En monde reflété


Monde reflété, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés

Monde reflété, photographie : Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

Les nuages sur l’absolu se font reflet du monde. Diable dévorant l’effroi ! Se dit, en silence de chaleur de soleil mourant et des terres crachant le souvenir du jour comme s’il s’agissait d’une offrande digne de l’infini, la vérité de chacun avec le déni du mélange de toutes les peurs dessinées vaporeuses.

L’homme parle trop en croyances qui esquissent ses rêves et fabriquent ses cauchemars et s’étonne, dans une larme qui n’a plus rien de la pureté de la rosée du matin, que ce ne soit le contraire.

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Le bonheur et la vérité


Tant que la vérité ne parle que d’elle sans aborder le réel, elle peut – éventuellement être bonheur.

La vérité n’est que l’interprétation du réel. Elle incorpore dans le réel ce que nous avons d’identité, de vrai.

Ainsi la vérité ne ment pas, même si elle oriente l’individu sur telle ou telle part du réel auquel elle se réfère. Alors, la vérité ne dément pas le bonheur.

Le bonheur quant à lui, seul, ne peut être moteur de vérité. Il peut se suffire à lui même et son mensonge souvent digne de faiblesse se brise au contact de la réalité impossible à bâtir en vérité.

C’est alors le malheur, immédiat ou à venir, et du mensonge que cela implique il n’y a rien à dire.

Vœu non ordonné


Pourquoi est – ce sous la longue couverture noire, juste passagère, de la lumière et des couleurs de la nudité, toujours silencieuse même en son temps de chaleurs, que l’on dépose des mots d’espérances ?

 

Oubli conjuré, silence rompu pour sens de la lecture des longues nuits sans que chacun n’en saisisse véritablement le sens,

 

Déni des saisons en chaque mot comme chaque brique d’un mur irréel bâtissant une vérité chaude et confortable d’un foyer fondé dans la peur de l’absence des promesses et des gestes à mesurer, offrant pour retenue le mensonge du chauffage sur la saison et qui ne peut pourtant pas supplanter la vérité de chaque nature comme la réalité de la nature,

 

Gerçures du bonheur bouffi de graisse et de sucre après de bonnes consciences partagées comme il se doit et non comme on l’attend chaque autre jour.

 

Que puis – je souhaiter sincèrement avec quelques mots volontaires plutôt qu’en ordre tels militaires, puisque aucun vœu issu de la lumière, venu librement, fulgurant comme l’évidence d’un zénith ne s’ordonne jamais ?

 

Mon vœu est, quand vous ne penserez pas à moi, de penser pleinement à vous.

Déni de lumière


Sous la lumière franche du matin,

Le monde par ma lucarne se couvre

Du déni pour croire profiter du repos.

 

L’eau s’est fait mur

Comme mensonge du réel

Reniement pour rêve de la vérité.

 

Le zénith sans rien souffler et

En silence saillant de transparence

Sait libérer toutes les fenêtres.

L’éclat des nuances


L’éclat blanc des nuages,

En mots forts pour sens fades,

Jette son reflet

En rideau de peur et de dénis,

Sur l’évidence de toutes les nuances.

 

La poussière de perversion

Comme simple pensée

Qui parle en savoir,

S’efface par les perles sacrées

De l’échec des excès des croyances.

 

Sauf aux noyés des larmes,

La vérité apparaît toujours

Comme l’expression de la lumière sage

Qui, sans rappel de tolérance,

révèle toutes les couleurs.

Ce qui se dit


Au tribunal des larmes, peu importe les mots

Puisque tous les spasmes sont les mêmes.

 

Il n’est que des juges de ta vérité

Faisant taire tous les autres chagrins.

 

Change le mot qui fait fond et tu verras :

Déplorable, la forme reste la même !

 

Les larmes comme brûlure de cire

Qui ne savent noyer la bougie,

 

Font le vacarme de leur feu

Jusqu’au juste silence.

La vérité du dernier espoir


Un sourire comme éclat de verre

Lancé à l’azur mourant de poussière

Retenu par un nuage usé de voyages,

Amarre du jour accrochée au port de la nuit,

 

Trahi par le feu prétentieux des villes

(Cachées derrière le profil noir des collines)

A faire taire les étoiles qui pourtant,

Inlassablement pour certaines, apparaissent

 

Une à une comme autant d’espoirs sur la mort

Qui s’étend lourdement avant qu’en une seule fois

Elles ne soient utopie sur la vérité

De toutes les éternités.