Le chemin du bonheur


Sous les gerçures du ciel, la blessure des pas silencieux croisés comme écrasés par l’opulence lumineusement froide des devantures t’essouffle.

Tu choisis une petite rue qui t’amène plus loin, en bordure de rivière.

Sur ce chemin, le même ciel cicatrise en sourire et en « bonjour ! » croisés que les oiseaux tentent d’attraper en vol avant de se prendre aux branches joueuses des arbres.

Serait – ce le chemin du bonheur ?

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Sur le chemin


Il n’est pas de chemin
Qui ne soit balisé
Pour que les obstacles
Ne réduisent le champ de vision,
Pour qu’ils ne soient pas prétextes
D’influences clamées en mots forts dictés
Sur le chant du bonheur.

En nos bois, le chant des oiseaux
Sur la musique de la brise,
Accompagnait nos pas.
Tu as ramassé une plume
Et en voulant rejoindre l’oiseau,
Les chants sont devenus muets.
Ton ardeur les a fait fuir.

Le silence assèche la forêt.
Désert de couleurs et de senteurs,
Tu l’as cru sourde
Au point de te faire fourbe.
Tu fais taire même tes mots de murmures
De ta propre plume
Pour ne plus dire l’essentiel.

C’est ton silence sec
Qui retient tous les élans.
Mais de ton souffle d’hiver,
Lorsque les feuilles seront tombées
Et que la lumière timide et froide
Eclairera le chemin,
Tu sauras et je serai quand même là.

Train du soir


Ou bien alors en fendeurs de poussière

Quelques fantômes plus furtifs que nuages,

Au bord du chemin en paroles d’horloge,

Personne n’accompagne le pas de l’escalator.

 

Le long quai des cavernes de transit,

N’est qu’évidence de destinations.

Sans faire verni, des gouttes de pluie tachent

L’instant et se figent comme tout le reste.

 

En bégaiement, rengaine de tous les jours,

L’infini est inconnu sur traverses.

Ici, seuls les trains n’évoluent que pour

Arriver dans les maigres quotidiens.

Chemin de vie


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

D’un néant à un autre,
Tes souvenirs et tes projections
Accrochés à ton chemin,
Incrustés sur la cavité de ton temps
Reflétant la lumière aveuglante
Ainsi mystère parlant bonheur
Pour te séduire et te faire voyageur,
Tu ne sais vers quoi tu vas,
Tu ne sais que ce que tu crois.

 

Découvrez le regard de Jean – Michel Melat – couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

Nuages verts


 

Photographie : "oakley plantation" J2MC, droits réservés

Photographie : « oakley plantation » J2MC, droits réservés

Nous demandant vers où, oui nous serons y répondre à la sortie du chemin qui s’étire en majuscule droite et couchée sous l’éponge de l’éclat soufflant la voyelle en son point.

 

Noble salutation offerte par l’ombre en ponctuation comme autant de baise – mains faisant de la lumière brute, éblouissante ou éclairante, légère ou écrasante, un savoir poli.

 

Le souvenir des nuages verts du devenir sera alors l’affirmation par la caresse ou la gifle devenue verbe sur le monde comme tous les poèmes couchés sur leurs feuilles.

 

N’hésitez pas à consulter le site du photographe J2MC

https://www.flickr.com/photos/walberthur/