Dualis


L’horizon du jour embrasse celui de la nuit. Le mystérieux s’offre à l’évidence qui se tend pour épouser le réel. La gourmandise est langage du possible sur l’improbable, l’abolition du temps pour l’instant, tandis que sur les peaux couleur sable les vagues de nos dunes s’agrippent aux souffles et leurs voyelles sifflées par le serpent à tête de rose qui prend et offre la caresse pour que son essence exécute la dualité de nos êtres et du temps.

Après le jour


Le jour est un vestige, il n’en reste qu’un incendie et ses cendres d’ombres.
Au sommeil des colombes, l’olivier appelle par ses feuilles que la brise rend scintillantes, les Pléiades qui regardent ailleurs.
Le chemin m’offre sa galaxie de poussière et de cailloux jaunis par la journée usée.
Les cigales sont en deuil et quelques grillons négocient avec la chaleur qui, discrètement, s’enfuit.
Au loin, quelques phares surveillent la tenue de l’horizon tandis que je butte sur une étoile.

Autoroute


Découvrez ou redécouvrez le court-métrage (7min 39 sec) « Autoroute »

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Suprême majuscule


Il nous semble que le chemin mène à l’espoir.
Cette quête de l’absolu inhérent aux premiers pas,
Aux premiers éclats de l’aube qu’on imagine
Ressemblant aux derniers du crépuscule.
Et dans tous nos mots, on ne cesse jamais
La recherche perpétuelle de la majuscule
Se finissant pourtant par l’abandon suprême.

Courant mystérieux


La poussière des paupières dépose,

Si tard comme s’il n’y avait plus d’heure,
Pour ne surtout pas faire pâlir la lune,
Sur ses yeux qui s’endorment doucement
En vagues grises, le trait d’horizon.

Au matin en une heure chavirée,
La mer s’étale sur le drap de plage,
Éclatante de lumière et l’azur
Et son courant pour la brise d’un songe

Emporte mon rêve noir d’horizon.

La brume


Tel l’amour, la brume est paresseuse et n’a que faire des caresses de la lumière. Elle s’étire en jurant de se lever. Elle ne sait rien des murmures de la nuit et ne devine rien de la jeunesse du jour qu’elle promet pourtant radieux. Puis profitant de l’absence de mon regard, elle disparaît jusqu’à demain et à jamais brumeuse.

Nuit


Il n’y a plus d’heure.
Les immeubles sont les ombres d’hier.
La chaleur s’accroche aux quelques nuages qui bavardent avec les étoiles sur le silence de l’instant.
Vaste sujet pareil au ciel que compliquent emmurés, les hurlements des rêves.

Les entrailles de la fatigue

Les entrailles de la fatigue


Les entrailles de la fatigue. Photographie Boris Sentenac, tous droits réservés.

Les entrailles de la fatigue. Photographie Boris Sentenac, tous droits réservés.

Le chemin facile par sa droite qui s’enfuit est flou et n’offre pour horizon qu’un point de nuit.
La lumière ne sait rien ni du jour, ni des étoiles. Elle brille avec l’expression du silence du sommeil d’un absent tandis qu’elle reste muette à la patience de nos rêves.
La fatigue a dévoré le choix et n’offre que le reflet d’être en reste des mots prononcés à la lumière de la lanterne épuisée.
En respiration du temps, elle est déjà hier en effort d’aujourd’hui et n’offre en compagne qu’une rampe noire.
Au bout de son élan trainant comme tentant de s’agripper à la seconde qui la dépasse, elle sera drap d’épuisement pour demain.

Baisers de brouillard


Découvrez ou redécouvrez le court-métrage (1min 8sec) « Baisers de brouillard » réalisé avec Mathilde Caillard pour la musique.

Simplicité


Alors que la fenêtre ouverte me montre le monde qui s’éveille tandis que la nuit s’écoule et se réchauffe en mon café, un moineau plonge en mon lac de lumière.

Je lui offre quelques mots de bienvenue sur un ton amusé, il me répond en ses mots de regard d’audace.

Je lui offre quelques miettes du pain de la veille qui a nourri mon matin et qui nourri son instant que seule ponctue la nuit dès lors endormie pour tous.

L’espoir ne semble pas faire ses jours, il me démontre du bout de son bec la simplicité du besoin puis s’en va.

Doux souvenir


Les cigales s’éveillaient en mécanique d’horloger.
Elles semblaient tenir quelques heures du jour sans parvenir à faire barrage.
On parlait d’éternité sur la durée de l’instant, on ne parle plus que de l’instant noyé dans l’océan de l’éternité.
Le temps s’écoule sans jamais découvrir son lit. Il me reste la soif pour langage et un sourire pour saler mon souvenir.

Tel un Graal perdu


Pour ne rien gâcher de mille joies pour un bonheur,
Tu en as fait ton silence comme on discute avec la solitude.
Tu vogues sur le temps dans la ronde de l’horizon,
Avec la caresse du vent pour contrer le désarroi,
En quête de ce que tu as déjà vécu, tel un Graal perdu.

Emotions attisées


Toujours en contre-temps,
En reprise de souffle trop furtive,
Les émotions s’écoulent
Comme pour s’enfuir en vain,
L’eau ne restant que transparente.

De l’éternité de l’instant,
De la paresse de paradis
Qu’elles chantent de leurs voix de sirènes,
Il ne reste toujours que l’enfer
Qui brûle de vides passés.

Le brasier des manques à venir
Teint en cendres les heures des sourires.
Sourds à en pleurer, il est si puissant,
Qu’aucune larme essentielle
Ne saurait l’éteindre.

Les chants des troubles deviennent cris
Contre cet avenir
Calciné dans le passé,
Et sanglots pour le passé
Que l’avenir avait passionné.

Unique (être)


La sage brise d’un printemps mûr souffle sur les nuages pour lever le voile posé sur les étoiles.

Il n’est plus temps d’avoir pour être sinon que les regrets de n’avoir pas su plus tôt l’essentiel du ciel.

Tout est multitude simultanée que chacun a sans détenir pour être.

Le bruit de l’amour


L’écho est un muet qui empreinte sa voix tel le bruit de l’amour
Et n’a que le souffle des mots originels.
Ces étincelles qui se répandent en brasier
Et qui recouvrent de cendres
Leur plaine jusqu’à leur sommet
Sont comme l’oubli qui offre le silence né du bruit de l’amour.

Epitaphe consumériste


Qu’avec la force d’une gifle de pluie

Qui sèche et ne sera jamais larme,

Ainsi fulgurante comme la vanité de l’être

Que l’on ne peut en cet instant se reconnaître,

Pour que s’expriment les voyelles fortes

Et la consonne retenue de l’origine

Sans autre sens que celui de la transparence du vent

Qui les emporte dans l’oubli

Sitôt qu’il lâche les cheveux tirés sans douleur

Et n’ayant réussi qu’à étaler de sa poussière

Pour trace de chemin perdu,

Lorsqu’il est consumériste, l’amour

En son langage de page et de stylo de chair

Bravant l’ombre de sa broussaille,

N’offre qu’un sourire mystérieux

Puis s’inscrit en épitaphe de la beauté.

Rêvunir (poème)


Depuis la mer, tu sens le vent s’engouffrer vers son avenir.

Il s’empresse comme un enfant au bord de sa promesse.

Il s’empare de poussières pour raconter son voyage qu’il déposera en présent à demain.

Les vagues une à une le salue tandis qu’elle lui montre la lumière.

Ici, la mer est au terme d’un voyage sans début connu.

Elle arrive à chaque seconde, à chaque vague reprenant la précédente

Sans jamais s’étaler indéfiniment sur son terme.

Après avoir gouté au sable, elle semble discrètement

Repartir aussitôt dans le mystère de ses profondeurs,

Vers d’autres espoirs de marins.

 

Quels sont leurs rêves ?

On-t-il un sens qui mène là où ils les rêvent ?

 

Tu pars à la conquête de ta vie pour quelques éclats ronds de nécessaire qui

Devancent le soleil et dans son sommeil, tu noies ton espoir dans une nuit de café en voyant la fumée s’en aller vers le néant avant de te défaire des poussières offertes par les vents.

Le monde te sait et tu ne sais que ton monde.

Tu t’engouffres dans les tunnels de l’immobile voyage

D’hier, aujourd’hui et demain.

Le temps est ponctué en trait-d’unions de néons et de parenthèses d’autres voyages identiques.

Et tu entends la mer. Elle est ici si loin.

Tu arrives.

 

Quel est ton rêve ?

A-t-il un sens qui mène là où tu le rêves ?

 

Est – ce d’aller vers ses rêves quand il s’agit d’y revenir ?

 

Tu peux rêvunir

.

Pour voir le film Rêvunir, cliquer sur le lien ci-dessous :

Rêvunir


Voici les émotions de l’espoir dans ce court-métrage composé de deux parties : la première étant celle du poème déclamé et la deuxième étant celle du poème joué. Découvrez le film poétique « Rêvunir » en cliquant sur le lien ci-dessous :

Question de temps


Pourtant transparent, le temps s’impatiente comme une nuit qui a oublié le sommeil ou se lasse comme la lumière du jour qui étale sa fatigue et s’affirme en soumission des mots,

Lorsque la bienveillance n’apparaît vaporeuse qu’en mensonge, tel burin gravant toutes les pierres, et, bien que nulle ombre n’existe sans même un dernier éclat, elle finit en silence gardé soufflant les étoiles.

 

 

Les feuilles des arbres


L’arbre sous les feuilles,
Avant d’être potence,
Porte l’espoir vers la lumière.
Il est ici et il reçoit
La caresse invisible de l’horizon.
Celle qui porte l’alphabet vaporeux et blanc,
Parfois lourd et anthracite
Comme la pierre qui ne boit jamais
L’offrande des cieux.
Par cet alphabet
La discussion d’ici et d’ailleurs,
Entre ombres furtives
Et ombre en ronde dansante des heures,
Dessine l’avenir
Jusqu’à ce que les feuilles
Soient sous l’arbre
Gisant sous leur potence.

Valeurs d’éclats


Comme chinant son espoir dans les étoiles, la lune s’est perdue. La voici cherchant son chemin en suivant les nuages. Se rassemblant, ils bavardent sur l’intruse puis en nuées, s’effondrent de leur fierté tandis que plus haut, silencieuse, la lumière s’est emparée de sa monnaie.

Alcool d’étoile


Comme font toutes les amours lorsqu’elles n’ont plus de bavardages, les nuages sont partis se coucher. Toute la nuit, ils ont bu de l’alcool d’étoiles et ont laissé sur le tapis du rêve de la lumière un pourboire de lune.

Cauchemar (poème)


Il arrive

 

Silencieux comme un secret

Bavard comme un mensonge,

Il rampe comme l’ignorance

Avec son suicide pour envie.

 

Il s’installe

 

Muet comme l’éternité

Il murmure avec la voix du temps

Qui s’envole comme fil coupé

Avec ses ciseaux pour mot

 

Il est là

 

Insonore comme son regard d’éclair

Il crie ses saillies précipitées

Qui étouffe ton sommeil

Avec ta panique pour éveil

 

Il est en toi, juste là où il était déjà.

Sur le lien ci-dessous, découvrez ou redécouvrez le film « Cauchemar  » avec, après « BAL-HAINE », la deuxième participation de Marion Gay pour la musique.

Cauchemar


Toutes les émotions sont à vivre… Elles ont leurs origines propres.

Avec la participation de Marion Gay pour la musique, voici le dernier court-métrage (1min29) « Cauchemar ».

Eternité


Tandis qu’au loin des hauteurs

L’élan vers la dernière brassée

A gelé comme le passé,

 

Puisqu’il y a toujours deux jours,

Comme la parole au mensonge

Couronnant la peine sur l’amour,

 

Laissant quelques bijoux d’espoirs,

Le soleil s’en va vers demain

Qu’il a préparé pour ailleurs.

 

Le présent est le passé de l‘avenir,

La maladresse hasardeuse

Colorée de fierté ou transparente d’oubli.

 

Et enchaîné par ses lourds maillons

Il s’inscrit jusque dans l’encre du poème

En ancre de secondes jetées, silencieuses d’éternité.

Empreintes épargnées


Le voyageur au temps compté absorbe la lumière et ses fruits de couleurs et tente, même momifiées, de garder leurs vies sur l’ombre tels ses éclats de rires sur ses mots de consonnes.

En ce lieu déjà du passé, la photographie est un trésor futile, une épargne rassurante avant d’être gardien de souvenirs sur lesquels on appose sa signature qui s’étend fièrement sur l’endroit et l’instant à la fois comme pour en faire siens.

Mais aucune empreinte ne se lie qu’en oubli et ne se lit qu’au présent.

litre de vie


Les paupières fatiguées,
Tel rideau usé
Sur les yeux aussi fatigués
Que leur couleur de poussière
Sous la broussaille de sourcils,
Et en bijoux fanés
Sur joues flottantes
Sans force de vague,
Lancent en l’instant
Le poids du vide
Qu’est leur litre de vie
En rasades d’oublis.

BAL-HAINE (poème)


J’étais prêt pour aller dans le monde des rues

Ces chemins connus dont on ne sait plus

Si c’est le pas ou le macadam

Qui oriente

 

J’étais prêt pour les lumières colorées

Et le verni allumé des pluies

Tandis que derrière la vitre

La peur se taisait.

 

J’étais prêt pour les certitudes bruyantes

De nos bavardages et de nos rires rusés

Brillants dans nos regards de renards

En galaxie des toiles.

 

Ou encore,

 

J’étais prêt à franchir une eau pour une autre,

De l’évidence des vagues vers leurs mystères

Brassés par les nageoires de rares sirènes

Aux chants dignes de bal-haine.

 

J’étais prêt à tremper les linges

Qui déguisaient en charisme

Mes cicatrices piquantes

Comme sel du monde

 

J’étais prêt pour être comme la transparence,

Mais habillé que de fortes prétentions

Ne faisant que mes faibles croyances,

J’ai entendu hurler le loup flou.

 

Audible comme le silence : voix de la lune

Tel ancêtre perdu de la servitude

De quelques jours éteints,

Je suis de vœux nus.

 

Découvrez, ou redecouvrez, le court-métrage « BAL-HAINE » réalisé avec la participation musicale de Marion Gay que vous aviez pu voir dans le film « Autoroute »

 

BAL-HAINE


Voici le dernier court-métrage (2 minutes et 2 secondes) réalisé avec la participation musicale de Marion Gay que vous avez déjà vu dans le film « Autoroute ».

Quelques pas de paroles


Il n’est du sacrifice du temps que l’on sait se donner que quelques pas de paroles.
La longue messe d’où naissent les principes d’aucun dieu,
Pas même des tiens, te conforte dans ta faiblesse
Qui, de la lumière des vitraux de tes promesses,
En leurs noms éternels, ne leur crie que des injures de croyants mortels.

Lumière prétentieuse


Cracheur de mots qui n’a pour dons de pluie que ses postillons et qu’un éclat fugace comme la lumière de ta prétention qui, en déguisement, insulte son origine, livre sa brutalité sans rien offrir de sa beauté que tu es seul à rendre illisible, beauté déchirée, pour tous comme pour toi, illisible jusqu’en ton langage de louanges de mensonges.

Telle bourrasque de vent, tu ramasses tout, mais tout retombe sitôt ton souffle passé. C’est toi que tu perds quand tu pleures parce que c’est toi que tu pleures quand tu perds.

En dépit de ton seul bruit, ne t’étonnes pas du silence. En quête de bonheur trop éclatant pour que tu puisses briller autrement qu’en feu de paillettes, tu ne peux discerner la joie qui s’étale à tes pieds en ombre subtile de la vie.

A dire


Quelques mots suffisent pour dire ceux qui restent endormis dans leur silence.
Quelques silences suffisent pour dire jusqu’à l’éveil, le sens du souffle de tes étoiles.
Quelques de tes étoiles suffisent pour dire l’éclat des mots que tu n’as plus qu’à dire.

Saisons de ton regard


Il aurait fallu que tu connaisses toutes les saisons pour que l’automne ne soit pas ton regard.
Tu as profité de la promesse d’un temps seulement dit meilleur et qu’une bourrasque de tes pupilles a pourtant soufflé.
Et maintenant, à l’éveil du printemps, tu mélanges le souvenir de l’été que tu fais lointain relatif de l’iris.
Aucune naïveté ne naîtra pour l’été qui t’a marqué et les saisons en ton regard restent désordonnées.

Amour en devenir (poème)


L’amour est tel un rêve :

Il est ailleurs ici

Et s’efface au réveil.

 

Ivresses des minutes

Tes vapeurs font ton ciel

Comme l’oubli sur l’étoile.

 

La lune te sourit

Te disant le vestige

En reflet de flammes.

 

Poussière de regards

L’espoir en souvenirs

S’écrase sous la pluie.

 

Silence du néant

Pour science du chaos,

Je le vis en virgules.

 

Le souffle n’est repris

Qu’au diktat du bonheur

Pour un ultime cri

 

D’errance sur erreur

Figeant toutes les heures

D’un réel en horreur.

 

Découvrez ou redécouvrez le film « Amour en devenir »

Paradoxe du possible


(30 juin 2019)

De ma fenêtre, j’observe le ciel qui emprisonne la lumière pour s’habiller de sa couleur de rêve pareille à celle d’un mensonge.

Avant de s’endormir, la lune scrute cette fantaisie au travers du plus lourd sommeil et de son œil mort.

Comme l’univers doit être éclatant vu du néant !

Une lumière perdue faite de ténèbres et de poussières comme si le possible naissait de l’impur.

Qu’un mot dans la phrase


L’argent est tel un mot dans la phrase :

On ne peut en faire l’économie

Parce qu’il sert les autres mots

Mais de phrases en phrases,

Faisant sens si vaste du monde,

A garder de son rêve de bons vins,

Gâché par son ivresse et oubliant la soif,

Asséché et ne balbutiant que sa soif,

L’argent n’est plus qu’un mot dans la phrase.

Douce mélancolie


Au soir, tandis que mon esprit voyage en réminiscences imprécises, réapparaît une affection qui s’écoulait de la patience d’un roc enrhumé qui ne cessait de se moucher dans le brouillard.

Il semblait patient et peu gourmand de lumière. De la force de son élan, il ne restait que celle arrondie de son agacement. Répandues en siècles de terre, un jardin éclot en tapis des mêmes larmes secrètes que celles qui font le vernis des toitures et des pierres militaires.

De ces bâtisses, s’échappaient quelques douces lumières, vocabulaire de mon souvenir de ce pays de pluie à l’horizon si proche et qui semblait résigné à laisser la parole qu’aux vagues grises.

Douce mélancolie telle une caresse enfouie qui ronge et calme le temps.

Encre de mon poème


A l’encre de lumière, je fume ma cigarette pendant qu’elle m’accompagne en fumant la poussière.

Nous fumons le temps qui s’étale sur la palette du jour pour que l’éclat peigne la nuit en sa lune et ses étoiles et dont je fais couleur de mon poème.

La bougie


Sans cesse sur le départ,
Sans cesse se déshabillant de sa parure,
Sans cesse s’étirant dans le sommeil,
Sans cesse bavardant avec le silence des murs,
Sans cesse brûlant son lien avec la vie,
Sans cesse réinventant le temps qu’elle fond en éternité s’écoulant en abandon,
Sans cesse agacée par mon souffle qu’elle menace d’un duel,

Son cœur sombre se lie à son éclat,
Jusqu’à ce qu’elle cesse,
Comme le miracle de la vie transparente sur la mort,
Pareil à l’amour,
D’éclairer la pudeur de la conscience
Sur la robe de l’éternité plus tôt oubliée
Qu’elle retrouve, d’un cœur bleu, pour avoir brillé.