Le chemin du bonheur


Sous les gerçures du ciel, la blessure des pas silencieux croisés comme écrasés par l’opulence lumineusement froide des devantures t’essouffle.

Tu choisis une petite rue qui t’amène plus loin, en bordure de rivière.

Sur ce chemin, le même ciel cicatrise en sourire et en « bonjour ! » croisés que les oiseaux tentent d’attraper en vol avant de se prendre aux branches joueuses des arbres.

Serait – ce le chemin du bonheur ?

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Bonheur de demain


La plage peut bien se dissocier de la mer,
Le langage restera sur le ciel
Qui donne la couleur à ce qui embrasse la terre.

De la haut l’unité ne réclame rien.
Son rêve n’est que le bonheur
En souvenir d’un plus ancien.

Simple et juste offert en silence,
Il s’est fait pur de sa vie
Sans tonner sur ton nouveau chant.

Apaise-toi désormais,
Ce regard serein peut accueillir ta promesse
Et même tes prières, si tu y tiens,

Puisque même loin,
Nos yeux reflètent les éclats,
Toujours à partager, des mêmes étoiles.

J’abandonne les sensations
Pour ne garder que l’émotion
Qui se souvient des lunes passées et la force d’Antares.

Nul corbeau croassant en mort d’étoile
Ne sera capable d’insulter nos souvenirs
Et ne sera jamais fossoyeur de notre bonheur.

Forts et libres, ne craignant aucun vertige de poussière,
Nous voici au-devant d’un nouveau chemin d’aèdes
Que nous sommes et qui savent

Qu’en chaque foyer, établi ou improvisé
C’est fenêtre ouverte sur le monde
Qu’entre tous les espoirs.

Orgueil d’absence


Tandis qu’au loin la mer te dit par son ressac que toutes les vagues se ressemblent même si chacune est unique en s’étalant comme la belle sur ta plage, traduire les draps froissés à l’heure de réveiller les façades est bavardage d’instant sur l’horizon.

Peu importe les perspectives, peu importe que tu regardes à cette heure les promesses lumineuses du soleil levant ou l’ouest de lune qui attend son heure, il est toujours un langage.

Mais à négliger le zénith sans jamais perdre ton nord, tu n’offres aucun silence d’or sinon que celui égoïste en plaisir sans bonheur et orgueilleux de rien par ton absence. Et le pardon ne peut qu’être muet.

Sourire


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

En satellite de ton éclat,
Surveillant les nébuleux et obscurs mystères,
Choisir l’ombre pour ne pas faire nuit
Sur l’élan de ton regard
Qui pour dévorer le bonheur
Offre son merveilleux sourire.
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Découvrez le regard de Jean – Michel Mêlant – Couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

Chemin de vie


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

D’un néant à un autre,
Tes souvenirs et tes projections
Accrochés à ton chemin,
Incrustés sur la cavité de ton temps
Reflétant la lumière aveuglante
Ainsi mystère parlant bonheur
Pour te séduire et te faire voyageur,
Tu ne sais vers quoi tu vas,
Tu ne sais que ce que tu crois.

 

Découvrez le regard de Jean – Michel Melat – couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

Bavardage du bonheur


 

Que se racontent la lumière et le haut mur tandis que la toiture semble endormie, rattrapant ses heures d’insomnie ?

 

Chuchotement manqué, trahit par l’éclat, le mur raconte –t- il les secrets qu’il garde ? Se fait – il uniquement, et très aimablement, le miroir de la chaleur ?

 

Par leur regard dédaigneux, les fenêtres quant à elles, méprisent le bavardage.

 

L’heure s’écrase comme éternelle avant que l’astre n’incline sa face pour essuyer son ardeur sur un mouchoir de nuage.

 

Transparent, le lit du temps accueille le sommeil de l’instant qui, au gré de son rêve, se retourne subitement.

 

Aussi secret que le foyer caressé par le jour, il me raconte un bonheur simple comme pour me parler du mien.

 

Sur le même thème, découvrez le poème de Margot Roisin en cliquant ici.

Le bonheur et la vérité


Tant que la vérité ne parle que d’elle sans aborder le réel, elle peut – éventuellement être bonheur.

La vérité n’est que l’interprétation du réel. Elle incorpore dans le réel ce que nous avons d’identité, de vrai.

Ainsi la vérité ne ment pas, même si elle oriente l’individu sur telle ou telle part du réel auquel elle se réfère. Alors, la vérité ne dément pas le bonheur.

Le bonheur quant à lui, seul, ne peut être moteur de vérité. Il peut se suffire à lui même et son mensonge souvent digne de faiblesse se brise au contact de la réalité impossible à bâtir en vérité.

C’est alors le malheur, immédiat ou à venir, et du mensonge que cela implique il n’y a rien à dire.