Voyageur du nouveau monde (dit fainéant…)


Tu as dévoré ta vitalité
Qui offrait ta lumière et ton sourire
Qui chantaient la promesse en tes lèvres.

L’or des longues heures est une chimère
Qui, insaisissable, est tel nuage
Qui s’enfuit de tes lèvres ouvertes.

Ta fatigue est un brouillard expiré
Qui s’effiloche du phare aspiré
Qui retient à rien tes lèvres gercées.

Tu bois le cap perdu de ton voyage
Qui s’écoule en saveurs de souvenirs
Qui piquent en espoirs tes lèvres séchées.

Tu travailles jusqu’en ton sommeil lourd
Qui ne berce les rêves de tes jours
Qui taisent tous les mots de tes lèvres.

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Cycle


De deux étrangers

Qui n’avaient de cesse

De trop t’imager,

De leur népenthès,

 

Dans leur espérance,

Comme un voyageur,

Tu offres  silence

De toutes tes heures.

 

De l’eau et du ciel

Enfant de naguère

Vers l’éclat tel miel

Tu t’envoles des terres.

 

Te voici nuage

Couverture des cris

Libéré des âges,

Et l’escroquerie

 

Du profond souffle,

Par eux expirés,

N’est que mistoufle

Dès lors méprisée.

 

Pourtant à jamais

De mer vers lumière

Le mois de mai

Se souvient d’hier.

 

Vers des terres nouvelles

En couloir des vents

Tu pars blanche et belle

En espoir fervent

 

Pour alors donner

En larmes de vie

L’enfant des années

Des chants des envies.

 

Ancre de tes pages,

A ton tour deviens

Mère de ton ouvrage

Et lit des étoiles.

Chemin de vie


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

D’un néant à un autre,
Tes souvenirs et tes projections
Accrochés à ton chemin,
Incrustés sur la cavité de ton temps
Reflétant la lumière aveuglante
Ainsi mystère parlant bonheur
Pour te séduire et te faire voyageur,
Tu ne sais vers quoi tu vas,
Tu ne sais que ce que tu crois.

 

Découvrez le regard de Jean – Michel Melat – couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

En éphémère


Illustration Svetlana Sirenko (droits réservés)

Illustration Svetlana Sirenko (droits réservés)

Bulle du fruit des terres maquillées en fumée pour saluer les cieux timides et offrir sur son lit une ombre d’humilité nécessaire aux prétentions passées de la lumière.

 

Tu t’inclines devant le don pour faire don à ton tour en traducteur des messages de ce qui fait ton éclat tandis que tu restes droit, plongé en terre nourricière à qui tu offres ta douceur apaisante.

 

Raconte encore le silence des couleurs.

 

Salutation forcée sur les herbes séchées, le temps inconnu courbe la vie en cet instant qui s’oublie et s’accroche à son origine pour s’approcher inéluctablement du point de rupture, règne absolu du vent.

 

Ainsi tu sais l’inconnu transparent balayeur de poussière, voyageur des lendemains, et tu restes dans le mystère de la force de tes racines accrochées à l’éphémère inexistant qu’est le présent.