L’avis de l’éponge


On frotte au temps
Et on efface la vie.

Puis,

On frotte autant
Et on est face la vie.

Publicités

Regard de traversée


Comme on traverse un nuage,
Tandis que Paris traverse
Et essuie tous ses siècles,
Moi, je traverse Paris.

LumièreS


La nuit dévore la lumière.
Le jour est un oubli
Comme une erreur,
Un secret de la transparence
Qui se dit en mensonge,
Involontaire et admis,
Créant la confiance
Sur le monde,
Mieux qu’un réverbère,
Et les dieux dans les cieux
Obscurs comme la nuit.

Anniversaire du blog


Bonjour à tous,

Aujourd’hui, le blog à 5 ans. Si au départ je voulais tester les réactions face aux poèmes que je propose, c’est devenu depuis déjà longtemps un support qui va au delà. En effet, vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter ce blog. Parfois, « d’anciens » poèmes sont lus. J’imagine qu’il y a une curiosité qui dépasse le hasard de la rencontre. Certains dès la parution attirent beaucoup de monde et d’autres encore continuent toujours d’être fréquentés. D’une expérience d’un instant, le blog me permet d’être dans l’expérience de votre lecture. Je vous en remercie chaleureusement. Tous, réguliers ou non.

 

De ces tranches de vie, je tente de les traduire dans « le sens des sens comme essence de l’être », parfois accompagnées d’une illustration, et je pense notamment aux photos de Jean – Michel Melat – Couhet et de Margot Roisin, parfois en écho en thème commun toujours avec ma chère Margot (si vous ne les connaissez pas encore, sans oublier de revenir 😉 cliquez sur leur nom pour les découvrir). Aujourd’hui, je vous propose de lire ou relire certains de mes poèmes qui apparemment vous ont le plus marqué. En vers (réguliers ou non), en prose, en calligramme et même en vidéo. Cliquez sur les liens ci dessous pour les découvrir ou les redécouvrir. Je vous les présente (hormis pour les calligrammes et la vidéo) par ordre croissant de visites.

 

Encore merci pour votre accueil et bonne lecture !

 

Fille verte

https://borissentenac.wordpress.com/2013/08/28/598/

 

Regard de l’espoir

https://borissentenac.wordpress.com/2017/01/08/regard-de-lespoir/

 

Matin 2

https://borissentenac.wordpress.com/2016/09/29/matinee-2/

 

Fiançailles

https://borissentenac.wordpress.com/2016/08/30/fiancailles/

 

Ferme les yeux

https://borissentenac.wordpress.com/2013/04/06/ferme-les-yeux/

 

Visage du rêve (1)

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

 

Paresse de l’espoir

https://borissentenac.wordpress.com/2013/08/17/paresse-de-lespoir/

 

Ta vie

https://borissentenac.wordpress.com/2016/04/19/ta-vie/

 

De tes prières

https://borissentenac.wordpress.com/2016/10/13/de-tes-prieres/

 

De l’ombre d’un nuage

https://borissentenac.wordpress.com/2016/09/04/de-lombre-dun-nuage/

 

Parle moi

https://borissentenac.wordpress.com/2013/07/01/parle-moi/

 

Calligrammes :

Evoir 4

https://borissentenac.wordpress.com/2016/05/29/evoir-4/

 

Evoir 6

https://borissentenac.wordpress.com/2016/06/12/evoir-6/

 

Vidéos :

Souffle d’une prière

https://borissentenac.wordpress.com/2017/09/25/souffle-dune-priere/

Barbara

https://wp.me/p360i2-Ol

Aime moi

https://borissentenac.wordpress.com/2018/01/06/3163/

Barbara l’exposition, les derniers jours


Très bonne exposition. On se promène entre photos, manuscrits et vidéos au travers de sa vie, de l’errance pour la fuite des huissiers durant son enfance, et de l’errance pour fuir la guerre et jusqu’à l’éclatement familial, à sa vie de nomade en tant qu’artiste. On entre dans sa vie sans violer l’intime. On évolue dans l’exposition en suivant l’évolution de sa carrière par de petites salles et des couloirs puis on arrive à la consécration dans une grande salle avec une scène sur laquelle il y a son piano, son tabouret et une vidéo de son concert à Pantin. L’émotion se libère dans l’espace alors offert. On s’installe avec le public de la vidéo et on chante « dis quand reviendras -tu ? ». Quelques larmes pudiques perlent sur certaines joues. Dans la même salle on pénètre dans l’univers de Precy. Encore quelques salles qui gravitent. Des vidéos avec Brel pour Franz partagées avec des séquences avec Nougaro et Hallyday. L’histoire de l’aigle noir, les concerts dans les prisons pour femmes, les toutes dernières années avec la fin des concerts pour cause de voix usée et enfin la une de Libération datée du 26 novembre 1997. L’exposition est variée et fournie, respectueuse de l’artiste mais aussi du visiteur dans la forme et la distribution des pièces et l’alternance des supports qui sollicitent sans éclabousser Barbara et sans étouffer le visiteur. A faire absolument et gratuite pour les personnes ayant pour 1er prénom Barbara.
A la philarmonie de Paris jusqu’au 28 janvier 2018

Souvenir à assassiner


Le regard aguerri par la vie est comme un fusil dressé vers la poussière de la paix. Il tire en silence dans le fracas de l’ignorance. Les rêves livides filent alors dans l’oubli d’un souvenir à venir, dans l’ombre du secret trahi : dans la lumière du déni de l’enfance.
Le malheur est le mépris de l’heure dans son uniforme sonore de trois mille six cents virgules grises, lues et qui se répètent inlassablement au crépuscule du rêve pourtant retenu.

Poésie 11


Tu lui offres ton temps, ta patiente énergie de silence,
Tu lui donnes ton regard et l’écoute de tous les vents,
Elle est sa présence.

Elle reste en amour te laissant quelques mots
Qui se répètent à l’infini et s’effondrent en spirale
En t’écrasant de solitude.

Tu lui offres ton temps, ta patiente énergie de silence,
Tu lui donnes ton regard et l’écoute de tous les vents,
Elle est ta présence.

Elle est en amour t’offrant tous les mots
Qui se construisent à l’infini et s’érige en lumière
En t’élevant de solitude.

Elle ne répond à aucun rendez – vous,
Elle passe en secret et dépose ses mots
Comme l’amour fait toujours notre présence.

Elle effleure ce que tu embrasses,
Elle s’effeuille en langage
Comme un baiser par amour sur la solitude.