Baisers de brouillard (poème)


Le visage du ciel dérobe la gravité du monde.
De baisers en étreintes, couleurs dévorées,
La fraîcheur de l’instant née de toutes les chaleurs
S’étend pour rendre illisible les secondes qui s’écoulent.

Le souffle de la nuit chasse la poésie
Que les hommes, absents en ces heures
Et pourtant se signifiant omniprésents et aveuglés par leurs lumières,
Habillent encore et toujours de leurs étoiles.

 

Si vous voulez voir ou revoir le film poétique « Baisers de brouillard, cliquez sur le lien suivant :

Illusions


Le brouillard au matin était la promesse
De L’éclat bleu du jour.

Amarrées aux plus hauts monuments de la ville,
Ses eaux ont noyé leur langage.

Les vapeurs n’empêchent l’éclat des cieux
Mais il ne semble briller qu’à blanc

Au soir, la couverture s’étale sur les fières lumières
Qui ne peuvent percer le symbole initial.

Je ne sais rien de ce jour,
Rien des eaux, rein des cieux.

Et sous l’éponge des heures, en silence
Rien ne change, pas même l’illusion.

Visite du ciel


Le ciel nous rend visite et boit les nuances
Ne laissant que quelques gouttes de silence.
Ne subsistent que les couleurs des toitures
Pourtant engourdies, en remparts des chaleurs
D’une quiétude sournoise qui ne parle
Qu’en fumée s’étirant en blancs sourires
Inconnus sur un ciel comme inachevé.
Le monde s’effondre tandis que chacun
S’élève en ce qu’il sait qui n’est, en ce jour,
Rien d’autre qu’épais brouillard de ce qu’il croit.

Signe de l’éternel pourtant mourant


Tandis que l’hiver survole en son silence les terres de France jusqu’à la Normandie avant de s’effondrer sur le brouillard qui a déjà dévoilé l’horizon,

Le peuplier dépoussière comme il peut son ciel en bavardant avec la brise pendant que le cygne à son pied dessine son étang.

Tandis que chacun efface le silence en son lieu sans nom jusqu’à ses rêves avant de s’éveiller sur l’horizon qui a déjà dévoré le brouillard,

Le peuplier dépoussière comme il peut son ciel en bavardant avec la brise pendant que le cygne refait son dessin sur l’étang.

Lucidité d’un dimanche


Tôt, la lumière se fatigue des ombres.

 

Qu’elle s’y lance !

 

Tire le ciel : ton brouillard des mots trop bavards du regard d’en face entend l’inaudible comme on croit savoir. L’éclat ne peut plus donner que sa prière au travers de ton goût suspendu qui l’agrémente de sa couleur. Tu caresses la poussière de l’instant, l’histoire d’hier et même d’avant qui, comme nous, se lance nue dans le bain du silence.

 

Ferme la nuit : tes persiennes blanches font cieux invisibles à ceux d’en face et jours d’étoiles sur les secondes dévoreuses de notre sommeil nocturne. La lumière s’étale en secret d’univers infini. Tu fais rire les heures tandis que les minutes se lancent distinguées en rondes de silence.

 

Tard, l’ombre s’éveille de lumière.

 

Quel silence !

Journée d’erreurs brillantes


Les rues s’agitent aux heures des rêves de néons.

La fumée des sourires est duperie exigée.

Jusque dans le repos, brille le langage des parades éclairées.

Même dans le lit résonne l’amour propre en plaisir d’échange assouvi.

Enfin le brouillard de vacarmes se pétrifie aux heures aveugles des paroles de silence.