Alternance salvatrice


Au bout de la branche de nuage, la feuille de lumière s’effondre chaque jour. Puis la lumière se fait plurielle et givre.

 

Comme la poésie, elle tente de signifier en chacun plutôt que de signifier à chacun.

 

L’alternance n’est qu’en regard d’insomniaque, par peur de ne plus voir que la lumière ou l’éclat scintillant des nuits qui signifierait la cécité sur soi traversant le monde ensommeillé de tout notre temps.

Publicités

Cycle


De deux étrangers

Qui n’avaient de cesse

De trop t’imager,

De leur népenthès,

 

Dans leur espérance,

Comme un voyageur,

Tu offres  silence

De toutes tes heures.

 

De l’eau et du ciel

Enfant de naguère

Vers l’éclat tel miel

Tu t’envoles des terres.

 

Te voici nuage

Couverture des cris

Libéré des âges,

Et l’escroquerie

 

Du profond souffle,

Par eux expirés,

N’est que mistoufle

Dès lors méprisée.

 

Pourtant à jamais

De mer vers lumière

Le mois de mai

Se souvient d’hier.

 

Vers des terres nouvelles

En couloir des vents

Tu pars blanche et belle

En espoir fervent

 

Pour alors donner

En larmes de vie

L’enfant des années

Des chants des envies.

 

Ancre de tes pages,

A ton tour deviens

Mère de ton ouvrage

Et lit des étoiles.

Sourire


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

En satellite de ton éclat,
Surveillant les nébuleux et obscurs mystères,
Choisir l’ombre pour ne pas faire nuit
Sur l’élan de ton regard
Qui pour dévorer le bonheur
Offre son merveilleux sourire.
.
Découvrez le regard de Jean – Michel Mêlant – Couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

Gris


Nuages de béton, les fenêtres reflètent l’infini de l’ennui qu’elles cadrent en gardant secret leurs univers obscurs.

 

Au ciel, les pelotes de dentelles empilées absorbent le rêve pour n’en donner que l’essentiel vital, réduit sans envie, et prennent l’essence des étoiles que les murs de brumes des villes ne savent pas.

 

Le monde semble nanti d’ignorance. Pourtant au dehors, dans les cieux comme sur terre, dans le gris de Nanterre, chacun cherche toutes les nuances de l’éclat.

Bavardage du bonheur


 

Que se racontent la lumière et le haut mur tandis que la toiture semble endormie, rattrapant ses heures d’insomnie ?

 

Chuchotement manqué, trahit par l’éclat, le mur raconte –t- il les secrets qu’il garde ? Se fait – il uniquement, et très aimablement, le miroir de la chaleur ?

 

Par leur regard dédaigneux, les fenêtres quant à elles, méprisent le bavardage.

 

L’heure s’écrase comme éternelle avant que l’astre n’incline sa face pour essuyer son ardeur sur un mouchoir de nuage.

 

Transparent, le lit du temps accueille le sommeil de l’instant qui, au gré de son rêve, se retourne subitement.

 

Aussi secret que le foyer caressé par le jour, il me raconte un bonheur simple comme pour me parler du mien.

 

Sur le même thème, découvrez le poème de Margot Roisin en cliquant ici.

Atom heart mother


Après le traitement des photos pour la série « Premier éclat », « Eclat » et « Dernier éclat » et l’écriture de ces poèmes, une envie irrépressible d’écouter (encore une fois et encore avant la prochaine fois) « Atom Heart Mother » des Pink Floyd s’est présentée à moi. Il m’a semblé à ce moment là que nous racontions la même chose. Evidement chacun peut y voir ce qu’il veut. Il ne sagit pas là pour moi d’une rencontre voulue mais la rencontre involontaire de ressentis. Mon écoute ne s’est jamais figée d’ailleurs. Alors, combien même vous ne feriez pas le lien, peu importe, je vous propose d’écouter cette oeuvre. Et si vous arriviez à vous caler avec l’ensemble de mes trois poèmes au travers de cette composition musicale, alors, tant mieux !

*

« Premier éclat » :

https://borissentenac.wordpress.com/2016/10/18/premier-eclat/

*

« Eclat » :

https://borissentenac.wordpress.com/2016/10/20/eclat/

*

« Dernier éclat » :

https://borissentenac.wordpress.com/2016/10/23/dernier-eclat/

*

Dernier éclat


Dernier-eclat, photographie : Boris Sentenac , droits réservés

Dernier-eclat, photographie : Boris Sentenac , droits réservés


Des colonnes de certitudes il ne reste qu’un vague souvenir que forment les cadres des portes closes du temps. Te voici dans la maigre pièce de l’éternité, seul présent de tous les temps qui reflète la réminiscence du premier éclat.

Apaisant, tu vois qu’il a été poison de ta vie pour être ton ultime soulagement. Les couleurs sont derrière les portes dont tu as perdu le sens de lecture. Ton souffle s’éteint pour faire silence de ta vérité tandis que, dehors, crie encore et toujours la réalité.

Sécheresse du temps comme reflet de solitude à cet instant inexistant, il ne te reste que l’expression de derniers sens que tu as toujours fait taire pour faire sens. Ainsi désormais, tu sais que