Paroles de lune


La lune s’était étalée sur la vallée.

Quel feu pouvait en avoir fait de telles cendres froides dont le soleil se moquait par son matin, avant qu’elle ne soit en larmes souillées de nos souliers ?

Rare neige en mots de calendrier, elle exprimait l’irréel en s’étalant sur la terre comme en son ciel.

Puis, elle a fondu comme son langage de cet instant et s’est écoulée, comme nous en notre jardin, en banal souvenir réel.

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Poème


Je suis tel un volcan.

L’essentiel brûle en moi

Et dilate mes rêves.

Puis le réel brillant

Jaillit comme un secret,

Comme la mort d’une étoile,

Et s’écoule sur ma joue

Pour devenir poussière

Ou sable sur la plage.

Fossile de vie figé

Qui s’endort sur sa page

Tous les mots vers le ciel.

S’étale le nouveau né

Dans son cri de poème.

Déni de lumière


Sous la lumière franche du matin,

Le monde par ma lucarne se couvre

Du déni pour croire profiter du repos.

 

L’eau s’est fait mur

Comme mensonge du réel

Reniement pour rêve de la vérité.

 

Le zénith sans rien souffler et

En silence saillant de transparence

Sait libérer toutes les fenêtres.