Voeu


Comme aucun vacarme, le cri du propos n’en est pas la force. Il n’est que tempête venue du désert du bonheur. Son souffle n’est que transparence de revenants. Il n’engendre que la crainte sans jamais se faire respect.

 

Fermer les yeux n’efface aucun fantôme.

 

Il n’est de spectre que celui de nos faiblesses. A chacun, à chaque communauté, sans rien renier d’essentiel, en ce moment d’espérance comme en tout autre pour chacun, en cette époque charnière pour tous, puisque nul ne sait si la poussière de l’horizon vole par colère ou en sérénité, pour qu’éclate alors la peur des mystères et que les cris deviennent chants, je souhaite la force d’admettre les mots simples à dire de chacun dans sa sincérité comme à entendre dans la tolérance par tous. Je souhaite à tous les mots simples de toutes les vérités.

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Admettre


De l’espérance, lorsque le seul feu détonne dans le déni (salvateur mensonge que de l’instant d’un rien), il ne reste que le néant d’un souvenir.

Crépuscule imaginaire contre fugace virgule comme bourrasque faisant non – sens, il n’est de mort en phrase ni de folie en ratures.

Brouillon de vent sur page blanche en lésion de rêve, jamais n’inspire de mise au propre des ensembles sans risquer de rendre muette la nuance des encres ! Souhaite la lumière filante.

Chacun n’est rien s’il ne résonne en trouble. Il n’est d’insulte que dans un temps figé. Le risque de vivre n’est pas la colère. Il est d’aimer.

La furie est aussi simple et inutile que nez en l’air à souffler sur la fortune des nuits. Aimer est aussi difficile que d’entendre leur chant silencieux. L’univers s’étend rond comme révolution : ici est là – bas de lendemain. La naïveté, graine de fleur à dessiner en lettre, s’apprivoise mais ne perd son éclat.

Qui peut se croire étoile filante par canon sans faire mensonge de jardin la certitude des ténèbres ? La pierre chauve et dure n’est qu’ornement de paradis et ne règne qu’aux extrêmes caniculaires ou glacées de vents secs. Maintenant est une utopie, prison vaine et mère d’écho de tempête en bocal dont il ne reste que quelques perles caressantes comme larmes sur joue.

Les couleurs sont les nuances qui résonnent en différences comme chant de tous les possibles. Ecoute ta voix comme murmure et voit le simple rayon que tu es du spectre du monde pour admettre le temps qui n’est qu’à venir pour faire, à ton horizon partagé et aux farces en fosses aveuglées, face en force éclairée.

Admettre les étoiles n’est pas renier le soleil. Malgré les prières qui ne s’expriment qu’aphone, l’évidence de l’astre laisse toujours sa place aux lumières innombrables.