A propos de Barbara (l’exposition) 


Très bonne exposition. On se promène entre photos, manuscrits et vidéos au travers de sa vie, de l’errance pour la fuite des huissiers durant son enfance, et de l’errance pour fuir la guerre et jusqu’à l’éclatement familial, à sa vie de nomade en tant qu’artiste. On entre dans sa vie sans violer l’intime. On évolue dans l’exposition en suivant l’évolution de sa carrière par de petites salles et des couloirs puis on arrive à la consécration dans une grande salle avec une scène sur laquelle il y a son piano, son tabouret et une vidéo de son concert à Pantin. L’émotion se libère dans l’espace alors offert. On s’installe avec le public de la vidéo et on chante « dis quand reviendras -tu ? ». Quelques larmes pudiques perlent sur certaines joues. Dans la même salle on pénètre dans l’univers de Precy. Encore quelques salles qui gravitent. Des vidéos avec Brel pour Franz partagées avec des séquences avec Nougaro et Hallyday. L’histoire de l’aigle noir, les concerts dans les prisons pour femmes, les toutes dernières années avec la fin des concerts pour cause de voix usée et enfin la une de Libération datée du 26 novembre 1997. L’exposition est variée et fournie, respectueuse de l’artiste mais aussi du visiteur dans la forme et la distribution des pièces et l’alternance des supports qui sollicitent sans éclabousser Barbara et sans étouffer le visiteur. A faire absolument et gratuite pour les personnes ayant pour 1er prénom Barbara.

A la philarmonie de Paris jusqu’au 28 janvier 2018

https://philharmoniedeparis.fr/fr/exposition-barbara

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Bâtis


Regard de poisson

Regard de poisson

Grottes de soupirs de lumières, de dentelles d’espérances sur le courant lent des mots de curieux, touristes comme le temps qui, lorsque le grondement s’étale en croix s’échappant de sa grande tuyère et profitant de son élan jusqu’au chœur, les fait taire.

 

A cet effroi, le souffle de l’origine offre alors en tonalité de rires, la mélancolie des hommes et l’assurance de leur avenir en la nuit qui s’avance pour tous, père et mère de chacun des espoirs, même à ceux des Eglises auxquelles ils ne croient pas.

 

La folie du génie parle toujours de l’hystérie.

 

Aujourd’hui, le vertige se bâtit lisse et en reflet d’argent du monde.

 

reflet d'un monde

reflet d’un monde

Marseille


Marseille J2MC

Photographie J2MC, tous droits réservés

 

Marseille

Il n’est nul autre endroit qui soit comme la fleur qui accueille toutes les abeilles.

Il n’est nul autre endroit où les mots chantent avec le vent qui vient de loin et qui les emporte encore ailleurs.

Tu es telle une ruche : de tes rues encombrées, de tes terrasses et de tes places où se boit des nuits de café ou des soleils anisés, de ton vieux port qui s’ouvrent vers tous les horizons, tu nous promènes jusqu’à la mémoire en ton panier, tous surveillés par Notre Dame de la Garde qui sait le voyage d’ici à hier et jusqu’à demain.

Marseille, tes rues sont les veines du sang de tous dans les colères et jusque dans les rires de chacun, dans tes excès qui font ta vie. Sans rien oublier, sans rien négliger, sans rien regretter, sans que rien ne soit aucunement respecté, se verse des larmes pour ceux qui t’on quittés sans que ta rage de vivre n’en soit altérée !

A Marseille 


A tous nos amis Marseillais, d’hier ou encore d’aujourd’hui, de ceux qui ont traversés nos vies ou qui y sont encore avec toute notre affection, nous sommes aujourd’hui dans cette ville de lumière qui a été meurtrie en 2015. La mort, qu’elle soit au nombre de un ou de centaines, reste en idéologie une injustice terrible. Margot  et moi tenons à vous dire combien nous sommes touchés par les événements de ce jour en gare Saint Charles. Nous l’avons traversée tant de fois. A vous nos jeunes amis (et les moins jeunes aussi 😉 ) nous vous envoyons notre soutien dans l’épreuve que Marseille vient de subir. Que chacun ne recule en rien en sa façon de vivre sa liberté dans ces rues merveilleuses et que personne ne se trompe sur l’origine de ce mal. De loin nous pensons à vous comme en l’époque où nous étions marseillais nous avons pensé à Paris. De loin ou de près, nous sommes avec vous.

Vivre


Au matin, sur les quais de Paris,

Mon ombre suit le courant de la Seine

Scintillant comme milliers de furtifs soleils

Du reflet d’une seule lumière.

 

Je les suis pour aller à l’embouchure des temps :

Le terme se jette toujours dans l’origine.

 

Mais le passé s’arrange avec le présent.

Je laisse alors flotter l’avenir

Au profit de l’espoir des étoiles que j’attends.

Devenir en espoir


La rame clame son départ.

 

Dans le ventre de fer et d’acier qui traverse la ville, la lumière reste étrangère. Quelques virgules blafardes passent comme étoiles filantes tandis que nous filons vers nos nuits.

 

Le silence n’est que de paroles.

 

Le regard constamment étonné par les éclairs sur les visages ternes, esquisse un sourire sur cette toute petite fille portée sur ce qui fut son ventre semblable en son temps au notre de l’instant.

 

Dans son dos un jeune homme cherche quelques étoiles dans les pages de son roman que la brise lancée de ses yeux fait tourner par moment quasi aussi régulier que son souffle.

 

En face, un autre jeune homme enfonce son regard dans sa certitude qui s’est habillée, comme accomplie, d’un costume noir et d’une chemise blanche d’où pend une cravate rose pale en souvenir lointain et silencieux de couleurs.

 

Le silence n’est que de paroles.

 

Dans le ventre de fer et d’acier, la sagesse bien apprise rend aveugle aux virgules qui passent comme étoiles filantes et tandis que nous filons vers nos nuits, la petite fille va encore vers ses rêves.

 

La rame annonce le terminus.

Souffle d’une prière


Dans l’esprit des artistes de l’époque (Jean – Claude Vannier et Serge Gainsbourg) et au travers des photos de J2MC :

http://www.j2mc-photographie.fr/fr/accueil.html

de Margot Roisin :

https://regardsdicietdailleurs.wordpress.com

et de moi – même, découvrez le poème Souffle d’une prière dans le format vidéo en cliquant sur le lien ci – dessous. Poème propre à ma vie qui n’a pas vocation à retirer quoi que ce soit à l’oeuvre complète originale, comme chacun qui se confronte à une oeuvre, si elle marque, elle parle de lui.  Rien de plus sinon que ce poème. Si le coeur m’en dit (et il m’en dira) je vous donnerai le texte mais pour le moment dans ce format vidéo atypique, découvrez ma perception de cette oeuvre unie au vécu. 

Puis, lorsque vous aurez vu cette vidéo, sur le même thème,  découvrez le poème de Margot Roisin :

http://wp.me/p4c7zc-a0