Unique (être)


La sage brise d’un printemps mûr souffle sur les nuages pour lever le voile posé sur les étoiles.

Il n’est plus temps d’avoir pour être sinon que les regrets de n’avoir pas su plus tôt l’essentiel du ciel.

Tout est multitude simultanée que chacun a sans détenir pour être.

Ne plus être…


Parce que tu as cherché un but qui n’existe pas

Et que tu n’as trouvé qu’un moyen :

Celui d’avoir pour être, abandonnant ce que tu étais,

Parce que tu as posé le temps qui n’existe pas

Et que tu n’as trouvé qu’une finalité,

La lune est devenue aveugle

Et le confetti du pommier, un leurre.

De la robe des fondations


 

En dépit des discours,

Décorum de murs inégaux

Alors enfin érigés et

Honteux de la robe de boue

Des fondations essentielles

De notre être,

 

Quand le sourire trahit

La corde de retenue

Enroulée autour des hanches

Tandis que le corps

Est poussé sur les épaules

Par les mains du mensonge,

 

Quand le regard trahit

Les roches de retenue

Amassées au devant des cris

Tandis que leurs flots

Pousse la faiblesse des jointures minérales

Par les mains de la colère,

 

Quand tour à tour

Nous sommes

La retenue et la force,

Dans le silence, il me semble que

La trahison inconsciente apparaît

D’être déjà ce que nous serons.