Ombre et lumière


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

Eclipse du temps,

La lumière caresse l’amour.

Le temps n’a pas d’âge.

 

L’union de l’ombre

Et de la lumière

Est éternelle.

 

L’instant furtivement

S’inscrit en empreinte

D’aube et de crépuscule.

 

Essence du jour,

La pépite s’échappe

Et raconte l’éclat

 

De tous les mots

Qui viennent d’être signés,

Aussi silencieux

 

Que les étoiles

Qui veillent les amants

En leur offrant leur espoir.

 

Découvrez le regard de Jean – Michel Melat – Couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

Poème


Je suis tel un volcan.

L’essentiel brûle en moi

Et dilate mes rêves.

Puis le réel brillant

Jaillit comme un secret,

Comme la mort d’une étoile,

Et s’écoule sur ma joue

Pour devenir poussière

Ou sable sur la plage.

Fossile de vie figé

Qui s’endort sur sa page

Tous les mots vers le ciel.

S’étale le nouveau né

Dans son cri de poème.

Bavardage du bonheur


 

Que se racontent la lumière et le haut mur tandis que la toiture semble endormie, rattrapant ses heures d’insomnie ?

 

Chuchotement manqué, trahit par l’éclat, le mur raconte –t- il les secrets qu’il garde ? Se fait – il uniquement, et très aimablement, le miroir de la chaleur ?

 

Par leur regard dédaigneux, les fenêtres quant à elles, méprisent le bavardage.

 

L’heure s’écrase comme éternelle avant que l’astre n’incline sa face pour essuyer son ardeur sur un mouchoir de nuage.

 

Transparent, le lit du temps accueille le sommeil de l’instant qui, au gré de son rêve, se retourne subitement.

 

Aussi secret que le foyer caressé par le jour, il me raconte un bonheur simple comme pour me parler du mien.

 

Sur le même thème, découvrez le poème de Margot Roisin en cliquant ici.

Photos !


Bonjour à tous,

Certains s’en sont déjà rendu compte, un onglet supplémentaire est apparu sur le menu de ce blog.

Il s’agit d’un lien qui vous conduit tout droit sur le site Internet de Jean – Michel Mélat – Couhet. Photographe, la grande qualité de son regard mérite d’être découverte ! D’ici peu une nouvelle collaboration entre nous, entre poésies, vous sera proposé. D’ici là bonne lecture et… Bon clic

http://www.j2mc-photographie.fr/

Baisers


Le souffle passe sur la haute dentition blanche des terres.

Il redescend par les vastes gencives vertes des prairies

Et me donne la simple et douce saveur de chacune des étoiles.

Puis, l’amertume du trop long jour éclaire l’instant du monde

Ne me laissant de ce baiser envolé que trop perplexe.

Du monde à moi, il ne me reste que l’écho de son souffle

Qui insuffle chaque jour et bien malgré lui notre bel amour.

Main


Bois d’antennes de ciel froid qui attrapent bien plus, bien mieux, de l’invisible de la lumière qui échappe toujours à ma main, à mon obscure empoigne.

 

Forêt de mains vertes de chaleur qui saluent la brise et caressent le ciel en politesses que mon frêle élan ne permet pas.

 

Parce qu’elles sont libres, mes mains connaissent l’échec. Mais elles ne se font jamais masque de rires, jamais barreaux de larmes de la liberté.

 

Sans les bavardages de mon espèce bruyante avant d’être brillante, de la lecture silencieuse de toutes les saisons, il reste à mes mains le poème qui traduit ce qu’est le monde.

Marseille


Marseille. Photographie Boris Sentenac, droits réservés

Marseille. Photographie Boris Sentenac, droits réservés

 

Souvenir de ton regard,

Le regard de ton bonheur,

Bonheur de ton souvenir,

De lucarne en longue vue

Ou magnifiquement nue,

Tes couleurs, même disparues,

Nous donnent un large sourire.

Vide


Sur la table une araignée de tabac agonise d’être ce qu’elle n’est pas.

Pas de rêve qui s’élèverait comme fumée dans son regard qui n’existe pas.

 

Déjà morte, loin des champs que l’on sait sans en avoir un souvenir,

Elle est comme le raisin en guise de népenthès.

 

En patience de fatigue, me voila devant rien me parlant

Du monde qui, comme mon heure, se remplit de vide pour être.

Regard étoilé


Loin de son regard, derrière les murs de lâcheté et de trésors à bonne heure, bourdonne la moquerie sur celui qui, la nuit, marche le nez en l’air.

 

Au dehors, la faiblesse pousse à se taire et écrase les regards de tous vers leur destinée finale. Ils sont illuminés, blafards comme aveuglément blasés, par les éclats outranciers des villes faisant chants de sirènes.

 

La croyance en l’abondance a façonné le progrès en langage d’avenir. Au présent, confondant le plaisir avec le bonheur comme ébloui par les couleurs aguicheuses, l’opulence se dit avec le manque.

 

N’ayant que faire des moqueries lumineuses, celui qui a le nez en l’air ne s’enrhume pas de rêves. Il lit le silence noble de l’espoir et respire la vie.

 

Quant aux autres, savent – ils déchiffrer les étoiles comme ils savent lire les enseignes ? Et, durant un instant, furtivement, enfin seuls, comme un peu honteux de n’être que d’un monde et délaissant alors les tubes des voix dictées, pourquoi certains parmi ceux – là s’offrent – ils, en suivant la voie lactée du regard, une larme en guise d’étoile filante ?

Tu parles la lumière


"Parle la lumière". Boris Sentenac, tous droits réservés

« Parle la lumière », modèle Margot. Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

Après avoir bu le crépuscule, la nuit s’écoule et condamne les couleurs de l’aube.

 

Derrière la fenêtre, tout est à savoir mais rien n’est à espérer. Les bavardages entre la nuit et la pluie font taire les étoiles.

 

Mais de la lucarne de ton regard, le rêve est pourtant bien réel. Il se cache en mystérieuse galaxie bleue dans l’iris gravitant autour de ta perception.

 
Ta chevelure enflamme l’heure froide, ton silence fait la lumière de l’instant. Te voici comme éclat de lune.

 
Reflet d’essentiel, lien qui unit l’heure à son invisible, on sait en te voyant que le soleil ne cesse jamais de briller.

 

Bientôt, et peu importe ce que dira le ciel, ton sourire sera l’aube de nos jours. Il se fera croissant pour notre gourmandise.

 

Les ténèbres ne peuvent rien contre qui parle la lumière.

J2MC Photographie


Au mois d’avril 2016, j’avais commencé à mettre en poèmes certaines des très belles photographies de mon ami J2MC. Aujourd’hui J2MC revient avec son nouveau site Internet. Promenez vous entre Marseille et New – York et croisez tous les regards. Cliquez sur le lien suivant pour accéder au site de J2MC :

 

http://www.j2mc-photographie.fr/fr/accueil.html

 

Et pour les nostalgiques, (re) découvrez les poèmes inspirés de J2MC présents sur ce blog en cliquant sur les liens suivants :

 

https://borissentenac.wordpress.com/2016/04/19/ta-vie/

https://borissentenac.wordpress.com/2016/06/19/le-secret-eternel/

https://borissentenac.wordpress.com/2016/06/26/langage-despoir/

https://borissentenac.wordpress.com/2016/07/03/nuages-verts/

https://borissentenac.wordpress.com/2016/07/10/corridors-des-fumees/

https://borissentenac.wordpress.com/2016/07/17/lessentielle-unite/

https://borissentenac.wordpress.com/2016/07/24/reves-croises/

 

Et enfin, pour ceux qui en veulent plus, qui veulent se faire plaisir ou qui cherchent une idée pour offrir :

http://www.blurb.fr/b/6907186-marseille-de-tous-les-possibles

https://www.hexoa.fr/56-jean-michel-melat-couhet

Ciel 2


Ce soir, dans le ciel silencieux :

Vase du bouquet de tous les rêves,

Même des rêves manquants,

Il me semble que le soleil gronde

Le dernier nuage de l’hiver.

 

Comme la page d’un poème saillant,

Ses contours découpés s’illuminent

Tandis que sa peine regarde les hommes.

 

Ils grondent, eux aussi par leurs mots de lumière,

L’essentiel de chacun

Qui aurait pu faire un bonheur pour tous,

Mais sans même regarder les nuages,

Ne pouvant alors reconnaître toutes les eaux de la vie.

Ciel 1


Le ciel, sali par les déchets de la journée,

En colère quant au désordre,

Abandonne le monde,

Reprend le possible,

Impose le silence et le sommeil.

 

Il n’y a plus d’heure.

Seulement des promesses

Sur des angoisses

Qui font le lit

De la vie.

 

La nuit est une absurdité

Toujours utile au jour.

Le jour, lui, est bien rangé

Sauf à son crépuscule,

A son délice.

Le bonheur et la vérité


Tant que la vérité ne parle que d’elle sans aborder le réel, elle peut – éventuellement être bonheur.

La vérité n’est que l’interprétation du réel. Elle incorpore dans le réel ce que nous avons d’identité, de vrai.

Ainsi la vérité ne ment pas, même si elle oriente l’individu sur telle ou telle part du réel auquel elle se réfère. Alors, la vérité ne dément pas le bonheur.

Le bonheur quant à lui, seul, ne peut être moteur de vérité. Il peut se suffire à lui même et son mensonge souvent digne de faiblesse se brise au contact de la réalité impossible à bâtir en vérité.

C’est alors le malheur, immédiat ou à venir, et du mensonge que cela implique il n’y a rien à dire.