Déchirure


Déchirure

Photographie : Déchirure, Boris Sentenac. Tous droits réservés.

Tandis que la nuit a déchiré le ciel d’hier sans qu’aucun tison d’étoile ne soit tombé sur les rêves,

Au matin, le soleil inspecte le raccommodage du nuage d’un voyageur en transit fondu en un mystère vers son éclat.

D’un bord à l’autre, de là-bas vers ailleurs, ici à l’heure répétant les souvenirs aux espoirs, au réveil en savoir encore doux et déjà en naissance d’ardeur certaine,

Sur les toitures encore endormies, comme apaisées par les tiges en joue vers l’invisible et pourtant épuisées chaque soir par leur lutte écrasante contre la saison, l’astre ponctue de sa majuscule le contrat quotidien signé de fil blanc.

Plus haut, portés par le vent et indifférents à leurs cieux, comme nous sommes portés par le monde indifférent à nos yeux, quelques mots dérisoires se chargent de lumière éclaboussant leurs larmes en devenir.

L’instant se lit pour faire sens comme on ne devine que l’essentiel silence, que l’on fuit sur les mots futiles que l’on ordonne envahissant, et que l’on sait pourtant.

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