A l’automne


Caresses des brises n’ayant du feu que la parure sans la brûlure, elles sont chargées de tous les artifices d’une vie grisée de soleil et saoulée de perles aux gifles piquantes, hier légères et unies en pèlerine des dieux.

Jouet du vent à la dernière révérence, bientôt linceul de la boue, elles se feront conscience craquante du désespoir obligé mais méprisé des naissances du printemps.

Pur mensonge de vies sur la vie et en insulte envers la mort, folie des certitudes, rien n’existe pourtant sans son contraire.

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A toi si loin


Le hasard bien singulier me présente, au moment de la naissance des étoiles à cette petite libellule de fatigue. J’imagine son voyage tel mon exil. Pour l’heure, mon amour, tu es la virgule de mon souffle dans mes poèmes comme mon improbable invitée est le relief humble de l’origine de tout prisonnière du flacon comme si elle en était entichée et qui accueille son repos.

Jeunesse incarnée en promesse d’éternité, la transparence épouse les danses de l’air comme l’amour se lie aux chevauchées de la vie.

L’espoir prend la place du doute qui a su être l’aliment de ma subsistance face aux sirènes des vérités tranchantes de tous et jamais destinées dans l’histoire de chacun pour personne. Aujourd’hui, j’ai la mienne qui me remplit le cœur mieux que message de bouteille à la mer voguant sur les flots des larmes de nuit condamnée par une si belle aube de promesse de chaleurs.

La rosée fraîche de l’amour est guettée par les étoiles qui ne savent les distances dans nos regards exilés et bannis par les croyances, ces habits convenus et prétentieux de reflets dorés de lumière qui se faisaient guide des aveugles du cœur.

Mon amour, tu es l’onde de la jeunesse comme l’eau qu’une virgule verte à la transparence bourdonnante comme amoureuse de l’air a reconnue comme le sein de la vie. Les pleurs sont les rires à venir.

Ils naissent des même perles de la lune qui semblant endormies te diront de voler ta grâce verte vers les patiences tourmentées.

Délicatesse et fraîcheur de lune comme cendre des nuits qui n’a su être par ce sourire, faisant des ombres improbables sur les plaines apaisées.

Demain encore et à nouveau les caresses s’étaleront en vagues sur les hautes herbes comme tes « je t’aime » se couchent en mon être.

Aucune Furie ne peut faire justice de la bénédiction des dieux.

La pleine lumière est l’aubade silencieuse qui donne le la aux terres chantantes surplombant l’horizon de toutes les volontés.

Erreur de convenance


Quand le choix se pose comme fuite pour quiétude comme rivière sans lit, la vérité exposée n’a alors aucun éclat. Le lit de la rivière n’est que guide comme loi profonde. La nuance s’en compose mais elle est aussi des milliers de secrets invisibles de patience tels gloires de pêcheurs.

Le deuil sera le résidu de ta patience manquée. La colère sera l’expression du loupé. Pour chacun le néant sera l’habit comme si la surface pouvait être l’univers des fleuves. Aucun pont ne pourrait alors y être bâti. Mais de rives différentes il a fallut admettre l’immensité complexe pour se rejoindre. Comment peut – on l’oublier comme on finit par s’oublier sinon que par l’oppression d’un regard ordonné ?

Combien de larmes, toi qui ne fais plus que lire ce que je vis, verseras – tu sur mon bonheur comme j’en verse sur le tien en guise de souvenir de la rosée de nos amours s’écoulant aujourd’hui en erreurs sur nos joues ?

Palais des promesses


cafetière

Racines perdues des temps des promesses brûlantes et souvenirs des chaleurs des matins de lacs fumants de mystères, colonnes vierges et chapiteaux comme rêves en décor de reliefs pareils à ses origines, la flamme bleue et transparente aux pépites jaunes de l’invisible sifflant sans jamais souffler son allumette est trahie comme la beauté de la surprise.

Au travers des paroles du matin qui tentent le dessin du jour à vivre, entrecoupées de sourires encore engourdis par l’inavouable langage des vapeurs caressées par la brise soufflée par les étoiles, l’heure est à verser la nuit amère de la cafetière, trésor du palais usé de la banalité du quotidien comme pour écouler l’aube frileuse toujours prometteuse du crépuscule accroché à la chaleur encore que devinée.

Cage des mots


Dors, perché sur ton nuage rose d’éclat de soleil gourmand. Le flot des plumes tel pluie de larmes et de rires d’un ange ne peut cesser de rappeler la vie : les mots te reviendront toujours.

L’éclat des mots est la clé de la cage du frétillant oiseau. N’aie crainte de perdre les ombres verticales dressées en protection de la vie. Ta liberté d’esprit sera en soufflant sur les ailes de la liberté des mots.

Le silence sans cette caresse invisible et preuve que ce qui vit est plus vaste que ce que tu vois, serait alors la prison des peurs se fondant en trahison pareille au mensonge. L’heure timide de la lumière naissante de l’esprit est l’aube de la délivrance. Vole !

Inspiration du doute


Plume sèche comme l’arme de sa rivière noire qui sitôt écoulée se fait trace telle souvenir des mots sur son néant blanc comme larme en lame de l’âme.

Nuage silencieux unique et improbable, il n’est ni vérité ni mensonge du ciel.

Page écarlate en lit de soleil, la promesse va naître.