Concert Mathilde Caillard à La Manufacture (Choisy le Roi)


Du soleil et sa chaleur en émotions de cordes.

Le 8 mars 2020, à La Manufacture à Choisy le Roi, s’est déroulé le concert de mon amie Mathilde Caillard. Découvrez le !

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Et pour visiter son blog :

Mathilde Caillard – De la musique et des mots

 

Les mains


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Photographie Ghislène Ghouraib, tous droits réservés

 

Les ombres déposent leur bavardage sur l’attente et son souvenir d’amertume éphémère.

Usées d’avoir fait l’idée de chaque instant, les mains s’entrecroisent comme l’ouvrage des jours sur les nuits.

Elles déposent leur repos, essoufflées de caresses devenues transparentes, toujours éprises des mots écoulés.

Elles n’ont rien vu et ne répondent plus qu’à la cécité de la fatigue d’heures perdues à tenter de les gagner.

Elles ne comptent plus comme nul ne compte jamais les trésors de poussières de chaque vent.

Les mains ont saisi la patience de leurs doigts tels de longues phrases qui n’ont plus que leur ponctuation.

Ni dures, ni douces, elles attendent le souffle de la dernière minute pour l’évidence de leur position figée.

En espoir de poussière


Etoile de toile en ciel de mur
Immobile comme la nuit
Invisible à tes proies
Qu’en langage de silence
Tu absorbes leur peur
Pour acharnement vain de vie
Sitôt pris dans ta dentelle,
Et tu apparais comme l’amour :
En espoir de poussière
Quand il revêt la vulgarité
De ce qui est trop beau.

Forêt de verres

Forêt de verres


Photographie : Boris Sentenac,

tous droits réservés.

Les trésors sont bus et les salives pour baisers ont séché.

Le vide est la musique de l’instant avant de rendre à la table la patience d’instants suivants. De cette terre, n’a poussé que quelques souvenirs transparents et figés avec leurs capsules tombées pour bourgeons de silence.

Chaque élan de ces vestiges de sable et de calcaire vers la falaise de rideau, seule à accrocher la lumière, est autant de prétexte pour mauvais élan de verbes hauts et de ma présence en tous les instants avant de m’enfuir comme le temps.

Mais quel chemin prendre dans cette forêt verte et brune de bruits écoulés ?

En couleurs de reflets

En couleurs de reflets


Reflets

Reflets. Photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

En couleurs de reflets,

La lumière a dessiné sur la fenêtre le silence de quelques cheminées.

Sur un ciel timide,

Elles semblent attendre pour lancer leur encouragement vers le ciel, faisant croire qu’elles fabriqueraient les nuages à celui qui regarde son quartier en parlant du monde.