Hiver


Poussière d’étoiles sur sommeil de jardin,
Ses rêves sont piquants.
La lucarne regarde
Sa terre d’or dure,

Chuchote le foyer et
Se drape des toiles ridées de buée.
Nos mots s’endorment en leur lit de lumière
Sous leur couverture d’espoirs.

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Couche



Le regard fixe de la pensée tire son rideau et, paupières fermées, fait son lit du sourire offert à l’instant.

Demain, c’est en la lumière qui fait silence de sa chaleur, se déclinant alors en son éclatante splendeur, que tu secoueras la poussière de nos rêves pour qu’elle brille en étoiles au soir revenu.

Les couvertures, en vagues de couleurs, inspireront la fraîcheur du jour avant de s’endormir, en patience comme virgule anachronique aux nôtres, pour nous offrir nos caresses comme venues du vent du matin etalé ici et étalant l’instant, mieux que les songes du monde.

Matin


Les empreintes de tes rêves deviennent lits de l’oubli.

 

Au réveil, le ciel est comme page blanche de poète.

 

Au loin, des poussières d’oiseaux survolent l’horizon déchiré des matins.

 

La couverture de vapeur enveloppe en mystère la colline.

 

Elle fait face à son reflet d’évidence par la lumière.

 

L’heure se donne par le soleil qu’on croirait injuste comme la chance.

 

Tandis que l’oubli lisse ton visage,

 

Le ciel se charge des larmes et des sourires de la journée.