La beauté


Tandis que la beauté ne se pare jamais
D’artifices d’évidence dès lors vulgaires,
Comme s’il fallait s’habiller à l’heure d’être nu,
Les arbres sous la brise saluent les nuages
Et célèbrent en profond silence les étoiles.

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Corridors des fumées


Photographie : "La baleine qui voulait boucher le port de Marseille" J2MC, droits réservés

Photographie : « La baleine qui voulait boucher le port de Marseille » J2MC, droits réservés

 

Le rêve de la vie est en constante évolution libérant ou oppressant tous les vents, façonnant la lumière en offrant seul la couleur du jour.

 

Les corridors des fumées impassibles au ciel de mer, mère du ciel, habillés de contre – jour, silencieux et stoïque comme la mort, crachant comme un songe le mensonge de l’hiver, alliant le confort avec le nécessaire, trahissent, en s’exprimant par nuages piquants, nos corps inaptes qui vivent sur l’espoir aussi indispensable que ressemblant aux vagues élevées par l’horizon.

 

Des mers, ils en connaissent le voyage sans qu’ils ne puissent à cet instant en distinguer le départ de l’arrivée.

 

Châteaux de ciel, endormis comme essoufflés, ils se dressent comme le devenir de nos bavardages : en vestige sur l’essentiel qui, en silence, se fait beauté.

 

N’hésitez pas à consulter le site du photographe J2MC

https://www.flickr.com/photos/walberthur/

En chant de l’heure


Soleil de poêle célébrant la lumière

Renaissante, jeune et encore fraîche

De promesses de blés et de poussières blanches

A faire des soleils sucrés pour sourires simples

Loin, trop loin peut – être, du virtuel qui se vend

En renouvellement de bonheur et de rêves

Prenant le terme de  » réalité  »

En jetant la beauté des prières.

La toilette


la toilette

La toilette (Toulouse – Lautrec)

L’heure est à la rêverie des eaux. Le reflet s’écoule sur la peau faisant flaque de linges et horizon de mur.

 

Tu abandonnes les souillures devenues habitude et mérite de repos au couple de sièges immuables à l’instant car figés en trônes des fatigues d’heures tardives qui ont oubliées le temps.

 

Chaussée de nuit et assise sur tapis de ténèbres comme contraste sur le plancher du répit, ton visage est le charme sans fard d’une douce voix de silence sage et d’un regard en voyage vers les étoiles douces de ton sourire rêveur avant que la réalité ne te prête mots non choisis à propos de l’escalier pour paradis désuets, pour gain de pain quotidien.

 

De ces souillures de toutes les solitudes devenues habitudes, la toilette se finit en perle comme seules larmes de fraîcheur au reflet de tes rêves mystérieux comme ton visage fait beauté de ton présent.

 

A lire, le poème  » Caméléon  » sur le même thème, de Margot Roisin :

https://versantares.wordpress.com/2016/01/04/cameleon/

Beauté de paradoxe


Photo : Boris Sentenac Droits réservés

Habillée de certitude, tu es maîtresse habile, joueuse de charme,

magicienne du feu sur cascade de force, de ton regard de femme.

Reflet de chaleur à faire rougir tous les soleils,

à l’heure des rêves le silence est ombre de tes pépites d’étoiles.

Le joyau de lumière appelle la main pour se coiffer de son assurance

et l’apaiser d’espérance dans l’instant secret de la ride

du lit carmin de tes baisers.

Flambeau de caresses d’or, le trésor est gardé

par milliers d’aiguillons comme autant de paradoxes hérissés

qui démontrent la beauté de l’abandon

de toutes convenances transparentes en vitrail de vérité.

Songe d’aimer


On sait bien que, silencieux et en beauté, le soleil ne se lève ni se couche pour personne.

On s’attarde pourtant à rêver d’en être le cœur dans un vacarme de vie pour habiller, comme les étoiles scintillantes parent la nuit, le vide de l’interligne de mots éphémères à tous sauf pour chacun pareils aux vagues caressant, éternellement finissantes, la poussière des terres.

Même le miracle d’aimer entame le mensonge en criant sa vérité. Antagonisme de confort, la lumière aveugle le songe éveillé aux yeux fermés.