnes ayant pour 1er prénom Barbara.

A la philarmonie de Paris jusqu’au 28 janvier 2018

https://philharmoniedeparis.fr/fr/exposition-barbara

Révolution


Ce matin, le ciel a la couleur du journal

Survolé des certitudes de chacun.

 

Ce soir, la terre aura la couleur de la nuit

Enveloppante des rêves de tous.

 

Entre deux, l’essentiel : nos yeux verront,

Transparente, notre mémoire de l’un envers l’autre

 

Puis, comme planètes, ils révolutionneront,

Réunis à nouveau, le silence furtif.

D’Orion à Antarès


La main du phare brasse la nuit sans disperser
Tous les espoirs brillants des cieux, et indique
Sa terre sans parler de ses nombreux amours,
Et au rythme toujours constant du ressac,
En consonnes d’étoiles, lumières sur couleurs
De la fumée de nos voyelles qui s’élèvent
Vers le grand voyage d’Orion à Antarès,
Le nôtre se déclame en toutes saisons,
Peu importe le monde que nous vivons.