Ciel des nuits d’été


Nous avons cherché du regard notre espoir et nous avons vu un ciel qui semblait promettre la pluie sans jamais s’écrouler.

Nous étions plus fort ensemble en batissant sur les menaces qu’aujourd’hui en larmes de soleil et sourires sincères, en paroles de paix et d’avenir en mots d’interdits que l’on croit en perfection tandis que nos batis ne s’élèvent qu’avec l’effet de l’abandon vers le ciel des nuits d’été qui reste le seul à parler vrai.

Saisons de paroles


Le bourdonnement de bavardages ne se promène plus depuis leur ombre verte.

A chaque clin d’oei, tout s’endort.

Et le printemps se rêve, l’été se chante, l’automne se dit, tandis que l’hiver se sait.

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https://borissentenac.wordpress.com/2019/10/13/saisons-de-paroles-film/

Impression d’été


Les couleurs vernies de lumière

S’endorment sur les lourdes heures

Sans aucun reflet étourdi

Du haut du ciel de la saison :

Absolu en son évidence

Comme une aimable austérité

Qui pour tous définit le rêve,

Tandis qu’imperceptiblement

Seul le souvenir imparfait

Sur le réel intemporel

Nous chuchote déjà sa brèche

Que nos vies en sanglots d’hiver,

En un seul langage, traversent.

De plumes


 

L’été dernier,

Les hirondelles cisaillaient

Les bourdonnements des chaleurs ondulantes

Et mystérieuses des murs.

 

Cet hiver,

Les tourterelles enroulaient

Le silence des ardeurs odorantes

Et secrètes des cheminées.

 

Hier,

Les merles saluaient

La sagesse de la lumière flottante

Et maquillée des ombres.

 

Ce soir,

Les chouettes figent

La peur sur les heures ignorantes

Et aveugles des différences.

Sourire d’espérance


 

Photographie Boris Sentenac

Photographie Boris Sentenac

 

L’heure, par nature silencieuse comme l’éternité,

Sonne en éphémère et timide muguet

Les chaleurs et les sucres de l’enfance

Laissant ainsi stoïques les patients cyprès

Des murs des souvenirs sous dalle de mystère.

 

Fils d’un jeune soleil et de l’ombre,

Tu es un petit brasier d’espérance sur tige

Dans lequel, en lumière, tinte simplement

Le parfum qui ne s’offre qu’à l’instant

Et s’étire, comme l’été à venir, en sourire.

Fin de l’été


Comme accroché à leurs longues cordes blanches arrachées aux terres qui veillent l’été mourrant, les avions éparpillent leurs rêves d’horizons.

Phrases silencieuses mais sans mystère du ciel, la lune les ponctue en un point de craie.

Puis, le royaume simple de la lumière se refait marbre avant un dernier vent voleur des parfums et stupeur des cigales.

De ces pays de souvenirs mérités, les vieilles pendules de chaque maison qui se répondaient dans les rues, continuent de sonner midi dans l’oubli d’un temps fluorescent sans nuances de vérités, étouffé par la réalité.

Nuit du matin débordant des rives du jour, le diktat du néon en compensation hystérique au bonheur redevient raison.

D’été


Midi d’été : vagues d’ombres et de lumières sur les couleurs de la nappe festive. Comme pour évider ta pierre caressée par la brise essoufflée, l’hypnose des nuances de la chaleur et des bouteilles à vider te cache, comme un arbre, ta forêt de pudeur aux zébrures mauves des nuits aux réminiscences salutairement inapaisées de soleil.

Minuit d’été : au rythme vert et improbable d’un désert scintillant de vie en vagues de vent, le mystère de ta vérité t’accompagnera vers le désespoir d’une éternité arrangée qui fera de ton essentiel ta propre perte.

Alors, midi reviendra d’avoir été…