Révolution


Ce matin, le ciel a la couleur du journal

Survolé des certitudes de chacun.

 

Ce soir, la terre aura la couleur de la nuit

Enveloppante des rêves de tous.

 

Entre deux, l’essentiel : nos yeux verront,

Transparente, notre mémoire de l’un envers l’autre

 

Puis, comme planètes, ils révolutionneront,

Réunis à nouveau, le silence furtif.

Voeu


Comme aucun vacarme, le cri du propos n’en est pas la force. Il n’est que tempête venue du désert du bonheur. Son souffle n’est que transparence de revenants. Il n’engendre que la crainte sans jamais se faire respect.

 

Fermer les yeux n’efface aucun fantôme.

 

Il n’est de spectre que celui de nos faiblesses. A chacun, à chaque communauté, sans rien renier d’essentiel, en ce moment d’espérance comme en tout autre pour chacun, en cette époque charnière pour tous, puisque nul ne sait si la poussière de l’horizon vole par colère ou en sérénité, pour qu’éclate alors la peur des mystères et que les cris deviennent chants, je souhaite la force d’admettre les mots simples à dire de chacun dans sa sincérité comme à entendre dans la tolérance par tous. Je souhaite à tous les mots simples de toutes les vérités.