Ton chant des lumières


Tu te fais muette pour devenir sourde comme l’univers absorbe le vacarme des lumières.

Ici, les vents les plus tempétueux ne sauraient les éteindre comme flammes de cierges. L’espoir, même silencieux par soumission aux paroles du néant, reste ta vérité. Pour ne pas te faire ton insulte, ne baisse pas le regard mon pauvre amour.

Qui d’autre que moi ne sait effleurer la danse des pleurs de ton jardin au gré des brises ? Pourtant comme pour te réchauffer d’un hiver à l’âtre engourdi par souvenirs faignant d’hirondelles et d’abeilles, tu t’écoules opportuniste dans les bras forts de n’être encore qu’à découvrir pour oublier, toi qui me sais. Mais la saison est comme la chance : on n’en décide pas ! Saisis la et fais en ton manteau.

Tisse-la de la plus belle force qu’est le pardon qui nous confronte à nos limites, nos manques, nos excès qui font nos communs mensonges.

Alors, réchauffée sous les étoiles, tu leur prêteras ta voix pour annoncer le miel qu’est l’échec transformé en réussite.