Réveil


La poussière de bruits de rues voisines s’envole jusqu’à mon regard.
Les hirondelles déchirent et recollent le ciel.
Furtivement, avec la discrétion de l’éternité,
Le temps ne franchit plus ma fenêtre :
Il s’imprime en blanc vaporeux sur le rêve ensoleillé,
Tandis que les ombres font l’alphabet de l’instant.

A mesure que les secondes étirent leur drap de sommeil,
La curiosité s’éveille lentement,
Soufflant comme la caresse d’une brise légère
Les restes du vacarme des paupières sourdes de la nuit.
Il s’efface en oubli vaporeux sur le monde illuminé
Tandis que les mots feront les ombres de la journée.

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Matin


Les empreintes de tes rêves deviennent lits de l’oubli.

 

Au réveil, le ciel est comme page blanche de poète.

 

Au loin, des poussières d’oiseaux survolent l’horizon déchiré des matins.

 

La couverture de vapeur enveloppe en mystère la colline.

 

Elle fait face à son reflet d’évidence par la lumière.

 

L’heure se donne par le soleil qu’on croirait injuste comme la chance.

 

Tandis que l’oubli lisse ton visage,

 

Le ciel se charge des larmes et des sourires de la journée.

Nuit du réveil


Douce nuit du réveil en se sentant traversé par ce qui semble être le fantôme du monde et ressentir sa chaleur de soleil improbable dont la lumière suave ne connaitrait pas d’ombre…

L’éclat toujours partagé dans ce cosmos d’amour, file en transparence ronde et éblouissante pour qui le capture jusqu’à la culpabilité qui se fait horizon trop facile, nourri des misères et des peurs pour finir par n’être alors qu’un langage pareil à celui des cimetières et de leurs occupants à venir : fuyant et à la seule misérable force du convenable convenu. Ainsi finir lamentablement comme con sensuel.

Matin utilement vaillant (comme la lune qui brille par son absence !) qui s’écrase lourdement comme une ombre sur la chaise semblable à un plongeoir d’où les regards sans promesse sautent et se noient dans la tasse de nuit amère, brulante et subtilement sucrée : scalp de la nuit du réveil…