Fée néant et fainéants (vidéo)


Un nouvel opus de poèmes en vidéo. Découvrez en cliquant ci – dessous Fée néant et Fainéants.

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Naissance de la jalousie


Marin sur rivages de tous dangers inconnus

Sur canine de mer, suffocant de jalousie,

L’eau perlée s’écrase lourde écorchée à nu

Par la lueur muette de tes fantaisies.

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De vague en lame tu en oublies alors la mer

Qui admet tous tes zéphyrs et tait la douleur

Jusqu’à ne plus reconnaître l’embrun amer

Qui s’échoue sur les limons de toutes tes heures.

.

Fuite de nos regards pour quelques fugaces minutes

Abandon de ton vent en rêve de mauvaises brises,

De la corne, seul son souvenir te rend hirsute

Et vide le bonheur en son sens dans notre église.

.

Reflet d’un sourire brillant comme une belle parure

Le reflet n’a aucun écho, aucun parfum.

Il s’installe dans la solitude par la brûlure

Et écoule tous nos espoirs en sa propre fin.

Insomnie


A la lumière de l’insomnie

J’ai accompagné ton absence

Comme l’excès parle du manque.

.

Couverte du drame nébuleux

De tes rêves déjà tous vécus,

Les vérités sont solitudes.

.

A la lumière de l’insomnie

J’ai accompagné mon absence

Comme ton excès parle du manque

.

Le sourire blanc des ténèbres

Mariant les regards exilés

Est abandonné en pensées.

.

A la lumière de l’insomnie

J’ai accompagné nos absences

Comme l’excès parle de ton manque

.

Une mouette gronde mon lampadaire

Et se moque de ma découverte

Du jour confus comme un fautif.

.

A la fatigue de l’insomnie

Je n’ai que croisé ta présence

Comme nos excès parlent de nos manques.

.

Et alors que le jour d’une page

S’est couvert de toute ma nuit,

L’heure est à rêver en lumière.

Beauté de paradoxe


Photo : Boris Sentenac Droits réservés

Habillée de certitude, tu es maîtresse habile, joueuse de charme,

magicienne du feu sur cascade de force, de ton regard de femme.

Reflet de chaleur à faire rougir tous les soleils,

à l’heure des rêves le silence est ombre de tes pépites d’étoiles.

Le joyau de lumière appelle la main pour se coiffer de son assurance

et l’apaiser d’espérance dans l’instant secret de la ride

du lit carmin de tes baisers.

Flambeau de caresses d’or, le trésor est gardé

par milliers d’aiguillons comme autant de paradoxes hérissés

qui démontrent la beauté de l’abandon

de toutes convenances transparentes en vitrail de vérité.

Noyade des différences


La mer te raconte ses souvenirs d’horizon qu’elle dit en ressac, confondant son éternité avec l’instant de tes soupirs.

Tandis qu’elle s’étale épuisée de souvenirs qui rident le sable d’espoirs agonisants, le tombeau de joies avortées n’ayant que faire de tes sanglots est frontière entre renoncement et volonté.

Tandis qu’elle recule refusant l’abandon, la fatigue la soumet à nouveau. Elle ne peut, en silence choisi, taire en mystère de flots ton désir d’îles transparentes d’ici.

Tes larmes d’étoiles s’écoulent sur le bassin de sanglots d’une vérité à jamais rendue sourde. Pourtant, à l’instant de la noyade des différences, tu vois le trésor de chaleur faire sa quiétude de l’horizon.

Vogue plutôt que de sombrer dans les paroles submergées puisqu’il te reste à vivre…

Couleur de brume


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Photo Boris Sentenac, tous droits réservés

Rêves amarrés comme sentinelles endormies des eaux, ils n’ont su garder les couleurs. Le dernier éclat de lumière qui se glisse dans les draps à peine froissés du port les a absorbé.

Les paroles de la ville caressent l’abandon en s’enfonçant inaudibles au profit inutile des mouettes soumises au démon de vapeur qui se réveille.

Ce soir, le dernier rayon sera blanc et diffus tel l’ennui et le dédain qui se promènent tandis que les nuances délaissées ont déjà trouvé refuge dans ton regard.

Le voyage commence alors. Furtif ouvrant sur l’éternel, le souvenir se fige sur l’espoir de la transparence commune devenue notre trésor de brume.

D’hier et de demain


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Photographies : Boris Sentenac, droits réservés

La chapelle, gardée par quelques cyprès : fidèles flèches figées vers l’éternité, apparaît comme secret d’un souvenir vivant pareil aux murmures des prières désertées. Sa perspective telle une caresse sur les collines s’abandonnant à la mer séductrice de la lumière vouée à sa noyade nous dicte notre espoir.

Mensonge furtif de sérénité sur l’abandon tenace et obligé de l’enfant aux cris silencieux de sa mort inaccomplie, retour en bénédiction bleue sur la vérité de l’inexistence de l’horizon. Mer contre terre, jour contre lueurs, joies et peurs s’étalent autour de l’instant que nous gardaient les innombrables et centenaires suves pareils à une armée en campagne sur la misère fructueuse comme la raison bien pensante sur nos sourires, restés simples et essentiels, habillés d’hier et de demain.